Baudelaire, L’Homme et la mer

Bonjour à tous! , nouvelle sur ce forum que j'apprécie... j'ai enfin décidée à m'inscrire,je voulais commencer à vous remercier car ce forum
m'a énormément aider pour mes travaux de français.Je me présente lucie 15 ans ... voila voila après avoir effectué quelques recherche sur ce site je n'ai pas trouvé de réponse à mes interrogations
bref j'ai besoin de votre aide je dois rendre un travail pour français
pour lundi et j'ai pas encore commencé comme d'habitude je le fais à la dernière minute!  :cela concerne la poésie :

analyser le poème de charles Baudelaire l'homme et la mer et le lac de lamartine je sais pas analyser au point de vue de la forme c'est à dire combien de strophes, pieds ,vers dire si c'est un poème en forme fixe ou libre etc pour le fond : les métaphores, les exagérations il n'y a aucun problème j'y arrive mais pas la forme pourriez-vous m'aider!merci

L’HOMME ET LA MER

Homme libre, toujours tu chériras la mer
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes,
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

Rappel des règles
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Baudelaire, L’Homme et la mer

Bonsoir,

Lis ces trois pages de Jean-Luc, cela devrait t'aider...

Muriel

Baudelaire, L’Homme et la mer

Bonjour,

J'aimerais avoir des avis sur les choses à améliorer ou à omettre sur le commentaire que je viens de rédiger à partir du poème L'Homme et la Mer de Charles Baudelaire (classe de seconde).
J'avoue être un peu perdu et j'ai l'impression d'avoir fait un hors-sujet...M'enfin, voilà le texte:

Introduction

Charles Baudelaire est un poète français du XIX siècle. Nourri par le romantisme et le classicisme, il est à la croisée du mouvement parnassien et du naturalisme.                   L'auteur a entre autre écrit Les Fleurs du Mal, une oeuvre qu'il a façonné toute sa vie et publié en 1857. Selon les concepts de la tension permanente et du mythe du poète maudit, Baudelaire oscille entre le spleen et l'idéal, à la recherche d'un équilibre qu'il ne parviendra jamais à établir.                                                                       Le poème numéro XIV de la section Spleen et Idéal nommé L'Homme et la Mer met en analogie l'espèce humaine et la mer, présentés comme "frères ennemis" et agissant en interaction mutuelle.                                                                                     Nous étudierons donc dans un premier temps comment la morphologie, la disposition et la construction du poème peuvent mettre en avant l'idée qu'il cherche à transmettre.  Nous nous pencherons ensuite sur les points communs puis les divergences des deux entités pour ainsi aboutir à une analyse éclairée.

Une construction poétique bipartite 

     L'Homme et la Mer,  reposant sur quatre quatrains en alexandrins semble divisé en deux parties.                                                                                                                                           La première partie débutant du vers un :"Homme libre, toujours tu chériras la mer !" et se terminant au vers huit :"Au bruit de cette plaine indomptable et sauvage." présente en impression la concorde qui unit cette mer immense et insoumise à l'Homme qui a toujours rêvé de la dominer.     
    Dans la seconde partie, commençant du vers neuf :"Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :" et prenant fin au dernier vers :"O lutteurs éternels, ô frères implacables !" nous fait part du combat perpétuel que livre l'Homme à cette mer dont on ne connaît rien, à cette mer mi-homme, mi-femme, à cette mer dont on peut toucher le sein mais que l'on se doit de combattre comme un homme.                           Présentant d'abord les deux entités avec des illusions de ressemblance, le poète clos son poème en tirant une conclusion prosaïque mais réfléchie, dénaturant ainsi le mythe qui nous emporte depuis la première strophe.

Points communs et différences : Axes majeurs du poème

    Comme nous l'avons montré dans la partie précédente, les deux parties de L'Homme et la Mer s'organisent selon ce qui rapproche et ce qui sépare les deux entités.                                                                                                                                        Nous pouvons ici citer un champ lexical de la tendresse, illustrant la concorde d'apparât qui rapproche ces "frères-ennemis" : v.1 :"Tu chériras", v.2 :"Tu contemples", v.5 :"Tu te plais", v.6 :"Tu l'embrasses", "coeur".  De plus, des termes comme "ton miroir" (v.1)  et "ton image" (v.5) rappellent la proximité des deux parties, qu'au fond, l'Homme et la mer ne font qu'un, qu'ils ne sont que reflets. La présence de figures de style comme la personnification qui considère presque la mer comme un être humain, prête à combattre et capable de douceur :"Ton coeur" (v.6), "Ténébreux et discrets" (v.9) apporte une touche de bipolarité en affirmant que cet amour n'est jamais stable, qu'il peut disparaître à tout moment.                 
    Pour maintenant faire voir les divergences qui mettent en opposition l'Homme et la mer, nous pouvons lister un champ lexical du combat, de la lutte : v.3 :"Lame", v.8 :"Sauvage", v.12 :"jaloux", v.14 :"Combattez", "sans pitié", "remord", v.15 : "Le carnage", "La mort", v.16 :"Lutteurs".  A l'image de l'entente entre l'Homme, imprévisible et la mer intimiste, le combat est vite arrivé. Etant tout deux inconnus et familiers à la fois, chacun cherche à dominer l'autre, à être vainqueur, à assoir sa supériorité.

Conclusion

Le poème L'Homme et la Mer, témoin de la fascination de C.Baudelaire pour le monde maritime à l'image de L'Albatros, nous apporte des informations sur le point de vue de l'auteur qui narre, sensiblement submergé et "petit" face à ce combat de géants qui se déroule devant lui, la relation passionnelle et conflictuelle qui rapproche l'espèce humaine et le monde maritime. Ceci à la manière d'un combat en vérité enfantin où deux bambins cherchent mutuellement à se barrer la route.                            Enfin, nous pouvons avancer que le poète compare l'espèce humaine à sa propre personne. Tout comme l'auteur, les hommes semblent indécis et leur comportement est contradictoire.                                                                                               Le poème L'Homme et la Mer peut être comparé à l'écrit d'un contemporain de l'auteur : Victor Hugo avec son poème Au Bord de la Mer, présent dans Les Chants du Crépuscule.

Merci d'avance ! 

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Baudelaire, L’Homme et la mer

Bonjour,

Pour un(e) élève de 2de, c'est excellent. Je note quand même que la conclusion manque de tonus. La comparaison avec les bambins est maladroite.
Quelques pistes complémentaires à explorer :
En relation avec le spleen et l'idéal
- la mer comme échappatoire à l'ennui, comme appel à l'infini, comme révolte,
- la mer comme secret de l'âme,
- la mer comme puissance de mort, comme image de l'autodestruction qui ravage le poète,
- la mer comme honneur du poète qui refuse de se soumettre,
- enfin, une possible ouverture vers une métaphore de la composition poétique, combat désespéré, élan inapaisé qui grandit l'homme tout en le détruisant...

Baudelaire, L’Homme et la mer

Merci beaucoup Jean-Luc,

J'ai pris en compte vos conseils, je viens aussi de m'apercevoir que j'avais oublié de noter la problématique, et il me semblait bien que ma conclusion était trop "maigre".
Pourrais-je vous envoyer mes ajouts en MP ?
Dans tous les cas, je vous tiendrai au courant quant-à ma note. 

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Baudelaire, L’Homme et la mer

Le site se contente de donner des coups de pouce.
Bonne chance pour la suite !