Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

Bonjour à tous,
Je dois rendre un commentaire composé en français et je n'arrive pas à trouver de plan respectable pour commencer mon commentaire.
Le problème est que je ne sais pas à quel genre ce texte appartient, ni à quel registre !
Voici le texte pour ceux qui auront la gentillesse de bien vouloir m'aider ou au moins me donner des indices

         

Hier, 22 février, j’allais à la Chambre des pairs. Il faisait beau et très froid, malgré le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pâle, maigre, hagard ; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas ; une blouse courte et souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu’il couchait habituellement sur le pavé, la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu’il avait volé ce pain et que c’était à cause de cela qu’on l’emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra et l’homme resta à la porte, gardé par l’autre soldat.
Une voiture était arrêtée devant la porte de la caserne. C’était une berline armoriée portant aux lanternes une couronne ducale, attelée de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces étaient levées mais on distinguait l’intérieur tapissé de damas bouton d’or. Le regard de l’homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures.
Cette femme ne voyait pas l’homme terrible qui la regardait.
Je demeurai pensif.
Cet homme n’était plus pour moi un homme, c’était le spectre de la misère, c’était l’apparition brusque, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d’une révolution encore plongée dans les ténèbres mais qui vient. Autrefois le pauvre coudoyait le riche, ce spectre rencontrait cette gloire ; mais on ne se regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s’aperçoit que cette femme existe tandis que cette femme ne s’aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable.Victor HUGO, Choses vues, 1888

Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

Le genre c'est Journal intime

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Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

Bonjour,

Tu as un apologue : un récit suivi de sa leçon.
Hugo développe là des idées qui lui sont chères et dont il a fait en partie la trame des Misérables.
Il exprime ici son idéalisme social, son romantisme se colore nettement de socialisme.
On retrouve dans ce texte son goût pour la pensée antithétique.

C'est un journal intime ou plutôt un carnet de notes de journaliste.
Hugo note les détails pittoresques pour croquer une scène significative et symbolique.

Essaie le plan suivant :

Un misérable voleur
opposé à un tableau du bonheur familial.
Deux mondes contrastés qui s'ignorent, la prophétie apocalyptique qui en découle.

Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

Bonsoir.
Je suis en 1ère S et j'ai un comentaire a faire sur le texte suivant:

"Hier, 22 février, j'allais à la Chambres des pairs. Il beau et très froid, malgrè le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pale, maigre, hagard; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et ecorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu'il couchait habituellement sur le pavé; la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu'il avait volé ce pain et que c'était à cause de cela qu'on l'emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra, et l'homme resta à la porte, gardé par l'autre soldat.
            Une voitue était arrêtée devant la porte de la caserne. C'était une berline armoriée portant aux lanternes une couronne ducale, attelé de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces était levées, mais on distinguait l'intérieur tapissé de damasbouton d'or. Le regard de l'homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures.
            Cette femme ne voyait pas l'homme terrible qui la regardait.
            Je demaurai pensif.
            Cet homme n'était plus pour moi un homme, c'était le spectre de la misère, c'était l'apparition, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d'une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefoisle pauvre coudoyait le riche, ce spectre rencontrait cette gloire; mais on nese regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s'apercoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s'apercoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable."

                       Victor Hugo, Choses vues, 1846

Je cherche désespérément un plan depuis 2 heures...
Je pensait faire une partie sur l'opposition pauvre/riche, une autre sur la séparation entre les 2 classes sociales
Peut être une partie sur le genre même du texte:sorte de journal intime

Merci d'avance pour votre aide.

Serait il possible de détailler un peu plus le plan. Parceque là j'ai vraiment j'ai du mal à me faire un idée de ce que je pourrait bien mettre dans les grandes parties (je sais, je suis nul en français et je mérite mes 7/20 )

J'ai cherché le romantisme dans le texte mais je n'en voit pas.

Merci d'avance.

Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

merci pour le plan mais pourriez vous etre plus precis dans le plan et de mettre quelques indices ou quelques exemple svp  merci de votre aide parce que mon niveau de francais est actuellement de 9/20 et je suis en 1S aussi lol

Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

Bonjour! j'ai également un probléme pour ce comentaire composée, est-ce que vous pouvez nous donnez plus d'information sur ce sujet svp merci d'avance!

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

je pense qu'on pourrait mettre dans le plan du commentaire 2 axes :
- les echanges des regards dans le passage
- la reflexion de V.hugo dans le passage
mais apres je sais pas comment developper tous
qu'est-ce que vous en pensez ?

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Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

Bonsoir Benouz,

Justement il n'y a pas d'échanges de regards, c'est tout le drame de cette scène qui met en valeur la damnation sociale par le déni d'existence : les riches ne se rendent même pas compte qu'ils côtoient la misère.

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Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

Bonjour j'ai un commentaire componsé sur un texte de victor hugo , choses vues dont la problématique est la suivante :
Dans quelle mesure cette description d'un comportement appuie- t- elle une analyse sociale et politique prophétique?
et je n'arrive pas un faire un plan pouvez vous m'aider ?

"Hier, 22 février, j'allais à la Chambres des pairs. Il beau et très froid, malgrè le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pale, maigre, hagard; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et ecorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu'il couchait habituellement sur le pavé; la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu'il avait volé ce pain et que c'était à cause de cela qu'on l'emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra, et l'homme resta à la porte, gardé par l'autre soldat.
            Une voiture était arrêtée devant la porte de la caserne. C'était une berline armoriée portant aux lanternes une couronne ducale, attelé de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces était levées, mais on distinguait l'intérieur tapissé de damas bouton d'or. Le regard de l'homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures.
            Cette femme ne voyait pas l'homme terrible qui la regardait.
            Je demaurai pensif.
            Cet homme n'était plus pour moi un homme, c'était le spectre de la misère, c'était l'apparition, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d'une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefois le pauvre coudoyait le riche, ce spectre rencontrait cette gloire; mais on ne se regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s'aperçoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s'aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable."

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Hugo, Choses vues - Il a volé un pain !…

Allez, allez!
Voilà, un peu d'aide... ►

Déjà, un peu de recherche sur le paratexte et sur le texte lui-même, vous aurez aidé à trouver le genre.
Chose Vues est un témoignage de Victor Hugo prenant la forme d'une page d'un journal intime.

Ce texte cherche à dénoncer l'indifférence et l'égoisme qui peut-être source d'injustice sociale.
Allez quelques repérages qui pourront vous donnez quelques idées...

On a un indicateur de temps "hier" qui ancre le récit dans la situation d'énonciation et fait donc fait le narrateur un témoin de la scène qui va se dérouler, d'une scène réelle, comme le suggère le titre de l'oeuvre .
Le témoignage est une garantie de vérité.

Ensuite, le narrateur part de l'exemple pour déboucher sur une généralité: "homme" à "pauvre".

Indifférence et égoïsme sont soulignés par l'abondance de contrastes. Vous devriez travailler sur ça. Le texte est bati sur des oppositions, sur des contrastes.
Ex: les vêtements de l'homme s'opposent à ceux de la femme, le "pain" volé à l'enfant

L'indifférence est situé dans un contexte social et V.H dénonce l'égoisme qui conduit à ne pas voir la misère autour de soi.

Après avoir saisi, le lecteur par des contrastes et l'usage d'un registre pathétique, V.H lui fait peur, du moins cherche à lui faire peur, en parlant d'un "homme terrible" et de "catastrophe inévitable".

La dénonciation de l'égoïsme devient émouvante et menaçante.

V.H. s'indigne contre les conditions de vie des  plus pauvres, qui font avancer le pays, car si j'me souviens bien de mes cours d'histoire, il s'agit de la classse ouvrière.

Ah, et puis une ouverture ne ferait pas de mal..avec par exemple: le grotesque personnage de Gnathon dans les Caractères de La Bruyère ou en core Jacques Prévert, "La Grasse Matinée", Paroles.

Allez, hop hop!