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Avant qu'il ne le fasse

Bonjour à tous,
je pense que le titre de mon message est déjà parlant: quelle est la différence, et dans quel cas utiliser l'un ou l'autre, entre "avant qu'il le fasse" et "avant qu'il ne le fasse"?
Les deux sont peut-être corrects mais la forme négative plus jolie?
Une question me vient à propos, sur l'expression "toutes les choses inimaginables" que j'entends parfois: ne faudrait-il pas dire toutes les choses imaginables?
Merci d'avance  pour l'attention que vous accordez à ce message.Voir aussi : cette page.

Avant qu'il ne le fasse

"avant qu'il le fasse" et "avant qu'il ne le fasse" ont même sens. L'utilisation du "ne" explétif est d'un langage soutenu.



"toutes les choses inimaginables"  = toutes les choses qu'on ne peut (même) pas imaginer
"toutes les choses imaginables" =  toutes les choses qu'on  peut imaginer

Il y a certainement plus de choses inimaginables qu'imaginables, par moi du moins.

Avant qu'il ne le fasse

Anne345 a écrit :

Il y a certainement plus de choses inimaginables qu'imaginables, par moi du moins.

Ça, on ne peut pas le savoir : il faudrait pouvoir imaginer l'inimaginable, afin d'en estimer la quantité. 

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Avant qu'il ne le fasse

Merci beaucoup Anne, au moins c'est clair.
Je préfère vraiment employer toutes les choses imaginables justement pour le "paradoxe" qu'a mis en lumière Trialph (que je remercie également).

Avant qu'il ne le fasse

jackblackandwhite a écrit :

Bonjour à tous,
quelle est la différence, et dans quel cas utiliser l'un ou l'autre, entre "avant qu'il le fasse" et "avant qu'il ne le fasse"?
Les deux sont peut-être corrects mais la forme négative plus jolie?

Je ne trouve pas que dans ce cas, le fameux « "ne" dit explétif  » soit uniquement du ressort du langage soutenu, ou de l'inutile, ou du "joli".

Imaginez une situation de ce type : des bonbons sont en position basse devant une caisse et il est facile d'en glisser dans sa poche. Vous êtes à la caisse avec votre enfant.

Vous racontez ensuite le vol ou le non-vol à quelqu'un :
— Avant qu'il le fasse (il l'a fait), je l'avais pourtant mis en garde contre les problèmes de conscience que cela lui poserait.
— Avant qu'il ne le fasse (il ne l'a pas fait), je l'avais mis en garde contre les problèmes de conscience que cela lui poserait.

Muriel

Avant qu'il ne le fasse

Pour ma part, je ne pense pas que la présence du ne implique si clairement la négation, la non-existence du vol... Justement parce qu'un tel ne en emploi explétif sera là même si le vol a eu lieu. Ambiguïté certaine !

Je suis d'accord avec Anne. Le ne explétif relève effectivement d'un langage un peu plus soutenu. Le Robert des difficultés indique : "Ces emplois ne sont jamais obligatoires et les grammaires (notamment Le Bon Usage) donnent des listes d'exemples où ce ne est omis. Mais c'est là l'un des points où se reconnaît la langue soignée."