11

Hugo, Ultima Verba

Bonjour ghalia,

Tu as l'anaphore qui ajoute et accumule, la métaphore allégorique qui rabaisse Napoléon III. Cette métaphore est combinée à une gradation.

Pour le paradoxe, demande-toi comment on peut bannir un banni, c'est-à-dire celui qui est chassé de sa communauté d'origine.

12

Hugo, Ultima Verba

C'est gentil d'avoir répondu! Merci pour ton aide!

13

Hugo, Ultima Verba

Salut à tous et à toutes

Alors voilà, j'ai un commentaire à faire sur Ultima verba de Hugo.

Ultima verba
[…]
Mes nobles compagnons, je garde votre culte ;
Bannis, la République est là qui nous unit.
J’attacherai la gloire à tout ce qu’on insulte ;
Je jetterai l’opprobre à tout ce qu’on bénit !
Je serai, sous le sac de cendre qui me couvre,
La voix qui dit : malheur ! la bouche qui dit : non !
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te montrerai, César , ton cabanon .
Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d’airain !
Oui, tant qu’il sera là, qu’on cède ou qu’on persiste,
Ô France ! France aimée et qu’on pleure toujours,
Je ne reverrai pas ta terre douce et triste,
Tombeau de mes aïeux et nid de mes amours !
Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,
France ! hors le devoir, hélas ! j’oublierai tout.
Parmi les éprouvés je planterai ma tente :
Je resterai proscrit , voulant rester debout.
J’accepte l’âpre exil, n’eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu’un a plié qu’on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer.
Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla  ;
S’il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là !

Alors, pour mon plan je ne suis pas sur pour ma première partie :
Opposition au pouvoir
a) Critique du monarque et des lâches
b) Unicité du peuple contre le monarque

Merci d'avance pour vos réponses

Hugo, Ultima Verba

Bonjour.

Unité du peuple, as-tu voulu dire...
Pas tellement.
Hugo dit surtout que s'il ne reste qu'un exilé opposant, ce sera lui !

15

Hugo, Ultima Verba

Merci de ton aide, Jehan

Et est-ce que je ne pourrais pas tout d'abord, montrer l'importance de l'union de tout les "bannis", pour ensuite justement mettre en avant qu'il demeure le plus fervent, et donc que s'il n'en reste qu'un ce sera lui  ?

16

Hugo, Ultima Verba

Bonjour à tous
Voila comme vous le savez en 1er nous avons des lectures analytique a faire, apprend.. mais aussi des lecture complémentaires pour ma part j'ai une lecture complémentaire qui est ultima verba de victor hugo, ma question est es que quelle qu'un pourrait m'expliquer de quoi sa parle précisement car je n'arrive pas a avoir un résumer détailler afin de pouvoir un parler le jour de mon orale . voila merci de votre réponce.
excusez moi pour les fautes d'orthographe  

Hugo, Ultima Verba

Bonjour,
Pour savoir de quoi ça parle, déjà, il faut le lire, et savoir dans quel contexte ce poème a été écrit.
Extrait des Châtiments., oeuvre censée donner le coup de grâce au régime de Napoléon III.
L'empereur n'y est pas ménagé. Par son coup d'état, il a trahi la République.
Victor Hugo refusera l'amnistie et restera vingt ans en exil jusqu'à la chute du régime (non grâce à lui, mais à cause de la défaite de Sedan !)
Victor Hugo est exilé. Ultima verba signifie en latin : les derniers mots. Et effectivement, il ne reviendra pas sur sa décision.

Ultima verba

La conscience humaine est morte ; dans l’orgie,
Sur elle il s’accroupit ; ce cadavre lui plaît ;
Par moments, gai, vainqueur, la prunelle rougie,
Il se retourne et donne à la morte un soufflet.

La prostitution du juge est la ressource.
Les prêtres font frémir l’honnête homme éperdu ;
Dans le champ du potier ils déterrent la bourse ;
Sibour revend le Dieu que Judas a vendu.

Ils disent : – César règne, et le Dieu des armées
L’a fait son élu. Peuple, obéis, tu le dois ! –
Pendant qu’ils vont chantant, tenant leurs mains fermées,
On voit le sequin d’or qui passe entre leurs doigts.

Oh ! tant qu’on le verra trôner, ce gueux, ce prince,
Par le pape béni, monarque malandrin,
Dans une main le sceptre et dans l’autre la pince,
Charlemagne taillé par Satan dans Mandrin ;

Tant qu’il se vautrera, broyant dans ses mâchoires
Le serment, la vertu, l’honneur religieux,
Ivre, affreux, vomissant sa honte sur nos gloires ;
Tant qu’on verra cela sous le soleil des cieux ;

Quand même grandirait l’abjection publique
À ce point d’adorer l’exécrable trompeur ;
Quand même l’Angleterre et même l’Amérique
Diraient à l’exilé : – Va-t’en ! nous avons peur !

Quand même nous serions comme la feuille morte ;
Quand, pour plaire à César, on nous renierait tous ;
Quand le proscrit devrait s’enfuir de porte en porte,
Aux hommes déchiré comme un haillon aux clous ;

Quand le désert, où Dieu contre l’homme proteste,
Bannirait les bannis, chasserait les chassés ;
Quand même, infâme aussi, lâche comme le reste,
Le tombeau jetterait dehors les trépassés ;

Je ne fléchirai pas ! Sans plainte dans la bouche,
Calme, le deuil au cœur, dédaignant le troupeau,
Je vous embrasserai dans mon exil farouche,
Patrie, ô mon autel ! Liberté, mon drapeau !

Mes nobles compagnons, je garde votre culte ;
Bannis, la République est là qui nous unit.
J’attacherai la gloire à tout ce qu’on insulte ;
Je jetterai l’opprobre à tout ce qu’on bénit !

Je serai, sous le sac de cendre qui me couvre,
La voix qui dit : malheur ! la bouche qui dit : non !
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te montrerai, César, ton cabanon.

Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d’airain !

Oui, tant qu’il sera là, qu’on cède ou qu’on persiste,
Ô France ! France aimée et qu’on pleure toujours,
Je ne reverrai pas ta terre douce et triste,
Tombeau de mes aïeux et nid de mes amours !

Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,
France ! hors le devoir, hélas ! j’oublierai tout.
Parmi les éprouvés je planterai ma tente :
Je resterai proscrit, voulant rester debout.

J’accepte l’âpre exil, n’eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu’un a plié qu’on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer.

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S’il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là !