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La querelle entre le poète et le philosophe tient-elle à la nature de ces deux domaines ?

Alph a écrit :
tokamac a écrit :

le philosophe doit se mefier comme de la peste de l'apparence que d'autre philosophe ont put donner a leur oeuvre.

Sans doute, mais ce topic parle du rapport entre le philosophe et le poète, pas du rapport entre le maître et le vulgarisateur.

tokamac a écrit :

l'art du poète n'est là que pour donner de la chair a ses froides tours-eiffel que sont les bonnes oeuvres philosophique.

C'est la pensée égocentrée d'un philosophe pour qui la philosophie est le centre de toutes les disciplines et toutes les disciplines des sous-catégories de la philosophie.

Avec ça, tu n'as pas parlé du tout de la littérature. Penses-tu vraiment que les écrivains vivent tous dans les jupes de la philo?

tu interprettes ce que je dis,ou ais-je parlé de vulgarisation et de maitre? le fond de la problématique entre philosophie et poésie, est bien une querelle entre le fond et la forme. (le philosophe reflechie, annalyse et synthétise des système plus ou moins formel, le poète compte sur ses doigts ;o) )

"pensée égocentré" - jugement de valeur, sans interet donc - par contre il est vrai que la philosophie a pour objet d'expliciter ce qui est implicite dans toute discipline afin de tenter de rendre les choses un peu claire, sisisisi, plus claire

l'esthétique littérraire est un forme du discours, il me semble que se sont les exercice de style de raymond queneau qui "pour moi" définissent le mieux ce qu'est la littérature, ou du moins le travail littérraire, l'art de mettre en forme, au mieux, un réçit, une histoire.

la poésie est a ce titre un autre type d'exercice, puisque l'on pose classiquement un formalisme abstrait très pointu afin de mettre en exergue tant les sonorités que le tempo, le tout ayant pour finalité de magnifier le fond, de le rendre sinon plus concret, ou du moins beaucoup "présent"

La querelle entre le poète et le philosophe tient-elle à la nature de ces deux domaines ?

Poète et philosophe oeuvrent d'abord dans le langage (verbal), produisent d'abord des "objets de langage" dont nous éprouvons les effets et les idées. Et en même temps, en retour, le langage conditionne l'émotion et la réflexion sous toutes leurs formes.

Ce sujet m'intéresse beaucoup ; je donne ci-dessous le lien d'un article découvert sur le Net qui nourrit assez bien la réflexion, à partir de certaine "hyperconscience" littéraire (linguistique, dont la production poétique occidentale du XXe siècle s'est fortement ressentie).

http://theatreartproject.com/langage.html


cordialement

leye

La querelle entre le poète et le philosophe tient-elle à la nature de ces deux domaines ?

Tokamac, je m'aperçois que la discussion a continué sans moi. Je te dois bien de revenir, même tardivement, sur ces développements pointus, puisque j'ai été un peu vite en besogne la première fois. Voici ce qui me gêne: alors que la philo explique chaque discipline pour tout englober, tu pars du rôle prépondérant de la philo pour condescendre jusqu'à la poésie. C'est pour cette raison que j'ai évoqué une sorte d'autocratie de la philo et je le maintiens.

A te lire, on comprend que le poète donne aux thèses philosophiques une apparence plus séduisante et plus accessible. Si tel était le cas, ce ne serait plus qu'un illustrateur; on ne lui verrait, dès lors, d'autres fonctions que de vulgariser la pensée, comme, selon Nietzsche, les histoires de la bible vulgarisent Platon. Or, je fais appel à ton expérience poétique: de quel philosophe pourraient se prévaloir Du Bellay, Verlaine ou Rimbaud...?

En dehors de l'importance accordée à la forme, pourquoi ne relèves-tu pas la différence des modes de connaissances? La philo procède par réflexions construites, la poésie par associations d'images et de sensations. Qu'en penses-tu? Est-ce qu'il n'y a pas là une différence bien plus radicale qu'entre forme et fond? La poésie selon moi est féminine: intuitive, sensitive, émotive, irrationnelle. De plus, je ne suis pas sûr qu'elle prétende aux même objectifs que la philo. Cette dernière vise la vérité - c'est ce que j'ai trouvé de mieux, mais la sagesse est aussi à compter au nombre de ses objectifs - tandis que la poésie mûrit peut-être d'autres ambitions...