Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

Bonjour,

"Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls." Bercot

Qu'en dites vous ?

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Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

Et toi qu'en dis-tu ?

Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

Je dis que si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but.

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Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

Bonjour Bilimoo,

Cette approche est recevable.
J'hésiterais sur le mot récompense.
Je dirais plutôt que le bonheur peut être donné de surcroît à ceux qui se seront accomplis comme hommes.
Il y a une expression qui mériterait d'être creusée : "à nos risques et périls". Elle pointe sur la liberté qui constituerait un appel plus sûr que le bonheur.
L'homme serait né pour être libre avec le risque d'y trouver son malheur. Mais ce qui est sûr, c'est que l'homme ne pourra atteindre au bonheur sans avoir exercé pleinement sa liberté.

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Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

Bonjour Jean-Luc,

Pourrais-tu justement nous donner ton avis sur la question, à la rubrique Liberté? Merci.

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Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

Bonjour sergentgarcia,

J'essaierai d'y faire un tour un peu plus tard.
Merci de l'invitation.

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Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

bilimoo a écrit :

Bonjour,

"Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls." Bercot

Qu'en dites vous ?

Je n'admets pas cette formulation. Sommes nous nécessairement nés pour quelque chose?
Ta reformulation me parait plus intéressante que l'original:

bilimoo a écrit :

Je dis que si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but.

Cela me rappelle ce que disait Kant, la citation n'est pas forcément exacte: "la morale n'est pas une doctrine qui nous donne le bonheur, mais qui nous en rend digne".
Tout cela pourrait aussi rejoindre le vieux problème, de savoir si le bonheur est assimilable à la vertu. Mais en fait dans la citation une chose me parait poser question: qu'est ce que l'auteur entend par "être des hommes"? Est-ce avoir des couilles? Est-ce être moral et gentil? Est-ce être civilisés? Qu'est ce que ça veut dire être un homme?

Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

Sincèrement, vos réponses m'intéresse très fortement.

Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

Il y a une conséquence logique dans ce que vous dîtes, Bilimoo et Jean-Luc, qui mérite d'être poussée plus loin: si après avoir posé pour objectif l'accomplissement de l'homme, vous l'assortissez du bonheur comme récompense, alors le but et la récompense, même si en principe ils ne se confondent pas, de fait vont être confondus, puisqu'en désirant l'un j'aurais l'autre. Dès lors, je peux désirer l'autre en faisant l'un. Il faudrait donc postuler le caractère aléatoire du bonheur, l'imprévisibilité garantissant seule qu'on n'agit pas en vue de son obtention. Ce que je vois c'est l'idée d'un bonheur comme grâce, inexplicable, inexpliqué.

Nous ne sommes pas nés pour être heureux, mais pour être des hommes, à nos risques et périls.

Qu'on se le dise donc : le bonheur est la cinquième roue du carosse pour un homme.    Bien trop peu intéressant.   La nature masculine est sans doute droite dans ses bottes et le droit au bonheur une idée un peu usée depuis la révolution.