Flaubert, Madame Bovary - C’est cette fureur d’un vouloir-vivre effréné, lent à s’éveiller...

Bonjour,
J'ai une dissertation sur oeuvre à rendre et voici le sujet, il est tiré de En lisant en écrivant de Gracq

A propose du personnage d'Emma, Gracq écrit :"C’est cette fureur d’un vouloir-vivre effréné, lent à s’éveiller, courant et finalement explosant dans la torpeur d’une bourgade comme une bombe à retardement, qui en définitive assure pour beaucoup la grandeur du livre. L’enlisement, naturel à Flaubert, à n’être cette fois pas consenti, retrouve avec un contrepoids, tout son potentiel poétique."

Si la première partie du sujet ne me pose pas de problème particulier, on ne peut pas en dire autant de la deuxième !
La première phrase parle du personnage d'Emma et le considère comme moteur de la grandeur du livre.
Dans la deuxième phrase, "l'enlisement naturel à Flaubert" me pose problème.

Cela peut désigne l'enlisement de personnages dans leurs propre médiocrité (comme j'ai pu le lire) et qui trouvent (du moins Emma) une échappatoire par la rêverie.
Mais j'ai pensé aussi que cela pouvait désigner l'enlisement du style flaubertien dans le lyrisme qui n'est pas présent dans cette oeuvre (contrairement à d'autres oeuvres de flaubert) et qui met à distance son personnage, qui travaille son texte jusqu'à le rendre poétique (je veux donner à la prose la consistance du vers)

Au vu de la formulation du sujet, quelle piste privilégier ? Comment concilier les deux ?

Merci d'avance de votre aide

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Flaubert, Madame Bovary - C’est cette fureur d’un vouloir-vivre effréné, lent à s’éveiller...

Bonjour,

Je t'encourage en effet à aller voir la réponse que j'ai donnée dans cette autre discussion.

Flaubert, Madame Bovary - C’est cette fureur d’un vouloir-vivre effréné, lent à s’éveiller...

Bonjour Jean-Luc,

Et heureusement, vous, vous ne supprimez pas vos messages ! : on peut toujours s'y référer, même si la conversation devient « étrange »... 

Muriel

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Flaubert, Madame Bovary - C’est cette fureur d’un vouloir-vivre effréné, lent à s’éveiller...

Bonjour Muriel,

En effet.
C'est peut-être la version moderne du "cadavre exquis".