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Hugo, Notre-Dame de Paris, XI - C'était quelque chose d'effrayant que le silence de ces deux...

Bonjour,
je suis en deuxieme année de lettres modernes et je travaille par correspondance. je dois faire une "etude ordonnée", est ce bien comme un commentaire de texte? je n'ai aucune methodologie avec mon cours et l'enseignante ne reponds pas a mes messages.

j'ai commence a trouver des partis pour l'analyse mais je voudrai vous les soumettre car je trouve qu'il y a peu de chose a dire sur ce texte. j'ai la sensation de me repeter et de dire des choses futiles.

I. une scene silencieuse
1) frollo ne parle pas, ne bouge pas, respire a peine. il lutte silencieusement.
2) tout autour de lui est calme, de "pierre", meme quasimodo.
3) les seuls voix des passants viennent a lui.

II. une scene en hauteur
1)plus la scene se passe en hauteur plus elle est calme.
2) la chute vers le bas est vertigineuse et decrite de facon violente
3) quasimodo reste le regard fixer vers la greve ou esmeralda se fait pendre.

III. une violence inqualifiable
1) la mort de frollo
2) la douleur de quasimodo (y a t il un nom de figure de style pour cette effet car j ai remarquer que la phrase "quasimodo pleurait" arrive toujours en fin de paragraphe?)

merci de me repondre.

a bientot

C'était quelque chose d'effrayant que le silence de ces deux hommes. Tandis que l'archidiacre à quelques pieds de lui agonisait de cette horrible façon, Quasimodo pleurait et regardait la Grève.

L'archidiacre, voyant que tous ses soubresauts ne servaient qu'à ébranler le fragile point d'appui qui lui restait, avait pris le parti de ne plus remuer. Il était là, embrassant la gouttière, respirant à peine, ne bougeant plus, n'ayant plus d'autres mouvements que cette convulsion machinale du ventre qu'on éprouve dans les rêves quand on croit se sentir tomber. Ses yeux fixes étaient ouverts d'une manière maladive et étonnée. Peu à peu cependant, il perdait du terrain, ses doigts glissaient sur la gouttière, il sentait de plus en plus la faiblesse de ses bras et la pesanteur de son corps, la courbure du plomb qui le soutenait s'inclinait à tout moment d'un cran vers l'abîme.

Il voyait au-dessous de lui, chose affreuse, le toit de Saint-Jean-le-Rond petit comme une carte ployée en deux. Il regardait l'une après l'autre les impassibles sculptures de la tour, comme lui suspendues sur le précipice, mais sans terreur pour elles ni pitié pour lui. Tout était de pierre autour de lui : devant ses yeux, les monstres béants ; au-dessous, tout au fond, dans la place, le pavé ; au-dessus de sa tête, Quasimodo qui pleurait.

Il y avait dans le Parvis quelques groupes de braves curieux qui cherchaient tranquillement à deviner quel pouvait être le fou qui s'amusait d'une si étrange manière. Le prêtre leur entendait dire, car leur voix arrivait jusqu'à lui, claire et grêle : — Mais il va se rompre le cou !

Quasimodo pleurait.

Enfin l'archidiacre, écumant de rage et d'épouvante, comprit que tout était inutile. Il rassembla pourtant tout ce qui lui restait de force pour un dernier effort. Il se roidit sur la gouttière, repoussa le mur de ses deux genoux, s'accrocha des mains à une fente des pierres, et parvint à regrimper d'un pied peut-être ; mais cette commotion fit ployer brusquement le bec de plomb sur lequel il s'appuyait. Du même coup la soutane s'éventra. Alors sentant tout manquer sous lui, n'ayant plus que ses mains roidies et défaillantes qui tinssent à quelque chose, l'infortuné ferma les yeux et lâcha la gouttière. Il tomba.

Quasimodo le regarda tomber.

Une chute de si haut est rarement perpendiculaire. L'archidiacre lancé dans l'espace tomba d'abord la tête en bas et les deux mains étendues, puis il fit plusieurs tours sur lui-même. Le vent le poussa sur le toit d'une maison où le malheureux commença à se briser. Cependant il n'était pas mort quand il y arriva. Le sonneur le vit essayer encore de se retenir au pignon avec les ongles. Mais le plan était trop incliné, et il n'avait plus de force. Il glissa rapidement sur le toit comme une tuile qui se détache, et alla rebondir sur le pavé. Là, il ne remua plus.

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Hugo, Notre-Dame de Paris, XI - C'était quelque chose d'effrayant que le silence de ces deux...

Bonsoir,

Je pense qu'en effet il faut utiliser la méthode du commentaire composé, c'est-à-dire retenir deux ou trois axes significatifs.

La reprise en fin de phrase s'appelle une épiphore.

Je te suggère d'examiner en plus de ce que tu as relevé, tout ce qui a trait au vertige, au vide, à la chute. Relie-le à la magistrale mise en scène d'Hugo dans "Ce que dit la bouche d'ombre" ou la Fin de Satan avec, pour cette oeuvre, la connotation de la damnation.

Cette fin est en tout cas très cinématographique.

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Hugo, Notre-Dame de Paris, XI - C'était quelque chose d'effrayant que le silence de ces deux...

que puis je dire du cote cinematographique?
il y a une forte description des mouvements de frollo, la scene domine paris comme dans "paris a vold'oiseau", quasimodo a une vue imprenable sur la greve.

je ne vois pas ce que je peut faire de ca?

je pencherai pour ce plan:

I. la chute
une chute inevitable
la violence de la chute
le lien avec la fin de satan est effectivement interresant puisque "la soutane s'eventrent", des voix parlent sous frollo etc.

II. quasimodo
sa tristesse, evoquée par l'epiphore
sa froideur, il est de marbre comme les pierres

III. l'aspect cinematographique
les mouvements sont decrits tres precisement "au dessus, a cote" etc
la vue en hauteur qui permet a quasimodo de voir la greve, lle lieu ou esmeralda est en train de mourir elle aussi.


que puis je dire du cote cinematographique?
il y a une forte description des mouvements de frollo, la scene domine paris comme dans "paris a vold'oiseau", quasimodo a une vue imprenable sur la greve.

je ne vois pas comment construire une partie entiere avec si peu d'elements?

je viens de me rendre compte de quelque chose, l'eglise saint jean de rond n'existe plus a l'epoque ou hugo ecrit, la place de la greve non plus, les executions non plus. Ne pourrais je pas parler d'une intervention de l'Histoire dans l'histoire? sachant que Hugo a ecrit notre dame pour proteger le patrimoine du moyen age.
serait ce logique de mettre:

III. aspect visuel
le cote cinematographique
la presence de momunent ou lieu disparu aujourd'hui, tout en reexpliquant le but premier du livre et en digressant un minumin sur le lien Histoire/ histoire

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Hugo, Notre-Dame de Paris, XI - C'était quelque chose d'effrayant que le silence de ces deux...

quelqu'un pour repondre?