1

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

Bonjour a toutes et a tous. Je suis en premiere ES et ma prof de francais nous a donné un merveilleux cadeau pour les vac, une sublime dissert de francais. N' étant pas une véritable lumiere en francais, j'aurai besoin d'un petit coup de pouce. le sujet est: "une mise en scene n'est jamais neutre, toujours, il s'agit d'un choix" (citation d'Antoine Vitez). Rédiger la dissertation.
j'ai pensé au plan suivant sans etre réellement convaincu:
I) les differentes mise en scene possibles
II) une piece modelée par le metteur en scene
III) une piece neutre est elle vraiment possible?
voila donc si vous pouviez m'aidé cela m'arrangerai beaucoup.
cela fait deja 3 jours que je cherche un plan et une problématique convenable sans y parvenir.
merci d'avance.

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

Une consigne à cette citation ? Analyse du sujet ? Problématique ?

3

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

bonjour zadek, merci de me donner un cop de main.
non je n'ai aucne problématique, pour la problématique j'avais pensé a "en quoi les choix du, metteur en scene ont-t-ils des conséquences sur la piece?" ( j'avoue c pas super!! lol ) . merciaucune consigne *(pardon)

4

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

Peut etre, je dis bien PEUT ETRE, faudrait-il retravailler le plan  en vue de ta problematique (qui ne me semble pas mal du tout!).

Je ferai surement:

I / Le choix de la mise en scene a en effet des consequence sur la piece

=> Certaines mises en scene de Phedre de Racine montre le corp ensanglanté d'Hyppolyte et le sein denudé de Phedre voulant se poignardé, qui aurait été totalement INACCEPTABLE à l'epoque de Racine car cela aurait choqué la biensceance. (malheureusement, je ne me souvient plus du nom du meteur en scene)
=> Andromaque, (toujours de Racine, desolé, je manque un peu de sources variés) mis en scene par Valerie Fruaut montre aparament, une scene bien moderne dans un bunker (à la place d'un palais) avec en guise de roi eperduement amoureu, un sado maso, dans la piece il y aurait coup de feu (alors que nous somme dans l'antiquité), corp ensenglanté....
https://www.youtube.com/watch?hl=fr& … -5jD0CstfE
(je ne l'ai pas vue mais ca donne envie, juste pour voir l'effet produit )

II/ Mais le meteur en scene doit malgres tout se plier au texte original.

(III/ Une piece neutre est-elle possible?
Je trouve que cette derniere partie pourrait etre tres interessante si tu as quelquechose a y mettre, mais je ne vois pas pour mas part  Marque ce que tu avais comme idée en pensent a cette partie  merci)

Voila j'espere ne pas avoir dis de betises.

5

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

Bonsoir Etienne et merci de prendre le temps (et le courage ) de m'aider .tu as pu te rendre compte que j'avais beaucoup de mal avec le francais qui me parait tout de meme trés intéréssant.
j'avais donc pensé au faite de toute facon que le metter en scene n'a jamais été dans la tete de l'auteur et qu'au nivau des acteurs la manque de crédibilité manquerait a la piece si la mise en scene resterait neutre.
Que dis-tu de ma problématique ?Merciet a quoi penses tu lorsque tu me dis que le metteur en scene doit se plier au texte intégral ?

6

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

Et bien par exemple, qu'on va pas mettre en scene du Racine en prose alors que le texte est en Alexandrins, de ne pas manger les parties (cad, ne pas retiré tel ou tel scene). Enfin j'espere que les meteur en scene ne le font jamais! Ce qui est different des livre adapté au cinema qui là, retransforme (trop souvant) l'histoire initial.

Sinon pour la problematique... je ne peut pas te dire si elle est bonne ou pas, mais en tout cas, elle m'inspire quelquechose  (je pense qu'il vaut mieu avoir une problematique, meme mal formulé, et aavoir quelquechose à dire dessu qu'une tres bonne problematique et mal exploité).

Puis je ne suis qu'en terminal donc, l'Ereur est encore souvant presente dans mon esprit

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

En ce qui concerne la poblématique, elle peut être améliorée, mais elle reprend bien ta consigne. Inutile de tergiverser, arrêtons-nous là pour le projet d'étude.

Pour ce qui est du plan en revanche, de bonnes idées sont disséminées sur ce fil. Il fallait -je crois- opter pour un plan dialectique, aussi voici ce que j'aurais proposé:

I- Certes, les choix du metteur en scène a des conséquences sur la compréhension d'une pièce par le spectateur ;
          On dit que la mise en scène est une interprétation de la pièce. Elle opte perpétuellement pour des choix qui mettent en avant certains aspects du texte et peuvent détourner le message original. Petite citation de Ionesco qui disait, dans ses Notes et Contre-Notes: "Tout est permis au théâtre : incarner des personnages, mais aussi matérialiser des angoisses, des présences intérieures. Il est donc non seulement permis, mais recommandé, de faire jouer les accessoires, faire vivre les objets, animer les décors, concrétiser les
symboles", c'est le <<décor au service du sens>>

II- Toutefois, la mise en scène se fondant sur un texte unique, sa portée reste limitée et obéit tout de même à un message indivisible;

III- Finalement, ?

Pour ce qui est du troisième axe, je coince légèrement, et crains d'être répétitif... Mais le "Une pièce neutre est-elle possible ?" s'éloigne du sujet, non ? Ne parle-t-on pas de la mise en scène, et non de la pièce en elle-même ?

8

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

Tient Zadek, tu me fait penser (c'est un exploit!) à 2 3 bricoles qui viennes s'ajouté à ton idée:
- Ionesco et Antonin Artaud ont proné le "theatre total" (je crois, arrete moi si je me trompe), c'est à dire, que le theatre n'est pas que parole mais aussi gestes...
- Vercors dans Zoo met en scene un pretre et un chasseur dans un tribunal, où, quand il s'agit de definir le language, partent sur la comunication avec les signe de je ne sais plus quel peuple, la didascalie indique "Ils font ou des claquettes, ou tapotte leur joue dans un rythme qui parait precis" ce qui laisse tout le choi à l'acteur de mener cette partie comme il l'entend.

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

Je ne connaissais pas cette dénomination du théâtre total, mais c'est exact ! D'ailleurs la suite de mon bout de citation le confirme:

De même que la parole est continuée par le geste, le jeu, la pantomime, qui, au moment où la parole devient insuffisante, se substituent à elle, les éléments scéniques matériels peuvent l’amplifier à leur tour.

En fait, ce courant, qu'on appelle théâtre de l'absurde, reme en cause les principes du théâtre classique. Et l'une de ses caractéristiques majeures est la remise en question de l'illusion théâtrale.

(Dans le théâtre classique, le spectateur est partagé entre illusion et dénégation. D'une part il s'identifie à l'action qui se joue par une scène vraisemblable et des personnages qui font preuve d'une sensibilité à laquelle il s'identifie avec plaisir. D'autre part, il sait parfaitement que ce qu'il voit n'est qu'un simulacre, une image trompeuse à laquelle il dénie toute réalité effective (on parle aussi de distanciation)

En effet, le décor, la parole et le geste n'obéissent plus - pour le théâtre de l'absurde - à cette illusion qui emprisonnent le spectateur dans une projection à travers une deuxième réalité vraisemblable mais conditionnent le sens. On dit que la mise en scène donne du sens, d'où le "matérialiser des angoisses, des présences intérieures" ...

J'hésitais à vous proposer la théorie de Freud, mais il n'y a pas de limites à la culture alors... Pour le fondateur de la psychanalyse, l'investissement psychique du spectateur est rendu possible par la certitude que c'est un autre que lui qui agit et souffre sur scène: parce qu'on sait que ce n'est pas vrai, on peut se permettre d'y croire, et laisser son imagination se projeter sur la scène librement. En somme, on s'identifie non pas parce que cela est vraisemblable -ce ne serait pas tant une question d'illusion que l'investissement psychique- mais parce qu'on a conscience qu'on ne risque rien... Très ésotérique tout ça !

P.-S. Moi, je pense aux Paravents de Jean genet. Il utilise, en décor, des paravents qui allégorisent le passage de la vie à la mort, ou encore à Amédée ou comment s'en débarrasser, dans lequel la "progression géométrique" est en fait le symbole de l'angoisse qui monte !

10

Une mise en scène n'est jamais neutre, il s'agit toujours d'un choix

Bon je pars sans aucun doute dans le hors sujet mais qu'est-ce que "l'ésoterique" dont tu parle? J'ai essayé de cherché sur wiki mais bon, 4 5 pages dessus....