Quelles visions du héros de roman ces textes présentent-ils ?

bonjour, je suis en classe de 1ere S et pour les vacances j'ai un corpus a faire sur les 4 textes suivants :
A. Chanson de Roland
B. Stendahl, la chartreuse de parme
C. D' Artagnan,A. Dumas
D. Sartre, La Naussée

La question est la suivante : Quelle(s) vision(s) du "héros" de roman ces textes présentent-ils?

J'y travaille mais je n'ai pas en tête un plan précis. Merci de m'aider.

A.)  Redoutable est la bataille, elle se fait générale.
Le comte Roland ne se met pas à l’abri du danger,
Frappe de l’épieu tant que la hampe reste entière,
Au quinzième coup, il l’a brisé et rompu ;
Il met à nu Durendal, sa bonne épée,
Il pique des deux, va frapper Chernuble :
Lui brise le heaume où brillent des escarboucles,
Lui fend le crâne et la chevelure,
Lui fend les yeux et le visage,
Et le haubert qui brille, aux fines mailles,
Et tout le corps jusqu’à l’enfourchure.
Et son épée traverse la selle incrustée d’or,
Et elle s’arrête dans le corps du cheval,
Lui tranche l’échine sans avoir à chercher la jointure,
Les abat morts tous deux dans le pré sur l’herbe drue.
Puis il lui dit : « Vil truand, vous avez eu tort de venir ici.
De Mahomet vous n’aurez jamais d’aide.
Un lâche comme vous ne gagnera pas la bataille aujourd’hui. »
le comte Roland traverse le champ de bataille avec Durendal qui tranche et taille rudement.Il fait un énorme massacre de Sarrasins.On aurait pu le voir jeter les morts les uns sur les autres tandis que le sang clair s'étalait sur les sol.

B.)   Où as-tu pris ce cheval?
Fabrice était tellement troublé qu'il répondit en italien:
-- _L'ho comprato poco fa_. (Je viens de l'acheter à l'instant.)
-- Que dis-tu? lui cria le général.
Mais le tapage devint tellement fort en ce moment, que Fabrice ne put lui répondre. Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois la peur ne venait chez lui qu'en seconde ligne; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L'escorte prit le galop; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.

-- Les habits rouges! les habits rouges! criaient avec joie les hussards de l'escorte, et d'abord Fabrice ne comprenait pas; enfin il remarqua qu'en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d'horreur; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore, ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s'arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L'escorte s'arrêta; Fabrice, qui ne faisait pas assez d'attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.

-- Veux-tu bien t'arrêter, blanc-bec! lui cria le maréchal des logis. Fabrice s'aperçut qu'il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d'un air d'autorité et presque de réprimande; il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin:

-- Quel est-il ce général qui _gourmande_ son voisin?
-- Pardi, c'est le maréchal!
-- Quel maréchal?
-- Le maréchal Ney, bêta! Ah çà! où as-tu servi jusqu'ici?

Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l'injure; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.

C.)  D'Artagnan faisait ces réflexions en se promenant solitairement sur un joli petit chemin qui conduisait du camp au village d'Angoutin; or ces réflexions l'avaient conduit plus loin qu'il ne croyait, et le jour commençait à baisser, lorsqu'au dernier rayon de soleil couchant il lui sembla voir briller derrière une haie le canon d'un mousquet."

dsl je n'ai pas la suite de l'extrait

D.) Je vois ma main, qui s'épanouit sur la table. Elle vit - c'est moi. Elle s'ouvre, les doigts se déploient et pointent. Elle est sur le dos. Elle me montre son ventre gras. Elle a l'air d'une bête à la renverse. Les doigts, ce sont les pattes. Je m'amuse à les faire remuer, très vite, comme les pattes d'un crabe qui est tombé sur le dos. Le crabe est mort: les pattes se recroquevillent, se ramènent sur le ventre de ma main. Je vois les ongles - la seule chose de moi qui ne vit pas. Et encore. Ma main se retourne, s'étale à plat ventre, elle m'offre à présent son dos. Un dos argenté, un peu brillant - on dirait un poisson, s'il n'y avait pas les poils roux à la naissance des phalanges. Je sens ma main. C'est moi, ces deux bêtes qui s'agitent au bout de mes bras. Ma main gratte une de ses pattes, avec l'ongle d'une autre patte; je sens son poids sur la table qui n'est pas moi. C'est long, long, cette impression de poids, ça ne passe pas. Il n'y a pas de raison pour que ça passe. A la longue, c'est intolérable... Je retire ma main, je la mets dans ma poche. Mais je sens tout de suite, à travers l'étoffe, la chaleur de ma cuisse. Aussitôt, je fais sauter ma main de ma poche; je la laisse pendre contre le dossier de la chaise. Maintenant, je sens son poids au bout de mon bras. Elle tire un peu, à peine, mollement, moelleusement, elle existe. Je n'insiste pas: ou que je la mette, elle continuera d'exister et je continuerai de sentir qu'elle existe; je ne peux pas la supprimer, ni supprimer le reste de mon corps, la chaleur humide qui salit ma chemise, ni toute cette graisse chaude qui tourne paresseusement comme si on la remuait à la cuiller, ni toutes les sensations qui se promènent là-dedans, qui vont et viennent, remontent de mon flanc à mon aisselle ou bien qui végètent doucement, du matin jusqu'au soir, dans leur coin habituel.
Je me lève en sursaut: si seulement je pouvais m'arrêter de penser, ça irait déjà mieux. Les pensées, c'est ce qu'il y a de plus fade. Plus fade encore que de la chair. Ça s'étire à n'en plus finir et ça laisse un drôle de goût. Et puis il y a les mots, au-dedans des pensées, les mots inachevés, les ébauches de phrases qui reviennent tout le temps: "Il faut que je fini... J'ex... Mort... M. de Roll est mort... Je ne suis pas... J'ex..." Ça va, ça va... et ça ne finit jamais. C'est pis que le reste parce que je me sens responsable et complice. Par exemple, cette espèce de rumination douloureuse:
j'existe, c'est moi qui l'entretiens. Moi. Le corps, ça vit tout seul, une fois que ça a commencé. Mais la pensée, c'est moi qui la continue, qui la déroule. J'existe. Je pense que j'existe. Oh! le long serpentin, ce sentiment d'exister - et je le déroule, tout doucement... Si je pouvais m'empêcher de penser! J'essaie, je réussis : il me semble que ma tête s'emplit de fumée... et voila que ça recommence:
"Fumée... ne pas penser... Je ne veux pas penser... Je pense que je ne veux pas penser. Il ne faut pas que je pense que je ne veux pas penser. Parce que c'est encore une pensée."
On n'en finira donc jamais?
Ma pensée, c'est moi: voilà pourquoi je ne peux pas m'arrêter. J'existe par ce que je pense... et je ne peux pas m'empêcher de penser. En ce moment même - c'est affreux - si j'existe, c'est parce que j'ai horreur d'exister. C'est moi, c'est moi qui me tire du néant auquel j'aspire: la haine, le dégoût d'exister, ce sont autant de manières de me faire exister, de m'enfoncer dans l'existence. Les pensées naissent par derrière moi comme un vertige, je les sens naître derrière ma tête... si je cède, elles vont venir la devant, entre mes yeux - et je cède toujours, la pensée grossit, grossit, et la voilà, l'immense, qui me remplit tout entier et renouvelle mon existence. (...)
Je suis, j'existe, je pense donc je suis; je suis parce que je pense, pourquoi est-ce que je pense? je ne veux plus penser, je suis parce que je pense que je ne veux pas être, je pense que je... parce que... pouah!

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Quelles visions du héros de roman ces textes présentent-ils ?

Bonjour Flowwre,

Malgré l'absence des textes, je parierais que tu vas avoir à naviguer entre héros et anti-héros.

Cherche les resemblances entre Roland (héros épique) et d'Artagnan (héros romanesque). Fabrice del Dongo est à la fois un héros et un personnage ordinaire tandis que la Nausée décrit sans doute un anti-héros.

Quelles visions du héros de roman ces textes présentent-ils ?

oui c tout a fait ça!! Merci de la piste
il faudra que je trouve les sous-parties...

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Quelles visions du héros de roman ces textes présentent-ils ?

Hello,
Je ne vais pas vraiment repondre à ta question mais souligné un point car je sais que 80% des gens font l'ereur.
Un anti-heros N'EST PAS un mechant, c'est a dire, le personnage principal de l'histoire mais qui est mechant quand meme.
Un anti-heros est simplement une personne ne disposant pas des qualité dites de "heros", c'est à dire: courage, honneur, force, accomplis des bienfaits ect....
Un anti-heros peut cependant etre mechant mais ce ne sera pas le grand vilain Hade, le vilain Raspoutine ou Gargamel, ce sera par exemple, un homme qui couche avec la femme des autres ect... .
Bref, ce anti-heros est quelqu'un comme vous et moi, une personne sans grande distinction, qui aparait surtout dans les romans naturalistes.

Bon sinon, je ne sais pas si tu as, comme nous l'anné derniere, un gros bouquin de "litterature" avec tout plein de texte et quelques cours. Et bien si tu l'as, cherche dans le roman et ses personnage, il y est marqué tout les type des heros avec leur description et des exemples (et qui c'est, ce seront peut etre les meme exemple que dans ton corpus ).

Bonne chance

Quelles visions du héros de roman ces textes présentent-ils ?

Merci etienne78 de cette remarque. Pour ma part je le savais car on a fait un cours sur ce thème.
j'ai regardé dans mon bouquin mais rien!! Pourrais-tu si tu en a le souvenir m'indiquer le titre de ce livre de littérature?
Mercipourriez- vous m'aider s'il vous plait. Je suis vraiment HS!!

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Quelles visions du héros de roman ces textes présentent-ils ?

Que ne comprends-tu pas ?

Quelles visions du héros de roman ces textes présentent-ils ?

je ne sais pas ce que le prof attend de moi.
Je ne sais pas quels grands axes je dois aborder car jusqu'ici on a traité des problématiques commençants par "Comment". Donc il suffisait de relever les procédés d'écritures dans les textes