Jacques Prévert, Barbara

Bonjour, j'ai un commentaire de texte a préparer mais je bloque un peu... J'ai trouver deux axes. Le deuxième j'arrive bien a le développer mais c'est au premier que ça bloque.

Premier axe: L'allure simple de cette poésie, puis le fait que Barbara (le poème) est bien plus littéraire qu'il n'y parait au premier abord.

Deuxième axe: Sa subtilité (au poème) contribue à en faire un plaidoyer efficace contre la barbarie.

Donner moi au moins une petite piste à exploiter car je n'ai pas une moindre idée, je sèche complètement là!
Aidez moi SVP...

         

Barbara
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu a tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu a tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

    Jacques Prévert

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Jacques Prévert, Barbara

Pour développer l'allure simple, tu pourrais parler du jeu des répétitions, qui font du poème une sorte de chansonnette, des remarques de métrique ne seraient pas mauvaises, ainsi que des remarques sur le registre. Ce qu'il ne faut pas rater, autrement, il me semble, c'est le basculement, par le jeu des répétitions d'un registre plutôt sentimental et gentillet, au registre tragique (voir le jeu sur la pluie assez simple).

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Jacques Prévert, Barbara

Bonsoir Yoni,

Il ne faut jamais fonder des axes sur la forme.
Définis préalablement une problématique ou un parcours de lecture.
Je te propose par exemple le lyrisme au service de la dénonciation de la guerre... Tu pourrais aussi montrer comment Prévert stigmatise la folie humaine... ou la tristesse d'être au monde...
A partir de cette hypothèse, tu vas pouvoir définir des axes qui vont correspondre aux grands mouvements du texte...

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Jacques Prévert, Barbara

Bonjour , je suis en seconde et je dois préparer pour la première fois un plan de commentaire composé a la maison mais j'ai un peu de mal , j'aimerais avoir de vos conseils !

Le commentaire se porte sur ce poème :

Barbara
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
É panouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

Jacques Prévert, Paroles

je pense avoir trouvé une problématique mais je ne sais pas si j'ai le droit d'avoir 2 thème dans celle ci : J'ai pensé a l'évocation de la rencontre avec une femme puis la dénonciation de la guerre

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Jacques Prévert, Barbara

Bonjour,

Ton parcours de lecture doit être unique.
L'évocation du bonheur enfui de Barbara est au service de la dénonciation de la guerre. C'est cette dernière qui est la plus importante, qui constitue l'intention première de Prévert.

Il te faut donc reformuler ton parcours : le lyrisme au service de la dénonciation de la guerre
ou
la folie des hommes...