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Molière, Tartuffe, préface

On représente ici n'importe quel lecteur ou spectateur sans préjugé.

Molière, Tartuffe, préface

Merci

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Molière, Tartuffe, préface

Bonjour, j'ai besoin d'aide cela concerne cette extrait :

Voici une comédie dont on a fait beaucoup de bruit, qui a été longtemps persécutée, et les gens qu’elle joue ont bien fait voir qu’ils étaient plus puissants en France que tous ceux que j’ai joués jusques ici. Les marquis, les précieuses, les cocus et les médecins, ont souffert doucement qu’on les ait représentés, et ils ont fait semblant de se divertir, avec tout le monde, des peintures que l’on a faites d’eux ; mais les hypocrites n’ont point entendu raillerie ; ils se sont effarouchés d’abord, et ont trouvé étrange que j’eusse la hardiesse de jouer leurs grimaces, et de vouloir décrier un métier dont tant d’honnêtes gens se mêlent. C’est un crime qu’ils ne sauraient me pardonner ; et ils se sont tous armés contre ma comédie avec une fureur épouvantable. Ils n’ont eu garde de l’attaquer par le côté qui les a blessés : ils sont trop politiques pour cela, et savent trop bien vivre pour découvrir le fond de leur âme. Suivant leur louable coutume, ils ont couvert leurs intérêts de la cause de Dieu ; et le Tartuffe, dans leur bouche, est une pièce qui offense la piété. Elle est, d’un bout à l’autre, pleine d’abominations, et l’on n’y trouve rien qui ne mérite le feu. […] Voilà ce qui m’oblige à me défendre. C’est aux vrais dévots que je veux partout me justifier sur la conduite de ma comédie ; et je les conjure, de tout mon cœur, de ne point condamner les choses avant que de les voir, de se défaire de toute prévention, et de ne point servir la passion de ceux dont les grimaces les déshonorent.
Si l’on prend la peine d’examiner de bonne foi ma comédie, on verra sans doute que mes intentions y sont partout innocentes, et qu’elle ne tend nullement à jouer les choses que l’on doit révérer ; que je l’ai traitée avec toutes les précautions que demandait la délicatesse de la matière ; et que j’ai mis tout l’art et tous les soins qu’il m’a été possible pour bien distinguer le personnage de l’hypocrite d’avec celui du vrai dévot. J’ai employé pour cela deux actes entiers à préparer la venue de mon scélérat. Il ne tient pas un seul moment l’auditeur en balance ; on le connaît d’abord aux marques que je lui donne ; et, d’un bout à l’autre, il ne dit pas un mot, il ne fait pas une action, qui ne peigne aux spectateurs le caractère d’un méchant homme, et ne fasse éclater celui du véritable homme de bien que je lui oppose.

Voila les questions:
a.    Molière énumère dans cette préface plusieurs catégories de personnes dont il s’est moqué dans diverses pièces. Précisez de qui il s’agit puis montrez qu’elles n’ont pas toutes réagi de la même façon.
b.    Que reproche-t-on à la pièce Tartuffe ?
c.    Quels sont les arguments donnés par Molière pour défendre sa pièce ?

Merci.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Bonjour vickyfranc,
Pour répondre aux questions, il faudrait peut-être lire le texte. Les réponses s'y trouvent !
Exemple pour la première question...
Les marquis, les précieuses, les cocus et les médecins, ont souffert doucement qu’on les ait représentés, et ils ont fait semblant de se divertir...
mais les hypocrites n’ont point entendu raillerie ; ils se sont effarouchés d’abord, et ont trouvé étrange que j’eusse la hardiesse de jouer leurs grimaces, et de vouloir décrier un métier dont tant d’honnêtes gens se mêlent. C’est un crime qu’ils ne sauraient me pardonner ; et ils se sont tous armés contre ma comédie avec une fureur épouvantable.

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Pour la question 2 :
le Tartuffe, dans leur bouche, est une pièce qui offense la piété. Elle est, d’un bout à l’autre, pleine d’abominations, et l’on n’y trouve rien qui ne mérite le feu. […]

Et pour la 3, la réponse est dans le second paragraphe

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Merci beaucoup de votre aide, mais je ne comprends pas vraiment le second paragraphe, c'est très confus, Est-ce possible de m'expliquer pour que je puisse ainsi répondre à la question 3.

17 (Modifié par Caromat13 05/12/2016 à 15:26)

Molière, Tartuffe, préface

bonjour j'ai un devoir maison à faire ç est très urgent c'est pour le 6 décembre

Le texte c'est:

Si l'on prend la peine d'examiner de bonne foi ma comédie, on verra sans doute que mes intentions y sont partout innocentes, et qu'elle ne tend nullement à jouer les choses que l'on doit révérer; que je l'ai traitée avec toutes les précautions que me demandait la délicatesse de la matière et que j'ai mis tout l'art et tous les soins qu'il m'a été possible pour bien distinguer le personnage de l'hypocrite d'avec celui du vrai dévot. J'ai employé pour cela deux actes entiers à préparer la venue de mon scélérat. Il ne tient pas un seul moment l'auditeur en balance; on le connaît d'abord aux marques que je lui donne; et, d'un bout à l'autre, il ne dit pas un mot, il ne fait pas une action, qui ne peigne aux spectateurs le caractère d'un méchant homme, et ne fasse éclater celui du véritable homme de bien que je lui oppose.
Je sais bien que, pour réponse, ces messieurs tâchent d'insinuer que ce n'est point au théâtre à parler de ces matières; mais je leur demande, avec leur permission, sur quoi ils fondent cette belle maxime. C'est une proposition qu'ils ne font que supposer, et qu'ils ne prouvent en aucune façon; et, sans doute, il ne serait pas difficile de leur faire voir que la comédie, chez les anciens, a pris son origine de la religion, et faisait partie de leurs mystères; que les Espagnols, nos voisins, ne célèbrent guère de fête où la comédie ne soit mêlée, et que même parmi nous, elle doit sa naissance aux soins d'une confrérie* à qui appartient encore aujourd'hui l'Hôtel de Bourgogne, que c'est un lieu qui fut donné pour y représenter les plus importants mystères de notre foi; qu'on y voit encore des comédies imprimées en lettres gothiques, le nom d'un docteur de Sorbonne et, sans aller chercher si loin que l'on a joué, de notre temps, des pièces saintes de M. de Corneille*, qui ont été l'admiration de toute la France.
Si l'emploi de la comédie est de corriger les vices des hommes, je ne vois pas par quelle raison il y en aura de privilégiés. Celui-ci est, dans l'État, d'une conséquence bien plus dangereuse que tous les autres; et nous avons vu que le théâtre a une grande vertu pour la correction. Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire; et rien ne reprend mieux la plupart des hommes que la peinture de leurs défauts. C'est une grande atteinte aux vices que de les exposer à la risée de tout le monde. On souffre aisément des répréhensions; mais on ne souffre point la raillerie. On veut bien être méchant, mais on ne veut point être ridicule.

Et les questions:

1) retrouvez et reformulée la thèse de Molière et celle de ses adversaires en prenant appui notamment sur les champs lexicaux de la phrase qui les met en présence
2) qu'elle est l'argumentation de Molière dans le premier paragraphe ? En quoi cette argumentation est elle liée à la structure de la pièce?
3) qu'elle objection Molière souligne t il en affectant de donner là paroles à ses adversaires? Comment y répond t il lui même? Quels sont ses arguments?
4) que définit le dernier paragraphe du texte en ce qui concerne la comédie ?

Svp aidez moi c'est urgent je comprend vraiment rien J'ai essayer de faire les questions mais j'ai pas du tout réussit
A la question 2) j'avais dis que l'argumentation de Molière c'était de bien distinguer le personnage de l'hypocrite d'avec celui du vrai dévot mais je sais pas en quoi elle est liée à la pièce

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Pour répondre à la question 1), tu devrais analyser la première phrase de l'extrait :

Si l'on prend la peine d'examiner de bonne foi ma comédie, on verra sans doute que mes intentions y sont partout innocentes, et qu'elle ne tend nullement à jouer les choses que l'on doit révérer; que je l'ai traitée avec toutes les précautions que me demandait la délicatesse de la matière et que j'ai mis tout l'art et tous les soins qu'il m'a été possible pour bien distinguer le personnage de l'hypocrite d'avec celui du vrai dévot.

Pour répondre à la question 2), regarde dans la pièce à quel moment  Tartuffe arrive sur scène. (Acre III, scène2)

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Bonjour ,  je voudrais juste savoir le registre de cette préface , je pense à Comique mais je  ne trouve aucun élément qui pourrait justifier ma réponse , de plus on me demande quel regard Molière apporte t'-il sur la lecture , n'ayant pas compris le texte je  n'y arrive pas , pourrais-je avoir des pistes svp?

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Molière, Tartuffe, préface

Bonjour,

Ce n'est pas parce que Molière parle de comédie que le registre est comique.
Il cherche à convaincre le lecteur/spectateur de la pureté de ses intentions et défend la comédie comme école de morale. C'est un texte argumentatif. Quel est donc son registre ?

As-tu correctement repris la deuxième question qui t'est posée ?