Molière, Le Misanthrope, acte IV, scène 3 - Allez, vous êtes fou dans vos transports jaloux...

À l'aide j'ai un commentaire de français à faire sur le Misanthrope de Molière du vers 1391 au 1434 :

Acte IV, scène 3

Célimène
Allez, vous êtes fou dans vos transports jaloux,
Et ne méritez pas l’amour qu’on a pour vous.
Je voudrais bien savoir qui pourrait me contraindre
À descendre pour vous aux bassesses de feindre ;
Et pourquoi, si mon cœur penchait d’autre côté,
Je ne le dirais pas avec sincérité !
Quoi ! de mes sentiments l’obligeante assurance
Contre tous vos soupçons ne prend pas ma défense ?
Auprès d’un tel garant sont-ils de quelque poids ?
N’est-ce pas m’outrager que d’écouter leur voix ?
Et puisque notre cœur fait un effort extrême
Lorsqu’il peut se résoudre à confesser qu’il aime ;
Puisque l’honneur du sexe, ennemi de nos feux,
S’oppose fortement à de pareils aveux,
L’amant qui voit pour lui franchir un tel obstacle
Doit-il impunément douter de cet oracle ?
Et n’est-il pas coupable, en ne s’assurant pas
À ce qu’on ne dit point qu’après de grands combats ?
Allez, de tels soupçons méritent ma colère ;
Et vous ne valez pas que l’on vous considère.
Je suis sotte, et veux mal à ma simplicité
De conserver encor pour vous quelque bonté ;
Je devrais autre part attacher mon estime,
Et vous faire un sujet de plainte légitime.

Alceste
Ah ! traîtresse ! mon faible est étrange pour vous ;
Vous me trompez, sans doute, avec des mots si doux ;
Mais il n’importe, il faut suivre ma destinée ;
À votre foi mon âme est tout abandonnée ;
Je veux voir jusqu’au bout quel sera votre cœur,
Et si de me trahir il aura la noirceur.

Célimène
Non, vous ne m’aimez point comme il faut que l’on aime.

Alceste
Ah ! rien n’est comparable à mon amour extrême ;
Et dans l’ardeur qu’il a de se montrer à tous,
Il va jusqu’à former des souhaits contre vous.
Oui, je voudrais qu’aucun ne vous trouvât aimable,
Que vous fussiez réduite en un sort misérable ;
Que le ciel en naissant ne vous eût donné rien ;
Que vous n’eussiez ni rang, ni naissance, ni bien ;
Afin que de mon cœur l’éclatant sacrifice
Vous pût d’un pareil sort réparer l’injustice ;
Et que j’eusse la joie et la gloire en ce jour
De vous voir tenir tout des mains de mon amour.

Célimène
C’est me vouloir du bien d’une étrange manière !
Me préserve le ciel que vous ayez matière…
Voici monsieur Dubois plaisamment figuré.

Je n'ai pas vraiment d'idée  pour mon plan.
Je pensais faire une partie sur l'argumentation, une sur les deux visions différentes de l'amour des deux personnages et enfin une partie sur le comique ou le classicisme de l'extrait.

Molière, Le Misanthrope, acte IV, scène 3 - Allez, vous êtes fou dans vos transports jaloux...

Bonjour à tous!
Je passe l'oral du baccalauréat de Français le 2, mais je rencontre quelques difficultés quant-à deux lectures analytiques.
Merci d'avance à ceux qui tenteront de m'aider.

La première porte sur la scène 3 de l'acte IV, du vers 1277 au vers 1316.

Pour ce qui est de la situation du passage Alceste vient de se rendre compte de la trahison de Célimène par l'intermédiaire d'Arsinoé. Cette dernière lui a fourni une lettre de Célimène adressée à Oronte. Impulsif et dépité, il ne cherche pas à savoir si cette preuve est solide. Il s'emporte et s'en prend à Célimène dans une longue tirade où il critique son manque de sincérité.
Ce qui me bloque pour mon commentaire, c'est que l'extrait à commenter s'arrête au vers 1316, ne me permettant pas de commenter le retournement de situation et l'instabilité d'humeur d'Alceste. Je n'arrive pas à dégager les idées essentielles de cet extrait, et doute pouvoir tenir 10 minutes dessus à l'oral si je suis interrogée. Je peux certes discuter des vers 1311 à 1314 et de leur aspect tragique, mais cela me semble assez réducteur...
Vous me seriez d'un grand secours en me proposant des pistes pour cet extrait.

En ce qui concerne le second extrait, c'est l'acte III, scène 4, vers 878 à 912.
Situation du passage : Célimène vient de nous présenter Arsinoé, qui n'a pas renoncé à plaire malgré son âge. Les succès de Célimène lui portent ombrage. La voilà qui vient rendre visite à celle pour qui s'est épris le cœur d'Alceste.
Motif de la visite :
_ Faire connaître à Célimène le mal que l'on dit d'elle,
_ Savourer ainsi les blessures d'amour propre qu'elle va lui causer en prétextant une mise en garde contre ses imprudences.
Ses intentions sont visiblement méchantes.

L'attaque :
_ Arsinoé tente cette démarche "par amitié" v 878 et 884.
_ Ce sont des gens vertueux qui critiquent la galanterie de Célimène.
_ C'est malheureusement sans succès qu'Arsinoé a tenté de défendre Célimène.
Elle ne la croit pas coupable, le ciel l'en préserve!
_ Arsinoé est sûre que Célimène tiendra compte de cet avis sans éprouver de rancune à son égard.

On remarque rapidement le ton satirique et l'hypocrisie d'Arsinoé, qui ne dit que le contraire de ce qu'elle pense.

v 888 "malheur" comprendre bonheur, v 893 "quel parti" suggère à Célimène qu'Arsinoé a pris sa défense, au lecteur qu'elle a choisi celui des censeurs, v 895 "excusai" comprendre accusai, v 899 "contrainte" comprendre heureuse de, v 906 "me préserve le ciel" ironique pour le ciel me pardonne, v 912 "le zèle" dont parle Arsinoé semble se révéler être de la haine.

Célimène ne sera cependant pas dupe et répondra de manière sarcastique en critiquant à son tour Arsinoé "lui montrant sa reconnaissance", reprenant la structure et l'hypocrisie de la tirade de cette dernière.

Cependant je ne peux pas faire le commentaire comparé des tirades de ces deux personnages, mon extrait s'arrêtant au vers 912.
Si quelqu'un peut m'aider à structurer mes idées je lui en serai reconnaissante, car il me faudrait un plan structuré, ne serait-ce que car il est préférable de l'annoncer à la fin de l'introduction.

Encore merci d'avance.

PS : excusez la longeur du message.

3

Molière, Le Misanthrope, acte IV, scène 3 - Allez, vous êtes fou dans vos transports jaloux...

Bonjour,
j'ai fais un plan de commentaires pour toutes mes LA il y'a 3 mois mais une d'entre elles me parait fausse..
Pourrais-je avoir de l'aide ? C'est l'extrait du Misanthrope acte 4 scène 3 :  v1381-1435
La problématique sur laquelle je m'appuie est : De quelles manières s'exprime la jalousie d'Alceste dans cet extrait ?

Mon plan envisagé :

I Un conflit entre les 2 amants
a)Un conflit maîtrisé: Organisé en vers, tirade, rime, arguments, idées= propre a clacissisme et casse avec le Baroque du début du 17e en excès et emporté.
b) Harangues dans le discours pour interloquer l'autre et l'amadouer lui prouver qu'on a raison : Rhétorique, interjections, marque d’énonciations.
c) Déchirure entre les 2 personnages, leur état d’esprit est loin.. Entre Célimène qui avoue et est résigné, elle ne supporte pas les reproche d'alceste et commence à montrer des signe de souhaits d'en finir et Alceste qui fait tout et es prés à tout pardonner pour récupérer sa bien aimé.

IICritique des moeurs de molière
a) Exagération d'Alceste : "faiblesse extreme" .. autres encourage à la pathétique. Il est la victime de Célimène et de ses actes = jalousie car il se met en pitié
b) Il demande à Célimène de la rejoindre pour l'écarter de tous donc cela veut dire qu'il à peur de la concurrence (Oronte) donc veut isoler célimène.= critique jalousie
c) La jalousie d'alceste à l'égard e la belle par l’exagération et son désir de l'isoler place célimène en coupable. A force d'etre coquette elle se joue des hommes et les blessent= critique coquetterie et préciosité par la jalousie

J'aimerais des avis et de l'aide si possible ? merci (:

Le texte :
Alceste
...
Ah ! Que vous savez bien ici, contre moi-même,
perfide, vous servir de ma foiblesse extrême,
et ménager pour vous l' excès prodigieux
de ce fatal amour né de vos traîtres yeux !
Défendez-vous au moins d' un crime qui m' accable,
et cessez d' affecter d' être envers moi coupable ;
rendez-moi, s' il se peut, ce billet innocent :
à vous prêter les mains ma tendresse consent ;
efforcez-vous ici de paroître fidèle,
et je m' efforcerai, moi, de vous croire telle.
Célimène.
Allez, vous êtes fou, dans vos transports jaloux,
et ne méritez pas l' amour qu' on a pour vous.
Je voudrois bien savoir qui pourroit me contraindre
à descendre pour vous aux bassesses de feindre,
et pourquoi, si mon coeur penchoit d' autre côté,
je ne le dirois pas avec sincérité.
Quoi ? De mes sentiments l' obligeante assurance
contre tous vos soupçons ne prend pas ma défense ?
Auprès d' un tel garant, sont-ils de quelque poids ?
N' est-ce pas m' outrager que d' écouter leur voix ?
Et puisque notre coeur fait un effort extrême
lorsqu' il peut se résoudre à confesser qu' il aime,
puisque l' honneur du sexe, ennemi de nos feux,
s' oppose fortement à de pareils aveux,
l' amant qui voit pour lui franchir un tel obstacle
doit-il impunément douter de cet oracle ?
Et n' est-il pas coupable en ne s' assurant pas
à ce qu' on ne dit point qu' après de grands combats ?
Allez, de tels soupçons méritent ma colère,
et vous ne valez pas que l' on vous considère :
je suis sotte, et veux mal à ma simplicité
de conserver encor pour vous quelque bonté ;
je devrois autre part attacher mon estime,
et vous faire un sujet de plainte légitime.
Alceste.
Ah ! Traîtresse, mon foible est étrange pour vous !
Vous me trompez sans doute avec des mots si doux ;
mais il n' importe, il faut suivre ma destinée :
à votre foi mon âme est toute abandonnée ;
je veux voir, jusqu' au bout, quel sera votre coeur,
et si de me trahir il aura la noirceur.
Célimène.
Non, vous ne m' aimez point comme il faut que l' on aime.
Alceste.
Ah ! Rien n' est comparable à mon amour extrême ;
et dans l' ardeur qu' il a de se montrer à tous,
il va jusqu' à former des souhaits contre vous.
Oui, je voudrois qu' aucun ne vous trouvât aimable,
que vous fussiez réduite en un sort misérable,
que le ciel, en naissant, ne vous eût donné rien,
que vous n' eussiez ni rang, ni naissance, ni bien,
afin que de mon coeur l' éclatant sacrifice
vous pût d' un pareil sort réparer l' injustice,
et que j' eusse la joie et la gloire, en ce jour,
de vous voir tenir tout des mains de mon amour.
Célimène.
C' est me vouloir du bien d' une étrange manière !
Me préserve le ciel que vous ayez matière... !
Voici monsieur Du Bois, plaisamment figuré.