Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

Bonjour à tous !

Depuis la désagrégation de mes manuels scolaires, je consulte internet chaque fois que cette fichue langue française me pose problème. Et comme mes recherches me conduisent le plus souvent ici, j'ai décidé de m'inscrire et de vous infliger mes propres questions dont, je l'espère, vous pardonnerez la naïveté.

Du point de vue grammatical, la phrase suivante est-elle correcte ?

"Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième."

Après décomposition, ses deux parties le sont :

"Le premier événement est contemporain du deuxième."
"Le premier événement résulte du deuxième."

Mais "du deuxième" n'est-il pas complément du nom dans le premier cas, et complément indirect dans le second ? Peut-on construire une phrase ainsi ?

Un verbe d'état suivi de son attribut ("est contemporain") joue le même rôle qu'un verbe. Se pourrait-il alors que le complément ("du deuxième") soit indirect dans les deux cas ?

Et que dire de la construction : "Le premier événement est contemporain du deuxième, et (il) en résulte." ?

D'avance, merci.

Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

Bonjour.

"Le premier événement est contemporain du deuxième, et il en est la conséquence." me semblerait la formulation la plus claire, la moins ambiguë.

"du deuxième" : complément de l'adjectif "contemporain"
"en" (= de celui-ci, du deuxième) : complément du nom "conséquence"

Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

Bonjour FidèleCastor !

Je suis d'accord avec la formulation de Jehan.
La phrase que vous avez proposée ne peut pas être comprise parce qu'on ne sait pas de quoi est contemporain le premier événement. Sans plus de précisions, on l'entend comme contemporain de notre propre époque : ce qui est faux.

Muriel

4

Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

FidèleCastor a écrit :

Bonjour à tous !


"Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième."

Tout dépend ce que cela veut dire. Si le premier évènement est contemporain de nous (en sous entendu), c'est correct, mais mal formulé. Si le premier évènement est contemporain du deuxième, alors c'est fautif. En effet "du deuxième" aurait alors deux fonctions différentes dans la phrase, et à moins d'en faire une figure de style, ce n'est pas correct.
"Le premier événement est contemporain du deuxième, et en résulte." est bien plus correct.

Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

Déjà des réponses !

C'est vrai, le premier exemple prête à confusion. Mais peu m'importe le style, c'est la conformité à la grammaire qui m'intéresse.

Si j'ai bien compris l'explication de Lucretius, des deux constructions suivantes, seule la seconde est correcte -- du moins, grammaticalement et dans le sens que je lui donne.

"Mon retour au village était contemporain et résultait de l'Armistice."

"Mon retour au village était contemporain de l'Armistice, et en résultait."

Désolé que mes exemples n'aient pas été plus clairs, mais la question que je me posais... ne se serait plus posée.

Un grand merci à vous tous.

6

Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

Il me semble en effet que seule la deuxième phrase est correcte.

Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

Pardonnez-moi de réaborder le sujet mais, selon les explications de Lucretius, les tournures suivantes, quoique plus claires, ne respecteraient pas les règles de la grammaire :

"Le premier résulte et est contemporain du deuxième."

"Mon retour au village résultait et était contemporain de l'Armistice."

Même si ça sonne faux -- sans doute à cause des hiatus --, j'avoue que l'erreur ne me crève pas les yeux. Or, je n'ai fait qu'inverser les verbes.

Quelqu'un pourrait-il citer une source qui corroborerait les affirmations de Lucretius ?

Ne m'en tenez pas rigueur, Lucretius, mais nous venons tout juste de nous rencontrer, et deux avis valent mieux qu'un. (Les remarques qui ont précédé les vôtres concernaient davantage la clarté et le style de mes exemples que leur grammaire.)

Édition :

Sans oublier cet autre cas où l'ambiguïté serait levée grâce à la ponctuation :

"Le premier est contemporain, et résulte, du deuxième."

"Mon retour au village était contemporain, et résultait, de l'Armistice."

Et enfin, notons qu'avec une virgule de moins, la signification change (notons-le pour le plaisir, car dans ce dernier cas ma question initiale ne se pose plus) :

"Le premier est contemporain, et résulte du deuxième."

"Mon retour au village était contemporain, et résultait de l'Armistice."

Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

"Le premier résulte et est contemporain du deuxième."

"Mon retour au village résultait et était contemporain de l'Armistice."

Dans ces deux exemples, l'adjectif « contemporain » a son complément :
- contemporain du deuxième ;
- contemporain de l'Armistice.

La lecture ne pose donc pas de problème : on sait de quoi est contemporain le premier événement signalé dans la phrase.

Muriel   (<--- je l'étrenne !)

Édit : Les phrases ajoutées après édition de votre part me semblent très cafouilleuses et incorrectes.

Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

Il me semble qu'on écrit une phrase pour être clair et être compris.
On peut bien employer une tournure grammaticalement correcte , mais à quoi bon, si elle est ambiguë et lourde ?
 
Or, non contentes d'être ambiguës, les tournures proposées ne me semblent pas grammaticalement correctes.
Je cite la grammaire Robert et Nathan :
"Il est incorrect de coordonner deux compléments de fonction différente pour en faire un complément commun."

C'est le cas ici :

"Le premier résulte et est contemporain du deuxième."
Le complément commun "du deuxième" se veut indûment à la fois un complément de l'adjectif "contemporain" et un COI du verbe "résulter".

Dans : "Le premier est contemporain, et résulte, du deuxième.", les virgules ne changent rien à l'incorrection. Et la seconde virgule est incorrecte : on ne sépare pas ainsi le verbe de son COI.

10

Le premier événement est contemporain et résulte du deuxième.

Jehan a écrit :

Il me semble qu'on écrit une phrase pour être clair et être compris.
On peut bien employer une tournure correcte grammaticalement, mais à quoi bon, si elle est ambiguë et lourde ?

Pour en dégager une règle qu'on pourrait appliquer à une autre tournure qui, elle, ne serait ni ambiguë ni lourde. 

Les avis divergent, on dirait. Mais si Robert et Nathan le disent.

Muriel, Jehan, Lucretius, je vous renouvelle mes remerciements.   (<-- Je suis la mode.)