1

Descartes, Les Passions de l'âme, 48 - Ceux en qui naturellement la volonté peut le plus aisément...

Bonsoir,
J'ai peu de questions à poser, elles concernent essentiellement la manière dont je dois répondre aux questions. Parce que, bien que je comprenne le sens des questions posées, mes réponses ne satisfont pas mon professeur qui les trouve trop confuse. Il me reproche également un manque de méthode. Face à cette nouvelle étude de texte je me dois donc de ne pas refaire la même erreur et d'acquérir la bonne méthode. Le problème est que, pour dégager les parties de cet article de Descartes, il me semble que je complique la chose, mais face à la complexité du problème je ne vois pas comment faire, je vous demande donc votre aide pour m'éclaircir sur le sujet.
Je précise que je ne viens pas ici pour qu'on fasse mon devoir mais uniquement dans le but de m'aider (et donc de contribuer à l'évolution de l'espèce humaine.)

Voici donc l'article 48 des passions de l'âme de Descartes:

Ceux en qui naturellement la volonté peut le plus aisément vaincre les passions et arrêter les mouvements du corps qui les accompagnent ont sans doute les âmes les plus fortes. Mais il y en a qui ne peuvent éprouver leur force, parce qu'ils ne font jamais combattre leur volonté avec ses propres armes, mais seulement avec celles que lui fournissent quelques passions pour résister à quelques autres. Ce que je nomme ses propres armes sont des jugements fermes et déterminés touchant la connaissance du bien et du mal, suivant lesquels elle a résolu de conduire les actions de sa vie. Et les âmes les plus faibles de toutes sont celles dont la volonté ne se détermine point ainsi à suivre certains jugements, mais se laisse continuellement emporter aux passions présentes, lesquelles, étant souvent contraires les unes aux autres, la tirent tour à tour leur parti et, l'employant à combattre contre elle-même, mettent l'âme au plus déplorable état qu'elle puisse être. Ainsi, lorsque la peur représente la mort comme un mal extrême et qui ne peut être évité que par la fuite, si l'ambition, d'autre côté, représente l'infamie de cette fuite comme un mal pire que la mort; Ces deux passions agitent diversement la volonté, laquelle obéissant tantôt à l'une, tantôt à l'autre, s'oppose continuellement à soi-même, et ainsi rend l'âme esclave et malheureuse.

Descartes, Les Passions de l'âme, 48 - Ceux en qui naturellement la volonté peut le plus aisément...

Il me semble que l'analyse est excellente et la compréhension parfaite. Le problème vient de la deuxième question où il s'agit de prendre parti. Pour cela, il faut du recul, ne pas se laisser enfermer dans cette logique qui parait sans faille, et voir qu'elle forme un bloc que l'on accepte ou rejette en bloc.
Je vais donc prendre parti, mais ce n'est pas pour donner la réponse, seulement pour montrer qu'il faut prendre du recul pour donner sa réponse personnelle.
Cela pourrait être de dire que Descartes est un fuyard, qu'il n'a pas assez de force d'âme pour tenir sur place (comme fait Pascal), qu'il fuit à Amsterdam, puis avec la reine de Suède, et expédie aux indigènes un Discours de la méthode qui les ravale à l'état d'exécutants.
Mais cela pourrait aussi bien être de dire que Descartes est un réfugié qui a fui l'absolutisme de la monarchie absolue et qu'il compatit au sort des indigènes.
Ou encore autre chose.

3

Descartes, Les Passions de l'âme, 48 - Ceux en qui naturellement la volonté peut le plus aisément...

Je te remercie pour tes compliments, même si je pense que ce que j'ai fait est loin d'être parfait d'ailleurs, je n'ai pas encore fait de parties et c'est bien mon problème.  Ce que tu dis pour la question est interessant mais je ne vois pas bien le rapport avec le texte. Et quand tu dis que Descartes est un fuyant tu fais réfèrence au fait qu'il soit parti en Hollande considérant que la France n'était pas encore assez prête à s'ouvrir sur de nouvelles horizons?