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Stendhal, Le Rouge et le Noir, I, 9 - On s’assit enfin, Mme de Rênal à côté de Julien...

Bonjour à tous,

Je suis en seconde générale et demain j'ai à rendre en français un commentaire composé sur une partie du chapitre 9 du tome I de le Rouge et le Noir de Standhal. J'ai fini mon commentaire et j'aimerais avoir des avis ou mieux encore des conseils sur ce qui ne va pas etc.

Meric d'avance !

Voici le texte étudié :

On s'assit enfin, Mme de Rênal à côté de Julien, et Mme Derville près de son amie. Préoccupé de ce qu'il allait tenter, Julien ne trouvait rien à dire. La conversation languissait.

Serai-je aussi tremblant, et malheureux au premier duel qui me viendra? se dit Julien, car il avait trop de méfiance et de lui et des autres, pour ne pas voir l'état de son âme.

Dans sa mortelle angoisse, tous les dangers lui eussent semblé préférables. Que de fois ne désira-t-il pas voir survenir à Mme de Rênal quelque affaire qui l'obligeât de rentrer à la maison et de quitter le jardin! La violence que Julien était obligé de se faire était trop forte pour que sa voix ne fût pas profondément altérée; bientôt la voix de Mme de Rênal devint tremblante aussi, mais Julien ne s'en aperçut point. L'affreux combat que le devoir livrait à la timidité était trop pénible pour qu'il fût en état de rien observer hors lui-même. Neuf heures trois quarts venaient de sonner à l'horloge du château, sans qu'il eût encore rien osé. Julien, indigné de sa lâcheté, se dit: Au moment précis où dix heures sonneront, j'exécuterai ce que, pendant toute la journée; je me suis promis de faire ce soir, ou je monterai chez moi me brûler la cervelle.

Après un dernier moment d'attente et d'anxiété, pendant lequel l'excès de l'émotion mettait Julien comme hors de lui, dix heures sonnèrent à l'horloge qui était au-dessus de sa tête. Chaque coup de cette cloche fatale retentissait dans sa poitrine, et y causait comme un mouvement physique.

Enfin, comme le dernier coup de dix heures retentissait encore, il étendit la main et prit celle de Mme de Rênal, qui la retira aussitôt. Julien, sans trop savoir ce qu'il faisait, la saisit de nouveau. Quoique bien ému lui-même, il fut frappé de la froideur glaciale de la main qu'il prenait; il la serrait avec une force convulsive; on fit un dernier effort pour la lui ôter, mais enfin cette main lui resta.

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Stendhal, Le Rouge et le Noir, I, 9 - On s’assit enfin, Mme de Rênal à côté de Julien...

Je l'ai retiré tanpis

Si ça interraisse d'autre personne je vous dirais la note que j'ai obtenu et l'enverrais à de jeune étudiant en détresse si ils l'ont en DM , il suffira juste qu'il me communique leur e-mail ..

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Stendhal, Le Rouge et le Noir, I, 9 - On s’assit enfin, Mme de Rênal à côté de Julien...

Bonjour djoulia38, j'ai également un commentaire a faire sur cette partie du chapite neuf de la première partie pour Mardi 24. Pourrez-tu m'aider ? Je sèche complètement .. Merci, bonne journée !

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Stendhal, Le Rouge et le Noir, I, 9 - On s’assit enfin, Mme de Rênal à côté de Julien...

Je veux bien remettre mon commentaire si tu veux quelques pistes mais fais bien attention car je n'ai eu que 10 :S En plus il est super court parceque je savais pas quoi dire XD

PS : Te moques pas c'était mon premier commentaire

Le voilà :

Stendhal, auteur du XIXème siècle, se plaît au roman d’apprentissage. Dans le Rouge et le Noir, roman paru en 1830, il s’intéresse à l’ambition et la réussite sociale mais aussi à l’apprentissage sentimental.
Julien Sorel, le personnage principal, issu d’une famille pauvre, essaie, au fil du roman, de monter les échelons de la société.
Entre autres, au chapitre IX du ce roman, Julien essaie de conquérir le cœur de Mme de Rênal, une femme de haut rang, qui lui a déjà résisté auparavant.
Comment une tentative de séduction se transforme-t-elle en un affrontement ?
Après avoir étudié l’angoisse et la confusion de Julien, nous nous intéresserons à son combat.


En effet, cette scène fait preuve d’une tension incontournable qui se manifeste dans la structure du texte. Les deux premiers paragraphes sont très brefs alors que le suivant comporte dix-sept lignes et semble interminable. De plus, la ponctuation est peu présente et la majorité des phrases sont formées de nombreux compléments. On trouve en fin un paragraphe de six lignes, suivi d’un autre de sept, qui accumule les verbes d’actions de cet extrait : « étendit », « retira », « saisit », « serrait », « ôter » et « resta ». Ceci étant dans le but de trouver une issue à cette situation angoissante.
Dans cet extrait, Julien fait preuve de confusion. Il s’égare : la conversation « languissait », il ne remarque pas la voix « tremblante » de Mme de Rênal, il sert avec une « force convulsive » sa main. Il se pose des questions, entame un monologue : « Serai-je aussi tremblant et malheureux au premier duel qui me viendra ? ». En outre, jusqu’au dernier paragraphe, les phrases sont à la forme négative : « pour que sa voix ne fût pas profondément altérée » ou «  ne désira-t-il pas ». Cet emploi explique le désarroi total de Julien.

Ainsi, Julien exprime de la difficulté à affronter la situation, c’est pourquoi il va se réfugier dans l‘invention d’un combat  imaginaire.
Ce qui aurait dû être un moment de complicité se transforme en revanche en un affrontement. En effet, le champ lexical de la guerre est utilisé : « duel », « danger », « violence », « affreux combat », « lâcheté ». Cependant, le combat de Julien est contre sa propre personne, il se pose lui-même un ultimatum : soit il réussit à prendre la main de Mme de Rênal « au moment précis où dix heures sonneront », soit il se « brûle la cervelle ». De plus, l’urgence de la situation est mise en évidence par l’importance du temps : la répétition de « enfin » qui montre une attente prolongée et la présence imposante de l’horloge, l’emploi de « fatale » pour définir la cloche montre la torture qu’est l’écoulement du temps. De plus, l’ouïe est le seul sens utilisé, hors mis quand il touche la main de Mme de Rênal.
Stendhal est proche de son personnage étant donné que le passage est sous le point de vue exclusif de Julien. Or, il garde tout de même ses distances. Il juge ses actes et fait des interventions ironiques à son sujet : « car il avait trop de méfiance et de lui et des autres, pour ne pas voir l’état de son âme ». De plus, l’auteur exagère volontairement les pensées de Julien, comme le montre les hyperboles suivantes : « mortelle angoisse », « affreux combat », « coup de cloche fatal ». Il y a aussi l’emploi répété du « trop », « trop de méfiance », « trop pénible », « trop forte », utilisé dans le but d’illustrer le côté excessif de l’affrontement.


Ainsi, alors que le moment était propice pour une tentative de séduction, Julien le transforme en un compte à rebours. Stendhal crée à son personnage un combat imaginaire que ce dernier se doit de gagner. Cette psychologie se retrouve aussi dans Don quichotte de Cervantès. En effet, les deux personnages fuient dans le surréalisme et croient mener des combats extraordinaires.

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Stendhal, Le Rouge et le Noir, I, 9 - On s’assit enfin, Mme de Rênal à côté de Julien...

merci pour ton commentaire je devait en rendre un pour le 27/04
et tu ma aider a temps

merci bocou