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Plus-que-parfait ou passé simple ?

Je suis un peu confuse, je n'arrête pas de répéter la phrase et j'ai l'impression que les deux temps fonctionnent, mais j'en doute. Pouvez-vous m'aider à trancher ?

Le premier opus du groupe est officiellement lancé en juillet 2008 dans le cadre du festival, où sa participation l’année précédente avait été hautement remarquée.

Le premier opus du groupe est officiellement lancé en juillet 2008 dans le cadre du festival, où sa participation l’année précédente fût hautement remarquée.

On dirait que l'emphase est trop mise sur la 2e partie de la phrase en utilisant "fût".
Qu'en pensez-vous?

MerciJ'ajoute un détail, ne sachant pas si ça va être déteminant mais bon...

Pensez "musicographie", "bio"... Vous savez, quand on relate la vie de quelqu'un, mais que le narrateur parle au présent, même si les événement sont au passé?

ex. "En 1967, Léopold épouse Éléonore. Deux ans plus tard, c'est la descente aux enfers.

Exemple bidon, je sais.

De là ma confusion, car le plus-que-parfait, dans les règles, ne devrait aller qu'avec l'imparfait ou le passé composé. Dans mon texte, je décrit la situation au présent même si elle est dans le passé, et que la deuxième action (la participation au festival l'année précédente) est antérieur à la première action.

J'espère sincèrement être claire.Tant qu'à y être...

Peut-on dire "un projet des plus prometteurs" ?

Ou est-ce obligatoirement "ce projet est l'un des plus prometteurs"?

Merci encore et à l'avance.

Plus-que-parfait ou passé simple ?

Dans l'exemple "En 1967, Léopold épouse Éléonore. Deux ans plus tard, c'est la descente aux enfers" ce sont deux propositions indépendantes au présent de narration.

Dans votre exemple, c'est seule proposition mais avec antériorité de la relative par rapport à la principale. Du point de vue de la concordance des temps, avec une principale au présent (passif) vous pouvez utiliser le passé simple, le passé composé ou même le plus-que-parfait (selon Bescherelle) :
Le premier opus du groupe est officiellement lancé en juillet 2008 dans le cadre du festival où sa participation l’année précédente fut/a été/avait été hautement remarquée.

"un projet des plus prometteurs" est correct.

Plus-que-parfait ou passé simple ?

Bonjour misscooke
Je crois que les règles sont aujourd'hui assez débonnaires, ce qui n'empêche pas d'examiner les contorsions mentales qu'on inflige au lecteur.
La musique entraine avec elle un monde où il y a du temps et pas d'espace, comme la peinture entraine avec elle un monde où il y a de l'espace et pas de temps.
Je le remarque tout de suite en lisant "lancé dans le cadre" parce que je vois une image, donc c'est d'abord cela qui me fait buter.
Quand je lis "En 1967, Léopold épouse Eléonore, deux ans plus tard, c'est l'enfer", l'usage du présent de narration ne me demande aucune gymnastique mentale parce l'ordre successif est respecté, ce qui est tout différent de la phrase mise en discussion.
Dans cette phrase, le présent du début ("le premier opus du groupe est officiellement lancé") est banal. C'est une simple information. Il devient un présent qualifié et qualifié de narration quand on précise "en juillet 2008" car cette indication de date place un point de départ dans le temps et met ma lecture en attente d'un développement chronologique immédiatement contredit par l'image "lancé dans le cadre" qui cerne un espace, celui du festival. Avec "où" je suis toujours dans l'espace et me demande ce qu'on va me montrer: "sa participation". Je m'arrête là un instant parce que je me demande ce que cela veut dire. Cela n'a pas l'air d'être le mot propre. Pourquoi participation plutôt que contribution et surtout qu'exécution. Il y a deux idées distinctes: est-ce que l'exécution a été appréciée ou est-ce que l'inscription de l'œuvre au programme a été remarquée? Je lis la deuxième idée, mais avec l'impression que c'est pour faire avaler la première. Et ce tour de passe-passe me fait rire quand je lis "fut (dans le temps) hautement (dans l'espace)" pour faire une sorte de supersuperlatif que je trouve maladroit. En "n'arrêtant pas de répéter la phrase", c'est aussi là que je m'arrête: "fut hautement, fut hautement, fut hautement", et ne m'étonne pas de voir un accent circonflexe se poser sur le "fut" comme le hautement s'était posé sur le "très", pour renforcer les superlatifs dans une dissonance explosive, et je ne m'étonne pas que l'auteur en ressente quelque chose.
Voilà ce que je peux dire. C'est ma façon de lire et seulement cela. Un autre aura d'autres réactions. Il trouvera les miennes saugrenues comme je trouverais les siennes.

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Plus-que-parfait ou passé simple ?

Merci beaucoup!

Plus-que-parfait ou passé simple ?

Bonjour à tous,

Je suis en train d'écrire un roman. Enfin... j'essaie.

Je rédige à l'imparfait et pour les actions ponctuelles, j'emploie le passé simple. Jusque là, pas de problème.

Mais je me retrouve parfois avec des actions qui se sont déroulées dans le temps sur une longue période et achevées avant le présent de mes personnages.
Si je ne suis pas assez clair, ce petit exemple devrait parler de lui-même :

"Ils ne pouvaient que supposer la souffrance et l’agonie de ces lointains habitants qui avaient vécu dans ces immeubles massacrés."

Je n'aime pas particulièrement les temps composés et je me demande si je peux écrire le verbe vivre au passé simple. L'exemple deviendrait :

"Ils ne pouvaient que supposer la souffrance et l’agonie de ces lointains habitants qui vécurent dans ces immeubles massacrés."

Si cette dernière formulation convient, l'emploie du passé simple ne se limiterait donc plus à une action ponctuelle. J'avoue que je suis un peu perdu et j'espère que quelqu'un pourra me conseiller.

Merci d'avance pour votre aide,

Michaël.

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Plus-que-parfait ou passé simple ?

Pour une simple raison de concordance des temps il vaut mieux employer ici le plus que parfait, si les personnes auxquelles pensent le personnage ne vivent plus dans ces maisons massacrées. Si l'action reste contemporaine, il faut employer l'imparfait, à valeur de concordance. Mais d'une manière générale, le passé simple ne s'emploie pas uniquement pour les "actions ponctuelles".
Ex : ils vécurent heureux et massacrèrent beaucoup d'enfants.
Le passé simple ne signifie pas que l'action est brève, mais qu'elle est envisagée du début jusqu'à la fin. Avec l'imparfait, c'est en cours.

Plus-que-parfait ou passé simple ?

Les deux sont possibles, mais l'accentuation n'est pas la même:
"Ils ne pouvaient que supposer la souffrance et l’agonie de ces lointains habitants qui avaient vécu dans ces immeubles massacrés."
"Ils ne pouvaient que supposer la souffrance et l’agonie de ces lointains habitants qui vécurent dans ces immeubles massacrés."
Et dans le deuxième cas "que vécurent" serait préférable à "qui vécurent'.

Plus-que-parfait ou passé simple ?

Peut-être.

Mais si l'on veut écrire "que vécurent", il faut aussi changer aussi l'ordre,
"ces lointains habitants" passant de la fonction complément de nom à la fonction sujet :

"Ils ne pouvaient que supposer la souffrance et l’agonie de ces lointains habitants
que vécurent ces lointains habitants  dans ces immeubles massacrés."

Plus-que-parfait ou passé simple ?

Bonjour à tous,

Merci pour vos réponses.

C'est une fois ma question envoyée que je me suis fait la réflexion sur les happy end des histoires de princesses et me suis décidé pour l'emploie du passé simple.
Mais c'est de lire que "le passé simple ne signifie pas que l'action est brève, mais qu'elle est envisagée du début jusqu'à la fin" qui m'a véritablement ouvert les yeux.

Pour ce qui est du choix du pronom, je vais rester avec le "qui" : certes les habitants ont vécu l'angoisse et l'agonie mais dans ma phrase le verbe "vivre" est mis pour "habiter" et non pour "ressentir".

Encore un grand merci pour votre aide. Je n'hésiterai pas à revenir sur ce forum.

Michaël.