Baudelaire, Le Spleen de Paris, L'Invitation au voyage

Bonjour,
Je suis un peu embarrassée . En effet, en tant que Première L je doit faire un commentaire sur "l'invitation au voyage", le poème en prose de Baudelaire et je me mélange les pinceaux.

Ce poème est-il Lyrique ?
J'essaie de rattacher ce texte à des tas d'autres textes Romantique cependant l'écart et grand. La modernité de Baudelaire me laisse vraiment des doutes quant au registre de "l'invitation au voyage"...

J'ai déjà un plan mais qui ne me semble pas juste.
J'aimerais quelques exemples de plans svp ou juste quelques axes pour ce texte.

Merci, Odessa .

L’INVITATION AU VOYAGE

Il est un pays superbe, un pays de Cocagne, dit-on, que je rêve de visiter avec une vieille amie. Pays singulier, noyé dans les brumes de notre Nord, et qu’on pourrait appeler l’Orient de l’Occident, la Chine de l’Europe, tant la chaude et capricieuse fantaisie s’y est donné carrière, tant elle l’a patiemment et opiniâtrement illustré de ses savantes et délicates végétations.
Un vrai pays de Cocagne, où tout est beau, riche, tranquille, honnête ; où le luxe a plaisir à se mirer dans l’ordre ; où la vie est grasse et douce à respirer ; d’où le désordre, la turbulence et l’imprévu sont exclus ; où le bonheur est marié au silence ; où la cuisine elle-même est poétique, grasse et excitante à la fois ; où tout vous ressemble, mon cher ange.
Tu connais cette maladie fiévreuse qui s’empare de nous dans les froides misères, cette nostalgie du pays qu’on ignore, cette angoisse de la curiosité ? Il est une contrée qui te ressemble, où tout est beau, riche, tranquille et honnête, où la fantaisie a bâti et décoré une Chine occidentale, où la vie est douce à respirer, où le bonheur est marié au silence. C’est là qu’il faut aller vivre, c’est là qu’il faut aller mourir !
Oui, c’est là qu’il faut aller respirer, rêver et allonger les heures par l’infini des sensations. Un musicien a écrit l’Invitation à la valse ; quel est celui qui composera l’Invitation au voyage, qu’on puisse offrir à la femme aimée, à la sœur d’élection ?
Oui, c’est dans cette atmosphère qu’il ferait bon vivre, — là-bas, où les heures plus lentes contiennent plus de pensées, où les horloges sonnent le bonheur avec une plus profonde et plus significative solennité.
Sur des panneaux luisants, ou sur des cuirs dorés et d’une richesse sombre, vivent discrètement des peintures béates, calmes et profondes, comme les âmes des artistes qui les créèrent. Les soleils couchants, qui colorent si richement la salle à manger ou le salon, sont tamisés par de belles étoffes ou par ces hautes fenêtres ouvragées que le plomb divise en nombreux compartiments. Les meubles sont vastes, curieux, bizarres, armés de serrures et de secrets comme des âmes raffinées. Les miroirs, les métaux, les étoffes, l’orfévrerie et la faïence y jouent pour les yeux une symphonie muette et mystérieuse ; et de toutes choses, de tous les coins, des fissures des tiroirs et des plis des étoffes s’échappe un parfum singulier, un revenez-y de Sumatra, qui est comme l’âme de l’appartement.
Un vrai pays de Cocagne, te dis-je, où tout est riche, propre et luisant, comme une belle conscience, comme une magnifique batterie de cuisine, comme une splendide orfévrerie, comme une bijouterie bariolée ! Les trésors du monde y affluent, comme dans la maison d’un homme laborieux et qui a bien mérité du monde entier. Pays singulier, supérieur aux autres, comme l’Art l’est à la Nature, où celle-ci est réformée par le rêve, où elle est corrigée, embellie, refondue.
Qu’ils cherchent, qu’ils cherchent encore, qu’ils reculent sans cesse les limites de leur bonheur, ces alchimistes de l’horticulture ! Qu’ils proposent des prix de soixante et de cent mille florins pour qui résoudra leurs ambitieux problèmes ! Moi, j’ai trouvé ma tulipe noire et mon dahlia bleu !
Fleur incomparable, tulipe retrouvée, allégorique dahlia, c’est là, n’est-ce pas, dans ce beau pays si calme et si rêveur, qu’il faudrait aller vivre et fleurir ? Ne serais-tu pas encadrée dans ton analogie, et ne pourrais-tu pas te mirer, pour parler comme les mystiques, dans ta propre correspondance ?
Des rêves ! toujours des rêves ! et plus l’âme est ambitieuse et délicate, plus les rêves l’éloignent du possible. Chaque homme porte en lui sa dose d’opium naturel, incessamment sécrétée et renouvelée, et, de la naissance à la mort, combien comptons-nous d’heures remplies par la jouissance positive, par l’action réussie et décidée ? Vivrons-nous jamais, passerons-nous jamais dans ce tableau qu’a peint mon esprit, ce tableau qui te ressemble ?
Ces trésors, ces meubles, ce luxe, cet ordre, ces parfums, ces fleurs miraculeuses, c’est toi. C’est encore toi, ces grands fleuves et ces canaux tranquilles. Ces énormes navires qu’ils charrient, tout chargés de richesses, et d’où montent les chants monotones de la manœuvre, ce sont mes pensées qui dorment ou qui roulent sur ton sein. Tu les conduis doucement vers la mer qui est l’Infini, tout en réfléchissant les profondeurs du ciel dans la limpidité de ta belle âme ; — et quand, fatigués par la houle et gorgés des produits de l’Orient, ils rentrent au port natal, ce sont encore mes pensées enrichies qui reviennent de l’infini vers toi.

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Baudelaire, Le Spleen de Paris, L'Invitation au voyage

Bonsoir ! J'ai un commentaire composé sur le poème en PROSE de Invitation au Voyage de Baudelaire. J'ai déjà étudié le même mais en vers, et je voudrais savoir si je pouvais reprendre mes idées, et ce que je devrais rajouter, ou enlever..
Bref j'aimerais un maximum d'idées s'il vous plaît.

Merci d'avance !

Baudelaire, Le Spleen de Paris, L'Invitation au voyage

Bonjour !
Voilà, je dois commenter et dans le même temps comparer "l'invitation au voyage" de Baudelaire (le poème) et ce même texte EN PROSE. J'ai plusieurs idées en ce qui concerne le poème (un poème organisé : la première strophe: l'invitation au voyage lancée à la femme ; la deuxième strophe : description de la chambre et l'évasion ; et la troisième strophe : l'image du bonheur (donc l'idéal) ) . On retrouve ces mêmes choses dans le poème en prose. Là où j'ai un peu de mal c'est vers la fin du texte en prose (je ne le comprend pas très bien). Et j'aimerais savoir aussi en quoi ces deux poèmes diffèrent-ils ?  Enfin, voilà, j'espère avoir vos remarques, et vos suggestions parce que moi j'avoue que je suis perdue   donc tout est bon à prendre !!

merci d'avance.

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Baudelaire, Le Spleen de Paris, L'Invitation au voyage

Que représente le voyage pour baudelaire  dans son poèmee invitation au voyage ?

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Baudelaire, Le Spleen de Paris, L'Invitation au voyage

Qu'en penses-tu?

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Baudelaire, Le Spleen de Paris, L'Invitation au voyage

Bonjour à tous ,

J'ai bien lu les notes de Jean-Luc concernant ce poèmes et plusieurs autres ouvrages ou notes à ce propos mais appart la correspondance entre le paysage et celui de l'actrice je ne vois aucune autre correspondance qu'elle soit verticale ou horizontale …!
Si vous pouviez m'aider à cerner quelques correspondances verticales ou horizontales je vous en serai reconnaissant

@+ et bonne journée

Chenapan