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Le désordre existe-t-il ?

PUIS JE AVOIR VOS SUGGESTIONS sur mon introduction. Et des idées si vous le souhaitez voire des articles ou des textes sur ce sujet.


Le désordre existe t-il ?

Introduction :

Dans un monde où légiférer devient un gage de démocratie et d’institutionnalisation , l’ordre semble prendre une place omnipotente. En effet ,la création d’organismes  inter-étatiques tels l’ONU ,L’OMS, L’ OMC voire même L’Europe semblent traduire l’existence profonde d’ un ordre mondial. Or, face à l’accroissement des guerres, face au réchauffement climatique de la planète , face à l’expansion de pays qui furent jadis en voie de développement, le Monde semble entrer dans une nouvelle ère Mais, pour ne pas donner de vision « centro- contemporaine » qui dresserait un portrait apocalyptique sur notre situation actuelle, il est malgré tout crucial de se demander si cette tension entre volonté d’ordre et refus du désordre  n’est pas le moteur de notre humanité. Ainsi , puisque l’ordre s’accomplirait dans le but du « toujours ordonné » n’est-il pas important également  de se demander si l’ordre ne serait-il  pas un moyen d’entrave au non-ordre ,et donc de  conférer, de ce fait,  l’existence du désordre ?Il s’agit en cela d’expliquer en quoi le désordre peut avoir une efficace propre , mais également une efficace par rapport à l’ordre.
Le problème s’étoffe ,d’ailleurs lorsque l’on rend compte de la polysémie de l’existence du désordre :Le terme même de « désordre » est sous le signe de la privation ,de la négation .Le désordre s’annonce alors comme un non-ordre, comme une absence d’ordre .Cette négation peut alors êtres marginaliser voire rejeter «l ‘être est le non-être n’est pas » disait Parménide dans Le Sophiste .Cependant ne pouvons nous pas voir avant tout l ‘ « être » du non-être comme l’existence d’un autre être ?L’être aurait alors plusieurs acceptations , ou l’être en soi et par « accident » coexisteraient  voire cohabiteraient ?Mais si son existence s’avère, sous quelles perspectives doit-on percevoir le  désordre :Est-ce un autre en tant qu’il s’oppose à l’être ou alors a t-il une participation active chez l’être ?Y aurait-il scission comme deux « mondes » qui s’affronteraient, ou alors corrélation entre ordre et désordre ?Doit-on ainsi lui donner une valeur positive ou négative ?Ainsi, y aurait-il tension continuelle entre ordre et désordre ?L’enjeu est alors existentiel et relationnelle .Il s’agit d’une part , de Penser le désordre en même temps que son autre, et d’autre part de  penser l’ordre- désordre comme  l’engendrement perpétuel et réciproque de ces deux états opposés .Ces deux axes débouchent alors sur un problème de réciprocité :Le désordre naît-il de l’ordre et le désordre est –il susceptible d’engendrer l’ordre ?
En cela, le désordre comme autre ordre sera étudié ,puis le désordre comme création d’ordre ,et enfin la corrélation nécessaire entre ordre et désordre.

Le désordre existe-t-il ?

Tu pars d'exemples concrets, ce qui est très bien ; mais ne sont-ils pas un peu trop choisis dans les instances politiques ? tu aurais pu parler de l'ordre écclésiastique, ou féodal, pour ne pas donner l'impression au prof qu'il va avoir affaire à un débat sur la politique mondiale.
Mais dans les exemples concrets de ton développement, pense à citer les altre-mondialistes et autres résistants au Tout-Universel. Sinon, ton intro me semble conforme à l'odre qu'on attend dans une dissert de Philo, bravo
Tu pourrais aussi rechercher sur l'entropie, loi de l'Univers physique

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Le désordre existe-t-il ?

Merci Léah pour tes aimables conseils:
Es-tu professeur?

LE DESORDRE COMME AUTRE ORDRE EST MA PREMIERE PARTIE, mais mes idées restent sobres.Aurais-tu des idées a ce sujet?


MERCI

Le désordre existe-t-il ?

Il me semble que tu devrais partir de quelque chose de plus simple. (c'est ce qu'on ma toujours dit)
On te demande si le désordre existe. Qu'est ce qui te vient de suite à l'esprit quand tu entends le mot désordre? Peut être le désordre dans ta chambre, le désordre dans ton esprit qui t'impose de mauvaises méthodes...
Je ferais commencer l'intro par là, car il me semble que là tu te diriges tout droit dans une argumentation dans ce que tu as fait.
Après, peut être que j'ai tort, ça dépend des points de vue.

PS: en parlant de point de vue: le désordre existe peut être, mais il existe seulement parce qu'on le reconnaît comme désordre, parce qu'il nous l'est dit comme ça par les autres. Il faudrait mettre en relation le "désordre" et sa reconnaissance par la société je pense...

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Le désordre existe-t-il ?

I-    Le désordre comme autre ordre (premiere partie) puis-je avoir votre avis Léah?



               Il faut tout d’abord entreprendre la genèse du désordre .Celui-ci viendrait d’une représentation mentale de l’homme projeté sur la nature. L’homme s’imagine ainsi que la nature serait ordonné sous des principes de causalité, et surtout qu’elle serait ordonné à ses propres fins .Il tente ainsi de remettre ce désordre dans l’ordre des fins. Tout serait donc emporter vers une sorte  d’ «  idéologie conceptuelle » du monde qui prendrait le pas sur la véritable téléologie de la nature. Le désordre n’est-il pas pour cela un préjugé finaliste et normativiste ?
                     Le langage humain comme le définit le paradigme constructiviste voit  la langue comme la possibilité de renvoyer à des objets non existants, construits par le discours, en soulignant que le monde réel n’est pas aussi réel que ça et qu’il n’est lui aussi qu’un univers construit. Ainsi ,cela présupposerait l’existence d’un monde déjà étiqueté et divisé en catégories préexistant  à l’homme ; d’un cerveau disposant d’un programme préétablit à l’image d’un chef d’orchestre guidant nos opérations En effet, L’être définirait « ipso facto » de désordre toutes choses qui ne s’expliqueraient pas par une nécessité mécanique. Bergson dans son ouvrage L’Evolution créatrice pose un exemple très clair à ce sujet : « Quand j’entre dans une chambre et que je la « juge » en désordre ,qu’est ce que j’entends pas là ? La position de chaque objet s’explique par les mouvements automatiques de la personne qui couche dans la chambre, ou par les causes efficientes, quelles qu’elles soient, qui ont mis chaque meuble, chaque vêtements à la place ou ils sont :l’ordre, au second sens du mot, est parfait. Mais c’est l’ordre du premier genre que j’attends ,l’ordre que met consciemment dans sa vie une personne rangée, l’ordre voulu enfin et non pas l’automatique ».Dès lors ,la notion de désordre ne serait qu’une volition qui détermine la position de chaque chose dans un espace ;et ne sachant percevoir autre chose que cette structure  mentale ;l’être parle de  désordre, parce que notre entendement  ne perçoit pas l’ordre infini du monde :C’est donc parce que l’on attendait un autre ordre qu’on parlerait alors de désordre .                     
                         
                      Il est de ce fait un ordre finaliste où les fins correspondent aux moyens ,et non les effets aux causes .Bergson ,dans l’Evolution créatrice, soutient que l’ordre c’est « l’esprit se retrouvant dans les choses «  et que le désordre est « un  autre ordre » que nous n’appréhendons pas comme tel .C’est une idée déjà développé chez Spinoza  dans L’Ethique quand il  dit que « lorsque, en effet ,les choses  sont disposées de façon que la représentation par les sens nous permette de les imaginer facilement ,nous disons qu’elles sont bien ordonnée. Dans le cas contraire ,nous disons qu’elles sont mal ordonnées ou confuses » .Las notions utilisées par les hommes ne sont que des façons d’imaginer les choses mais ne révèlent jamais la nature d’aucune choses. Les hommes jugent  donc des choses selon la disposition de l’esprit et du cerveau et les imaginent davantage qu’ils ne les comprennent. L’idée de désordre est alors la présence de deux ordres  : un ordre « fictivé » et un ordre « réel ».Ce que l’on qualifie par ordre « fictivé » est la spéculation de l’être, qui par des lois et des genres génériques développe un système d’ordre d’universaux de la nature ;alors que l’on définit par ordre « réel »  l’ordre naturel, et plus particulièrement l’ordre mécanique de la nature. « Nous commençons par penser à l’univers physique  tel que nous le connaissons ;avec des effets et des causes bien proportionnés les uns aux autres :puis par une série de décrets arbitraires, nous augmentons, diminuons ,supprimons, de manière à obtenir ce que nous appelons le désordre(l’ordre fictivé) .En réalité nous avons substitué du vouloir au mécanisme de la nature(l’ordre réel) ».Cette théorie  bergsonienne a été également développé dans le cadre de la linguistique chez les saussuriens affirme que  « le monde extérieur ou extralinguistique comme un monde d’objets dont la structuration est autonome par rapport au langage » :Il y a donc « le monde » et le langage pour « dire le monde » .
En cela ,le désordre est en idée, c’est « un mot vide de sens » puisque la réalité est de l’ordre .Mais ce préjugé du désordre n’est-il pas également normativiste ?


                  Le désordre serait également normativiste .Qu’entendons par normes ?Du latin « Norma » provenant du grec « gnomon » qui signifie équerre, nous voyons bien que cela renvoie à l’idée d’une règle qui «  ordonne, permet et habilite » »nous dit  Kelsen dans la Théorie générale des normes .Par extension la norme c’est ce qui est normal. Mais que veut –dire normal ?Lorsque nous disons  « cet être est normal » ou « ce n’est pas normal » ,quelles implications implicites cela engagent-il ?Cependant la norme ne doit pas être confondue avec la coutume ou l’usage .Le fait que les personnes ont l’habitude de se comporter d’une manière déterminée ne peut être source de normativité que s’il est habilité par la norme. Seul une norme peut habiliter l’habituel comme normal .La normalité donc d’une vie ,c’est sa régularité ; ou encore une vie normale, c’est une vie qui peut se dérouler dans un ordre continu Ainsi être malade est-ce être anormal ?La maladie étant le désordre de la santé face à l’ordre de la « bonne santé » ,il semblerait que ce désordre semble être une pleine opposition à l’ordre biologique. Or , la maladie n’est pas seulement un déséquilibre des normes de la vie , elle est peut-être surtout un effort afin de trouver un nouvel équilibre. Ce nouvel équilibre de la maladie  met en crise une certaine de normalité pour en revêtir une autre. La maladie n’est donc pas vue pas comme un bouleversement de l’ordre mais comme la naissance d’un autre ordre. Selon Sydenham « il y a un ordre dans les maladies comme il y a une régularité dans les anomalies ».Cette distinction entre normal et pathologique n’est donc pas nécessairement antinomique puisque « ce qui est normal ,pour être normatif dans des conditions données , peut devenir pathologique dans une autre situation » nous dit Goldstein dans la Structure de L’organisme.

               La maladie n’est pas une anormalité dans la mesure où ,d’une part une vie sans malade pourrait être jugée comme anormal , et ou d’autre part la maladie est une allure de la vie dont l’absence serait un signe au contraire un signe d’anormalité. De plus, Canguilhem dans le Normal et le Pathologique nous dit que  « la maladie est, en effet , une expérimentation de l’ordre le plus subtil , instituée par la nature elle même dans des circonstances déterminés et avec des procédés dont l’art humain ne dispose pas » .Elle serait donc en possession d’un ordre qui n’est pas celui de la bonne santé ,mais qui en elle même aurait sa propre structure et son propre fonctionnement .Etre malade, ce n’est donc pas être anormal , mais être normal d’une autre manière, d’un autre ordre que la normalité qui qualifie l’état de Santé. La vie malade est donc une vie autre que la vie sainte. Elle a son efficace propre, car elle met en place d’autres normes de la santé ,et à donc la même dignité que l’ordre puisqu’elle contient un principe d’organisation.
En cela , le désordre n’est donc pas un non ordre au sens de négation de l’ordre, mais bien un autre ordre en tant que création d’un nouvel ordre Par conséquence, Le désordre serait  une création  d’ordre.

Le désordre existe-t-il ?

Un peu long Benjamin, tu vas avoir du mal à garder la distance pour équilibrer tes trois parties !
Ton ortho me paraissant bonne, je suis étonnée de quelques erreurs flagrantes !
On ne dit pas "entreprendre la genèse" ; plutôt "rechercher l'origine" si c'est bien ton idée.
J'ai un peu l'impression fâcheuse d'un débalalge de "grands mots" pour "faire bien" Pourtant ta méthodologie me semble bien intégrée, tu sais construire un devoir et tu as lu Bergson avec attention. Mais abondance de biens nuit parfois et c'est dommage. Fais plus simple, comme le conseille Kiki.  Combien de pages manuscrites as-tu déjà remplies ?

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Le désordre existe-t-il ?

3 pages manuscrites.J 'ai tellement l'envie d'avoir une bonne à ce sujet que j'essaye d'être rigoureux et pointilleux au plus haut point.Mais dans cette partie j'ai voulu montrer en quoi le désordre n'est qu'une idée imaginaire et donc qu'elle est un autre ordre, et également que le désordre n'est qu'un mot qui ne se base que sur une norme.Or la norme peut changer et peut apparaitre ainsi un autre ordre different de l'ordre normé.C'est le cas dans la maladie.

en gros DESORDRE COMME IDEE ET DESORDRE COMME AUTRE STRUCTURE VOILA UN PEU LES DEUX AXES DE MA PREMIERE PARTIE

MAIS QUAND JE RELIS J AI MEME ENCORE ENVIE D EN RAJOUTER.Mais bon je ne vais pas le faire par souci de clarté.

Le désordre existe-t-il ?

Je ne peux que te souhaiter que les autres parties soient aussi bien argumentées !

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II- le désordre comme création d’ordre


La négation de l’ordre comme privation d’ordre et comme absence d’ordre s’exprime tout bonnement par son opposé  le désordre. Cette négation insiste ainsi sur la séparation entre deux choses et se pense donc dans son opposition à l’affirmation. Dans le terme « d’ordre » et  de « désordre ”,les deux propositions sont en rapport étroit car selon Aristote  dans  De l’interprétation «  toute affirmation répond à une négation opposée , et à toute négation une affirmation » .En effet, la négation n’est pas pensable en soi, se constituant vis à vis d’autre chose ;elle est une opposition réelle à la position de quelque chose ;c’est pourquoi Kant la distingue, dans son Essai pour introduire en philosophie le concept de grandeur négative  ,en tant qu’elle est «  privation » , du simple « manque ». La négation est donc quelque chose de constitutif. Cet élément constitutif est en cela l’union, l’unité entre deux termes supposés contraires. C’est cette jointure de deux éléments qui  forme un tout, une création. Comment le désordre à t-il une fonction d’une part bénéfique pour remettre  de l’ordre ,et d’autre part une fonction afin d’ être dépassé ?



Le terme de création du latin «  creatura » paraît devoir le sens de « personne qui doit sa situation à la faveur d’une autre ».En effet, doit-on placer le désordre comme déterminisme de l’ordre ?Le désordre comme une source de création d’ordre est-elle possible et envisageable ?Dans le domaine biologique, on introduit la notion d’émergence comme possibilité de la vie. On suppose ainsi que des molécules apparaissent « ex-nihilo » et  forment quelque chose qui n’existait pas auparavant. ;Elles introduiraient  alors de nouvelles propriétés .C’est ce Jacques Monod dans son ouvrage, Le hasard et la nécessité, nous dit : « l’accroissement local d’ordre que représente l’assemblage de molécules initialement désordonnées en un réseau cristallin parfaitement défini ».On voit bien ainsi que le désordre s’est ordonnés par un assemblage spécifique et a formé une unité stable .Mais, selon ce dernier ,Le hasard serait alors à la racine de l’ordre. L’homme serait le fruit d’une suite d’erreurs de réplications qui auraient été :Il y a eu donc transmission de l’erreur jusqu’à la création de l’homme . De ce fait, l’évolution « n’est nullement une propriété des êtres vivants puisqu’elle a sa racine dans les imperfections même du mécanisme conservateur ,qui ,lui constitue bien lui unique privilège ».Le désordre serait alors un embrouillamini capable de s’ordonner de manière structurée et organisée. En effet, l’entropie que nous définissons grossièrement comme l’altération ou la dégradation dans un système est ce qui permet la création de la vie. Ainsi, sans l’existence de bactéries qui constituent l’altération du vivant, l’homme ne pourrait exister. Lucrèce dans De rerum natura  insiste sur le fait que « nul ,parmi les corps dont la nature est visible, n’est formé d’une seule espèce d’atomes, tous ils sont composés de semences diverses ;et plus ils possèdent de vertus et de propriétés ,plus ils témoignent d’une grande variété des espèces et des formes atomiques ».Chaque création dérive donc d’un mélange d’opposés qui par son union va former une unité formée d’une architectonicité.  Si nous passons dans le domaine de la physique, prenons l’exemple d’aimants opposés qui s’attirent ou bien du courant électrique  le pôle positif et le pôle négatif donne l’énergie circulaire au courant ou encore de la  thermodynamique qui montre que la chaleur n’est autre chose que la puissance motrice  ou plutôt le mouvement, qui a changé de forme. Ainsi toutes altérations, toutes fluctuations, toutes modifications est susceptibles d’entraîner la naissance de quelque chose de nouveau. En cela, d’un désordre préalable est né un nouvel équilibre


Si l’on place maintenant non plus dans le domaine scientifique mais économique, et historique. Dans le domaine économique, la notion de « destruction créatrice »introduite par Joseph Schumpeter .Le processus de destruction créatrice est la disparition de secteurs d’activité conjointement à la création de nouvelles activités économiques. Au XIX ème siècle , la révolte des prolétaire contre le système capitaliste bourgeois a permis l’essor de plus de droits avec la naissance par exemple des syndicats .Cette violence très forte que l’on voit dans les ouvrages de Zola tente de montrer une marche en avant ,un processus de délivrance d’une masse qui passe par la « révolution ».Cette « lutte des classes » comme l’appelait Marx devait permettre une plus grande égalité des salaires, des droits etc…Certes, tous ses mouvements sont un bouleversement de l’ordre établit ,de l’ordre existant ;cependant, il faut avant tout regarder le but de la réalisation de tels mouvements. Dans l’ouvrage de Georges Sorel, Réflexions sur la Violence, il dit que « Non seulement la violence prolétarienne peut assurer la révolution future, mais encore elle semble être le seul moyen dont disposent les nations européennes, abruties par l'humanitarisme, pour retrouver leur ancienne énergie. Cette violence force le capitalisme à se préoccuper uniquement de son rôle matériel et tend à lui rendre les qualités belliqueuses qu'il possédait autrefois. Une classe ouvrière grandissante et solidement organisée peut forcer la classe capitaliste à demeurer ardente dans la lutte industrielle  ; en face d'une bourgeoisie affamée de conquêtes et riche, si un prolétariat uni et révolutionnaire se dresse, la société capitaliste atteindra sa perfection historique ».Dès lors,











A chaque révolte, a chaque « chienlit » que demande la population ?Une plus grande Liberté. De ce fait, le désordre crée de l’ordre dans la mesure ou il tente de passer de  ce qui existait précédemment vers quelque chose d’autre, vers quelque chose  de toujours plus libre .C’est au prix de révoltes émancipatrice que le monde s’est dirigé vers l’expression d’une plus grande liberté. « Les guerres de la Révolution et de l'Empire ne firent que stimuler encore ce sentiment, non seulement parce qu'elles furent glorieuses, mais aussi parce qu'elles firent entrer beaucoup d'argent dans le pays et contribuèrent ainsi à développer la production »  dit Georges Sorel . La violence a donc une valeur créatrice car « exercée comme une manifestation pure et simple du sentiment(, elle)apparaît ainsi comme une chose très belle et très héroïque  ; elle est au service des intérêts primordiaux de la civilisation »D’ailleurs, Si l’on observe la tragique 2nd guerre mondiale :Qu’y voit-on ?Certains diront, et auront raison de dire,  qu’elle fut tragique, horrible, immonde. Mais si l’on observe l’après guerre qu’y voit-on ?Nous y voyons l’essor d’organismes internationaux tels l’ONU ,L’UNICEF.LA CEE etc… qui s’inscrivent dans la volonté de promouvoir un équilibre et une paix durable. L’histoire est donc un processus dialectique comme le disait Hegel dans La raison dans l’Histoire : « Il est essentiel de noter que la marche de l’Esprit est un progrès :c’est une idée bien connue, mais qui a été , comme nous l’avons dit , fréquemment combattue. La raison en est qu’elle semble s’opposer à l’état d’esprit qui convient à un ordre tranquille, à la constitution et à la législation existantes(…) il s’ensuit que l’ordre établi n’est pas considéré comme quelque chose de suprême ;c’est au contraire le changement qui reçoit cet attribut ».Dès lors, nous voyons que la dialectique  historique est une évolution « non pas au sens formel du terme , mais la production d’une fin d’un contenu déterminé . Cette fin, c’est l’esprit tel qu’il est dans son essence, le concept de liberté ».Ainsi ,  le désordre comme entrave au socle existant est susceptible de dépasser les réalités existantes. Dépasser, c’est développer un progrès dans de nouvelles idées , connaissances , pensées. Cela permet donc de donner une dynamique à l’homme qui passe dans un processus de « déshumanisation- ré humanisation » permanente et constante comme disait Marx dans ses Manuscrits. En cela, le désordre comme création s’inscrit dans un principe évolutionniste. Mais, sans ordre pas de désordre et inversement ;alors ne peut-on pas penser ses deux mots dans un rapport de subordination perpétuel ?

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Le désordre existe-t-il ?

C'est un plaisir que de lire un devoir si "copieux" si je puis dire.
Puis-je suggérer non la subordination perpétuelle mais l'image du yin-yang pour la troisième partie ? harmoniser, au lieu de faire dépendre...