L'on

Bonjour,
Etant un étudiant étranger, j'ai du mal à comprendre quand est-ce qu'on doit mettre l'article (l') devant "on". Je vous donne un petit exemple: " Si l'on examine les domaines dans lesquels le principe a été utilisé..." ou " à tel point que l'on peut douter qu'il ait une réelle autonomie ..".
Moi j'aurais pluôt écrit " si on examine les domaine dans lesquels les principes à été utilisé .." ou encore " à tel point qu'on peut douter qu'il ....",
pourriez vous m'eclairer sur ce point svp.
Merci d'avanceVoir aussi :

L'on

On peut dire si on, mais l'hiatus, si faible soit-il, peut sembler désagréable à certaines oreilles sensibles. Ces dernières préfèreront donc Si l'on.

En revanche, aucun problème d'hiatus quand le mot précédant on se termine par une consonne : quand on...

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L'on

Bonjour Mista,

L'on est un vestige de l'Ancien français. Cette expression signifiait alors l'homme. Le français moderne a choisi "on" qui a la même origine si bien qu'il n'y a pas de règle pour l'emploi de "on" et de "l'on". Cette dernière expression est archaïsante. Elle peut, comme l'écrit Zorah, éviter un hiatus.

L'on

Bien que ce soit effectivement un vestige du parler médiéval, la qualifier d' "archaïsante" est beaucoup dire... Elle est très couramment employée dans les textes contemporains. Disons plutôt que cette forme se rencontre dans tout écrit soucieux d'éviter les hiatus malencontreux. Sans nulle intention, je pense, d'écrire en style archaïsant.

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L'on

Bonjour Jehan,

Archaisant est peut-être beaucoup dire, j'ai voulu seulement faire comprendre à notre ami étranger qu'il n'y avait pas de règle pour le français moderne, pas même celle du hiatus, comme l'exprime Grévisse :

On, l'on

    * GREVISSE, Le Bon Usage, 13e éd., § 725, f) :
      De son état ancien de nom [*], on garde la faculté d'être ACCOMPAGNÉ DE L'ARTICLE DÉFINI dans la langue écrite. [..] En fait, les auteurs en usent assez librement, soit qu'ils mettent "on" seul alors qu'il y a un hiatus, soit qu'ils emploient "l'on" après un mot terminé par une consonne articulée ou par un "e" muet ou encore après un point.

      [*] - Dans le § 724-a-historique, Grevisse, citant Bloch-Wartburg, rappelle que on représente le nominatif latin homo (l'homme au sens d'être humain), le cas régime de l'ancien français étant ome. C'est le sens originel d'on (un homme a vu, quelqu'un a vu, on a vu) qui a progressivement pris la valeur de nous. On évitera cependant les allitérations douteuses. On dira On l'a vu et non L'on l'a vu...

L'on

Nous sommes bien d'accord !

L'on

Que l'on ou Qu'on ?  pourquoi faut-il emplayer le " L " parfois

L'on

Il n'y a pas d'obligation.

On emploie que l'on par souci d'élégance, parfois pour éviter de faire entendre qu'on,
qui se prononce comme le mot familier et parfois grossier con !

Par exemple, "dès qu'on t'ouvre la porte"  se prononce comme "des cons t'ouvrent la porte".
Alors, on choisit parfois d'écrire : "dès que l'on t'ouvre la porte".

Même chose avec "ce qu'on comprend"
qui s'entend comme "ce con comprend".
Et puis, "qu'on-com" ne sonne pas très bien...
Alors, on choisit d'écrire plutôt  "ce que l'on comprend".

Mais encore une fois, rien d'obligatoire !

L'on

Merci à vous tous pour ces appréciables éclaircissements...

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L'on

Une question supplementaire sur ce sujet:

Peut-on dire que "l'on" indique une tendance vers un style plus élevé chez certains écrivains?