Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, II - Puis s’adressant à Bougainville, il ajouta...

Bonjour Voila mon commentaire sur le SVB
Pouvez vous me dire si c'est correct ?

Est ce que je peut l'envoyer a l'un d'entre vous par message privée pour qu'il me disent ce qyu'il en pense ? mErci

Voici le passage :

Puis s'adressant à Bougainville, il ajouta :
« Et toi, chef des brigands qui t'obéissent, écarte promptement ton vaisseau de notre rive. Nous sommes innocents, nous sommes heureux, et tu ne peux que nuire à notre bonheur. Nous suivons le pur instinct de la nature, et tu as tenté d'effacer de nos âmes son caractère. Ici tout est à tous, et tu nous as prêché je ne sais quelle distinction du tien et du mien. Nos filles et nos femmes nous sont communes, tu as partagé ce privilège avec nous, et tu es venu allumer en elles des fureurs inconnues. Elles sont devenues folles dans
tes bras, tu es devenu féroce entre les leurs; elles ont commencé à se haïr ;vous vous êtes égorgés pour elles, et elles nous sont revenues teintes de votre sang. Nous sommes libres, et voilà que tu as enfoui dans notre terre le titre de notre futur esclavage. Tu n'es ni un dieu ni un démon, qui es-tu donc pour faire des esclaves ? Orou, toi qui entends la langue de ces hommes-là, dis nous à tous, comme tu me l'as dit à moi-même, ce qu'ils ont écrit sur cette l'ame de métal : Ce pays est à nous. Ce pays est à toi ! et pourquoi ? Parce que tu y as mis le pied ! Si un Otaïtien débarquait un jour sur vos côtes et qu'il
gravât sur une de vos pierres ou sur l'écorce d'un de vos arbres : Ce pays est aux habitants d’Otaïti, qu'en penserais-tu ? Tu es le plus fort - et qu'est-ce que cela fait ? Lorsqu'on t'a enlevé une des méprisables bagatelles, dont ton bâtiment est rempli, tu t'es récrié, tu t'es vengé, et dans le même instant tu as projeté au fond de ton coeur le vol de toute une contrée ! Tu n'es pas esclave,
tu souffrirais plutôt la mort que de l'être, et tu veux nous asservir ! Tu crois donc que l'Otaïtien ne sait pas défendre sa liberté et mourir ? Celui dont tu veux t'emparer comme de la brute, l'Otaïtien est ton frère ; vous êtes deux
enfants de la nature ; quel droit as-tu sur lui qu'il n'ait pas sur toi ? Tu es venu, nous sommes-nous jetés sur ta personne ? Avons-nous pillé ton vaisseau ?T'avons-nous saisi et exposé aux flèches de nos ennemis ? T'avons-nous associé
dans nos champs au travail de nos animaux ? Nous avons respecté notre image en toi. Laisse-nous nos moeurs, elles sont plus sages et plus honnêtes que les tiennes. Nous ne voulons point troquer ce que tu appelles notre ignorance contre tes inutiles lumières .

Pouvez vous m'aidez surtout a donner des elemnts sur l'eloge des tahitiens ? car la critique j'ai reussi.MerciBonjour

J'ai deja fais l'intro, l'axe 1 mais quelqu'un peut m'aider a trouver des choses pour l'axe 2 : l'elode des tahitiens. S'il vous plait

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Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, II - Puis s’adressant à Bougainville, il ajouta...

Bonjour Cece,

Le Tahitien est libre, il n'a pas le sens de la propriété, il n'est pas jaloux...
Il pratique une morale naturelle. Regarde les thèses de Rousseau sur l'état de nature.

Diderot reprend pour une part les thèses de Rousseau : il se montre défenseur de l'état de nature contre les vices de la culture, de la civilisation. Il est curieux de l'entendre dénoncer les "lumières" qu'il a par ailleurs défendues dans son oeuvre, notamment dans son projet encyclopédique.

Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, II - Puis s’adressant à Bougainville, il ajouta...

Bonjour,

J'ai sortie les essentiels pour répondre a cette question, mais je ne sais pas comment rédiger la réponse avec des phrase (paragraphe), pouvez vous me guider SVP?

Merci

Question : Quels sont les procédés mis en œuvre pour souligner l'indignation du vieillard ? Donnez des exemples.

Ma réponse: La périphrase péjorative
"chef des brigands"
"Et toi" / "Tu" = manque de respect

Hyperbole = la violence
"égorgé"
"fureurs"

-les tournures exclamatives
"ce pays est a toi!"

-Les questions rhétoriques = très nombreuses

Ironie méprisante


Texte:

C'est un vieillard qui parle. Il était père d'une famille nombreuse.[…]

Puis s'adressant à Bougainville, il ajouta: Et toi, chef des brigands qui t'obéissent, écarte promptement ton vaisseau de notre rive: nous sommes innocents, nous sommes heureux; et tu ne peux que nuire à notre bonheur. Nous suivons le pur instinct de la nature; et tu as tenté d'effacer de nos âmes son caractère. Ici tout est à tous et tu nous as prêché je ne sais quelle distinction du tien et du mien. Nos filles et nos femmes nous sont communes; tu as partagé ce privilège avec nous; et tu es venu allumer en elles des fureurs inconnues. Elles sont devenues folles dans tes bras; tu es devenu féroce entre les leurs. Elles ont commencé à se haïr; vous vous êtes égorgés pour elles; et elles nous sont revenues teintes de votre sang. Nous sommes libres; et voilà que tu as enfoui dans notre terre le titre de notre futur esclavage. Tu n'es ni un dieu, ni un démon qui es-tu donc, pour faire des esclaves? Orou! toi qui entends la langue de ces hommes-là, dis-nous à tous, comme tu me l'as dit à moi-même, ce qu'ils ont écrit sur cette lame de métal: Ce pays est a nous.
Ce pays est à toi! et pourquoi? parce que tu y as mis le pied? Si un Tahitien débarquait un jour sur vos côtes, et qu'il gravât sur une de vos pierres ou sur l'écorce d'un de vos arbres. Ce pays est aux habitants de Tahiti, qu'en penserais-tu? Tu es le plus fort! Et qu'est-ce que cela fait? Lorsqu'on t'a enlevé une des méprisables bagatelles dont ton bâtiment est rempli, tu t'es récrié, tu t'es vengé; et dans le même instant tu as projeté au fond de ton coeur le vol de toute une contrée! Tu n'es pas esclave: tu souffrirais plutôt la mort que de l'être, et tu veux nous asservir! Tu crois donc que le Tahitien ne sait pas défendre sa liberté et mourir? Celui dont tu veux t'emparer comme de la brute, le Tahitien est ton frère. Vous êtes deux enfants de la nature; quel droit as-tu sur lui qu'il n'ait pas sur toi? Tu es venu; nous sommes-nous jetés sur ta personne? avons-nous pillé ton vaisseau? t'avons-nous saisi et exposé aux flèches de nos ennemis? t'avons-nous associé dans nos champs au travail de nos animaux? Nous avons respecté notre image en toi. Laisserons nos moeurs; elles sont plus sages et plus honnêtes que les tiennes; nous ne voulons point troquer ce que tu appelles notre ignorance, contre tes inutiles lumières.

MerciSVP , pouvez vous m'aiser?

merci

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Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, II - Puis s’adressant à Bougainville, il ajouta...

Bonsoir Mete,

Je ne suis pas sûr que tu aies relevé tous les procédés, en particulier ceux qui relèvent du contraste.

Pour l'essentiel, les procédés appartiennent à la modalisation.

Pour ta rédaction, tu peux commencer ainsi :

"Diderot veut dénoncer les exactions européennes en Otaïti. Il se sert de la harangue d'un noble vieillard indigène qui apostrophe le chef de l'expédition. Les reproches sont soulignés par l'emploi de la deuxième personne, ici accusatrice, par l'emploi d'un vocabulaire péjoratif..."
Enchaîne tes arguments dans des phrases simples. Un argument par phrase. Relie les phrases par des connecteurs : en outre, aussi...

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Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, II - Puis s’adressant à Bougainville, il ajouta...

Bonjour, je suis en 1ère S et je prépare mon oral de français. J'ai juste une question concernant le texte ci-dessous, mon professeur de français à noté "lame de métal" l. comme une métaphore du viol.
Est-ce que quelqu'un pourrais m'expliquer en quoi il s'agit d'une métaphore du viol ?


Texte :

Puis s'adressant à Bougainville, il ajouta : Et toi, chef des brigands qui t'obéissent, écarte promptement ton vaisseau de notre rive : nous sommes innocents, nous sommes heureux ; et tu ne peux que nuire à notre bonheur. Nous suivons le pur instinct de la nature ; et tu as tenté d'effacer de nos âmes son caractère. Ici tout est à tous et tu nous as prêché je ne sais quelle distinction du tien et du mien. Nos filles et nos femmes nous sont communes ; tu as partagé ce privilège avec nous ; et tu es venu allumer en elles des fureurs inconnues. Elles sont devenues folles dans tes bras ; tu es devenu féroce entre les leurs. Elles ont commencé à se haïr ; vous vous êtes égorgés pour elles ; et elles nous sont revenues teintes de votre sang. Nous sommes libres ; et voilà que tu as enfoui dans notre terre le titre de notre futur esclavage. Tu n'es ni un dieu, ni un démon qui es­-tu donc, pour faire des esclaves ? Orou ! toi qui entends la langue de ces hommes-­là, dis­-nous à tous, comme tu me l'as dit à moi-même, ce qu'ils ont écrit sur cette lame de métal : Ce pays est a nous.Ce pays est à toi ! et pourquoi ? parce que tu y as mis le pied ? Si un Tahitien débarquait un jour sur vos côtes, et qu'il gravât sur une de vos pierres ou sur l'écorce d'un de vos arbres. Ce pays est aux habitants de Tahiti, qu'en penserais-tu ? Tu es le plus fort ! Et qu'est-ce que cela fait ? Lorsqu'on t'a enlevé une des méprisables bagatelles dont ton bâtiment est rempli , tu t'es récrié, tu t'es vengé ; et dans le même instant tu as projeté au fond de ton coeur le vol de toute une contrée ! Tu n'es pas esclave : tu souffrirais plutôt la mort que de l'être, et tu veux nous asservir ! Tu crois donc que le Tahitien ne sait pas défendre sa liberté et mourir ? Celui dont tu veux t'emparer comme de la brute, le Tahitien est ton frère. Vous êtes deux enfants de la nature ; quel droit as-tu sur lui qu'il n'ait pas sur toi ? Tu es venu ; nous sommes-nous jetés sur ta personne ? avons-nous pillé ton vaisseau ? t'avons ­nous saisi et exposé aux flèches de nos ennemis ? t'avons­ nous associé dans nos champs au travail de nos animaux ? Nous avons respecté notre image en toi. Laisserons nos moeurs ; elles sont plus sages et plus honnêtes que les tiennes

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Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, II - Puis s’adressant à Bougainville, il ajouta...

Bonjour, j'avais un commentaire à faire sur un extrait du Supplément au voyage de Bougainville. Je l'ai terminé mais j'aimerai votre avis, savoir si mon plan tient la route etc...
S'il y a parmi vous des volontaires prêts à m'accorder un peu de leur temps pour me lire et éventuellement me dire ce qu'il y aurait à améliorer , je suis preneuse   .
Je vous met le lien de l'extrait plus bas, pour ce qui est du commentaire je préfèrerai vous l'envoyer en mp, si cela ne vous dérange pas, pour éviter tout soucis de plagiat.
Merci beaucoup, bonne journée!   

Extrait:

Diderot, Supplément au Voyage de Bougainville, 1772, chapitre 2

Puis s'adressant à Bougainville, il ajouta : « Et toi, chef des brigands qui t'obéissent, écarte promptement ton vaisseau de notre rive : nous sommes innocents, nous sommes heureux ; et tu ne peux que nuire à notre bonheur. Nous suivons le pur instinct de la nature ; et tu as tenté d'effacer de nos âmes son caractère. Ici tout est à tous ; et tu nous as prêché je ne sais quelle distinction du tien et du mien. Nos filles et nos femmes nous sont communes ; tu as partagé ce privilège avec nous ; et tu es venu allumer en elles des fureurs inconnues. Elles sont devenues folles dans tes bras ; tu es devenu féroce entre les leurs. Elles ont commencé à se haïr ; vous vous êtes égorgés pour elles ; et elles nous sont revenues teintes de votre sang. Nous sommes libres ; et voilà que tu as enfoui dans notre terre le titre de notre futur esclavage. Tu n'es ni un dieu, ni un démon : qui es-tu donc, pour faire des esclaves ? Orou ! toi qui entends la langue de ces hommes-là, dis-nous à tous, comme tu me l'as dit à moi, ce qu'ils ont écrit sur cette lame de métal : Ce pays est à nous. Ce pays est à toi ! et pourquoi ? parce que tu y as mis le pied ? Si un Tahitien débarquait un jour sur vos côtes, et qu'il gravât sur une de vos pierres ou sur l'écorce d'un de vos arbres : Ce pays appartient aux habitants de Tahiti, qu'en penserais-tu ? Tu es le plus fort ! Et qu'est-ce que cela fait ? Lorsqu'on t'a enlevé une des méprisables bagatelles dont ton bâtiment est rempli, tu t'es récrié, tu t'es vengé ; et dans le même instant tu as projeté au fond de ton cœur le vol de toute une contrée ! Tu n'es pas esclave : tu souffrirais la mort plutôt que de l'être, et tu veux nous asservir ! Tu crois donc que le Tahitien ne sait pas défendre sa liberté et mourir ? Celui dont tu veux t'emparer comme de la brute, le Tahitien, est ton frère. Vous êtes deux enfants de la nature ; quel droit as-tu sur lui qu'il n'ait pas sur toi ? Tu es venu ; nous sommes-nous jetés sur ta personne ? Avons-nous pillé ton vaisseau ? T'avons-nous saisi et exposé aux flèches de nos ennemis ? T'avons-nous associé dans nos champs au travail de nos animaux ? Nous avons respecté notre image en toi. Laisse-nous nos mœurs ; elles sont plus sages et plus honnêtes que les tiennes ; nous ne voulons point troquer ce que tu appelles notre ignorance contre tes inutiles lumières. Tout ce qui nous est nécessaire et bon, nous le possédons. Sommes-nous dignes de mépris, parce que nous n'avons pas su nous faire des besoins superflus ? Lorsque nous avons faim, nous avons de quoi manger ; lorsque nous avons froid, nous avons de quoi nous vêtir. Tu es entré dans nos cabanes, qu'y manque-t-il, à ton avis ? Poursuis jusqu'où tu voudras ce que tu appelles commodités de la vie ; mais permets à des êtres sensés de s'arrêter, lorsqu'ils n'auraient à obtenir, de la continuité de leurs pénibles efforts, que des biens imaginaires. Si tu nous persuades de franchir l'étroite limite du besoin, quand finirons-nous de travailler ? Quand jouirons-nous ? Nous avons rendu la somme de nos fatigues annuelles et journalières la moindre qu'il était possible, parce que rien ne nous paraît préférable au repos. Va dans ta contrée t'agiter, te tourmenter tant que tu voudras ; laisse-nous reposer : ne nous entête ni de tes besoins factices, ni de tes vertus chimériques.
http://expositions.bnf.fr/lumieres/pedago/txt04.htm