Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

Bonjour,
Notre prof de français (je suis en 1èreS) nous avait donné un commentaire à faire sur Madame Bovary (Une vieille dame récompensée pendant les comices agricoles ) mais alors que j'avais trouvé un certain nombre d'idées ; notre prof a décidé de changer l'extrait depuis hier samedi...

Bref, je dois rendre le commentaire Jeudi, et il faut tout que je recommence maintenant sur :
-Deuxième partie , chapitre 2
La conversation à Yonville entre Homais, Leon, Emma, Charles.
De "Avez vous du moins quelques promenades dans les environs?" à "et il y avait la maison Tuvache qui faisait beaucoup d'embarras"

— Avez-vous du moins quelques Promenades dans les environs ? continuait madame Bovary parlant au jeune homme.

— Oh ! fort peu, répondit-il. Il y a un endroit que l’on nomme la Pâture, sur le haut de la côte, à la lisière de la forêt. Quelquefois, le dimanche, je vais là, et j’y reste avec un livre, à regarder le soleil couchant.

— Je ne trouve rien d’admirable comme les soleils couchants, reprit-elle, mais au bord de la mer, surtout.

— Oh ! j’adore la mer, dit M. Léon.

— Et puis ne vous semble-t-il pas, répliqua madame Bovary, que l’esprit vogue plus librement sur cette étendue sans limites, dont la contemplation vous élève l’âme et donne des idées d’infini, d’idéal ?

— Il en est de même des paysages de montagnes, reprit Léon. J’ai un cousin qui a voyagé en Suisse l’année dernière, et qui me disait qu’on ne peut se figurer la poésie des lacs, le charme des cascades, l’effet gigantesque des glaciers. On voit des pins d’une grandeur incroyable, en travers des torrents, des cabanes suspendues sur des précipices, et, à mille pieds sous vous, des vallées entières, quand les nuages s’entrouvrent. Ces spectacles doivent enthousiasmer, disposer à la prière, à l’extase ! Aussi je ne m’étonne plus de ce musicien célèbre qui, pour exciter mieux son imagination, avait coutume d’aller jouer du piano devant quelque site imposant.

— Vous faites de la musique ? demanda-t-elle.

— Non, mais je l’aime beaucoup, répondit-il.

— Ah ! ne l’écoutez pas, madame Bovary, interrompit Homais en se penchant sur son assiette, c’est modestie pure. – Comment, mon cher ! Eh ! l’autre jour, dans votre chambre, vous chantiez l’Ange gardien à ravir. Je vous entendais du laboratoire ; vous détachiez cela comme un acteur.

Léon, en effet, logeait chez le pharmacien, où il avait une petite pièce au second étage, sur la place. Il rougit à ce compliment de son propriétaire, qui déjà s’était tourné vers le médecin et lui énumérait les uns après les autres les principaux habitants d’Yonville. Il racontait des anecdotes, donnait des renseignements ; on ne savait pas au juste la fortune du notaire, et il y avait la maison Tuvache qui faisait beaucoup d’embarras.

Je commence à démoraliser.
Je doit trouver Problématique Intro Plan Conclusion...et je n'en suis qu'au point ZERO.

En plus de ça j'ai pas que ce commentaire idiot (pour rester poli ) à faire.

Pouvez-vous m'indiquer le bon chemin pour ne pas me perdre parmis les mots dès le début?

Merci bien
BikematPersonne?
Je trouve un champs lexical important sur l'Art et la nature. Je pourrais en faire une première partie...ensuite...

Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

Si tu ne nous affiches pas le texte........

Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

Oh pardon '

La scène se situe en mars 1840. Jugeant sa femme malade, Charles Bovary décide la changer d'air et de quitter le village. Ils iront vivre dans un gros bourg voisin de NeufChatel.
A leur arrivée à Yonville, ils sont acceuillis par le pharmacien Homais et un jeune clerc de notaire, Leon.


– Avez-vous du moins quelques Promenades dans les environs ? continuait madame Bovary parlant au jeune homme.

– Oh ! fort peu, répondit-il. Il y a un endroit que l’on nomme la Pâture, sur le haut de la côte, à la lisière de la forêt. Quelquefois, le dimanche, je vais là, et j’y reste avec un livre, à regarder le soleil couchant.

– Je ne trouve rien d’admirable comme les soleils couchants, reprit-elle, mais au bord de la mer, surtout.

– Oh ! j’adore la mer, dit M. Léon.

– Et puis ne vous semble-t-il pas, répliqua madame Bovary, que l’esprit vogue plus librement sur cette étendue sans limites, dont la contemplation vous élève l’âme et donne des idées d’infini, d’idéal ?

– Il en est de même des paysages de montagnes, reprit Léon. J’ai un cousin qui a voyagé en Suisse l’année dernière, et qui me disait qu’on ne peut se figurer la poésie des lacs, le charme des cascades, l’effet gigantesque des glaciers. On voit des pins d’une grandeur incroyable, en travers des torrents, des cabanes suspendues sur des précipices, et, à mille pieds sous vous, des vallées entières, quand les nuages s’entrouvrent. Ces spectacles doivent enthousiasmer, disposer à la prière, à l’extase ! Aussi je ne m’étonne plus de ce musicien célèbre qui, pour exciter mieux son imagination, avait coutume d’aller jouer du piano devant quelque site imposant.

– Vous faites de la musique ? demanda-t-elle.

– Non, mais je l’aime beaucoup, répondit-il.

– Ah ! ne l’écoutez pas, madame Bovary, interrompit Homais en se penchant sur son assiette, c’est modestie pure. – Comment, mon cher ! Eh ! l’autre jour, dans votre chambre, vous chantiez l’Ange gardien à ravir. Je vous entendais du laboratoire ; vous dé-tachiez cela comme un acteur.

Léon, en effet, logeait chez le pharmacien, où il avait une petite pièce au second étage, sur la place. Il rougit à ce compliment de son propriétaire, qui déjà s’était tourné vers le médecin et lui énumérait les uns après les autres les principaux habitants d’Yonville. Il racontait des anecdotes, donnait des renseignements ; on ne savait pas au juste la fortune du notaire, et il y avait la maison Tuvache qui faisait beaucoup d’embarras.

Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

Madame la Baronne de Rothschild publie des livres sur l'étiquette. Parmi ses conseils on trouve ce qui est de bon ton comme sujets de conversation: le temps, les voyages, la jeunesse....
Est-ce que Emma reste dans ce registre de politesse?

Les réponses à ses questions, sont-elles aussi polies/neutres que les questions posées?

Léon se montre comment par sa réponse la plus longue?
Est-ce que Mme Bovary le trouve intéressant? En quoi ou pourquoi pas?
Rougir trahit-il quelque chose, ou est-ce simplement la réaction spontanée d'un jeune homme inexpérimenté dans le monde?

Comment qualifiérais-tu le ton de la conversation entre le pharmicien et le médecin?

Est-ce que cette compagnie est mondaine? Elle représente quoi par rapport à la ville dans laquelle elle se trouve?

Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

JSC a écrit :

Madame la Baronne de Rothschild publie des livres sur l'étiquette. Parmi ses conseils on trouve ce qui est de bon ton comme sujets de conversation: le temps, les voyages, la jeunesse....
Est-ce que Emma reste dans ce registre de politesse?

Emma se trouve totalement dans ce registre à mon gout "...que l'esprit vogue plus librement sur cette étendue sans limites..."
Elle parle de "promenades", de "contemplation" du paysage ect


Les réponses à ses questions, sont-elles aussi polies/neutres que les questions posées?

La aussi elle parait calme/polie lorsqu'elle répond.


Léon se montre comment par sa réponse la plus longue?

En revanche Leon a l'air moins sur de lui. Il répond assez rudement (ce n'est peut être pas le bon mot) "J'ai un cousin qui" => Registre moins soutenu non?

Est-ce que Mme Bovary le trouve intéressant? En quoi ou pourquoi pas?

Je ne sais pas trop la. C'est ambigu. Elle lui pose des questions sur ses goûts "Vous aimez la musique?", elle peut très bien être vraiment intéressée tout comme poser ses questions de façon mécanique, pour se faire bien voir.
Ya-t-il un indice dans l'extrait qui permettrai de faire la différence?


Rougir trahit-il quelque chose, ou est-ce simplement la réaction spontanée d'un jeune homme inexpérimenté dans le monde?

J'ai l'impression que Leon ne sait pas comment s'y prendre face à une femme qui lui montre une certaine connaissance sur des sujets comme "le soleil couchant, la mer"
Quoique selon moi, l'auteur se veut ironique sur cette conversation.
Elle donne un air pathétique au personnages non?
Je ne sais comment expliquer mais le dialogue sonne faux.


Comment qualifiérais-tu le ton de la conversation entre le pharmicien et le médecin?

Beaucoup plus technique, une conversation ""d'hommes"" et plutôt politique "principaux habitants, renseignements..."


Est-ce que cette compagnie est mondaine? Elle représente quoi par rapport à la ville dans laquelle elle se trouve?

Homais, Leon, Emma et Charles ne sont pas de la "haute"! Ces personnages n'appartiennent à cette catégorie de compagnie.
Ils sont au même niveau que leur "gros bourg"

Je me suis bien expliqué ou..?

Plan :
I Deux dialogues
A : Emma et leon => Culturel
B : Homais et Charles => Politique

II L'ironisme de l'auteur
A : Une conversation frêle
B : Deux personnages qui ne savent pas précisément de quoi ils parlent.


Voila mais je ne suis pas "chaud" pour ce plan..

Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

Merci d'avoir pris la peine de répondre.
J'essaie de te donner des pistes de réflexion.
Ton plan, est-il le résultat de cette réflexion, ou l'avais-tu pondu auparavant?
Comment avoir un plan sans avoir pensé une problématique?

Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

Je pensais poser ma problématique après connaitre les deux grands axes après réflexion (qui a grandement été aidée par tes pistes).

Enfin si je relis mon cours c'est comme ça que nous as appris notre prof' (ayant l'air un peu drogué d'ailleurs lol )

C'est à moi de te remercier de m'avoir répondu!

Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

Je propose
Les entendus et les sous-entendues d'une conversation de province.

I Conversation de société
- repose sur des questions et leurs réponses
- on échappe parfois au registre de la pure politesse
- c'est une petite société

II Ce qui est dit n'est pas toujours ce qui est entendu
- les paroles, quand est-ce qu'elles expripe un réel uintérêt?
- une longue réponse ou un rougissement trahissent plus l'état de la personne que ses connaissances
- à quoi bon étaler sa culture?

La scène nous laisse néanmoins des impressions accrues sur les personnages des ses participants.

Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

Bonne idée. Et je pense pouvoir bien placée mes idées.
J'essaye de mettre ça en place et je te dirais la note que je vais obtenir

Merci encore!
Je vais me couché plus tôt que prévu ce soir!

10

Flaubert, Madame Bovary, II, 2 - Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs ?...

Je ne garantis rien pour le plan!
Je suis meilleur en idées qu'en plan!

Bonne nuit, biker.