Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal...

Bonjour à toutes et à tous,
Je poste ce message afin que l'on m'aide à établir le plan de ma lecture analytique. Je suis en 1ere Es. L'introduction et la conclusion, je me débrouille mais je n'arrive pas à faire mon plan. La problématique étant: Quelle est l'influence du cadre dans la complicité entre les personnages?
C'est le chapitre 9 de la partie II de Madame Bovary.
Passage:

Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal, passant entre les branches, lui éblouissait les yeux. Çà et là, tout autour d'elle, dans les feuilles ou par terre, des taches lumineuses tremblaient, comme si des colibris, en volant, eussent éparpillé leurs plumes. Le silence était partout ; quelque chose de doux semblait sortir des arbres ; elle sentait son coeur, dont les battements recommençaient, et le sang circuler dans sa chair comme un fleuve de lait. Alors, elle entendit tout au loin, au-delà du bois, sur les autres collines, un cri vague et prolongé, une voix qui se traînait, et elle l'écoutait silencieusement, se mêlant comme une musique aux dernières vibrations de ses nerfs émus. Rodolphe, le cigare aux dents, raccommodait avec son canif une des deux brides cassées.

Ils s'en revinrent à Yonville, par le même chemin. Ils revirent sur la boue les traces de leurs chevaux, côte à côte, et les mêmes buissons, les mêmes cailloux dans l'herbe. Rien autour d'eux n'avait changé ; et pour elle, cependant, quelque chose était survenu de plus considérable que si les montagnes se fussent déplacées. Rodolphe, de temps à autre, se penchait et lui prenait sa main pour la baiser.

Elle était charmante, à cheval ! Droite, avec sa taille mince, le genou plié sur la crinière de sa bête et un peu colorée par le grand air dans la rougeur du soir.

En entrant dans Yonville, elle caracola sur les pavés. On la regardait des fenêtres. Son mari, au dîner, lui trouva bonne mine ; mais elle eut l'air de ne pas l'entendre lorsqu'il s'informa de sa promenade ; et elle restait le coude au bord de son assiette, entre les deux bougies qui brûlaient.

Merci de consacrer un peu de votre temps pour m'aider parce que là, vraiment, je bloque.
Merci d'avance!S'il vous plait! Aidez-moi!
Merci.

Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal...

Bonsoir Tala,

Essaie de lire entre les lignes et de remarquer comme la nature semble complice de ce qui n'est pas dit dans ce passage...  Tu imagines ce que Rodolphe et Emma ont fait... Appuie-toi sur les champs lexicaux. Ombres (on se cache) ; éblouissait (Emma est éblouie par Rodolphe) ; doux, lait (la douceur de ce rendez-vous...) ; etc.

Muriel

Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal...

Il me semble que les ingrédients essentiels pour la complicité sont
- la proximité
- l'accord, du  moins tacite, à poursuivre un et le même objet.

Est-ce que tu peux trouver dans ce passage des conditions favorisant ces deux critères?
D'autres ingrédients?

Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal...

Salut, tala.f.
Utilise la fonction recherche: tu y trouveras des fiches méthodes sur comment étudier un extrait de roman et comment bâtir un plan de commentaire.
Ensuite procède à une lecture analytique ce qui te permettra de trouver un plan. Tu pourras ensuite nous le présenter.

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Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal...

Bonjour à tous,

Je suis en train d'écrire une dissertation sur un texte de Flaubert et j'aurais besoin de votre aide pour comprendre ce passage :

Le silence était partout ; quelque chose de doux semblait sortir des arbres ; elle sentait son cœur, dont les battements recommençaient, et le sang circuler dans sa chair comme un fleuve de lait.

(Elle vient de tomber en amour avec Rodolphe.)

Je ne comprends pas pourquoi l'auteur compare le sang d'Emma à un fleuve de lait. Qu'est-ce que ça signifie?

Toutes vos idées sont les bienvenues!

Merci...

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Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal...

Bonsoir Mrpacane,

Ce fleuve de lait reprend la douceur évoquée précédemment. Emma vit une langueur.