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Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

bonjour à tous,

voila je vous expose mon problème :

je travaille en ce moment pour faire mon premier commentaire de texte de philosophie et très sincèrement les pistes a explorer sont flous pour moi...

voici le texte:

Qui dit esprit dit, avant tout, conscience. Mais, qu'est-ce que la conscience ? Vous pensez bien que je ne vais pas définir une chose aussi concrète, aussi constamment présente à l'expérience de chacun de nous. Mais sans donner de la conscience une définition qui serait moins claire qu'elle, je puis la caractériser par son trait le plus apparent : conscience signifie d'abord mémoire. La mémoire peut manquer d'ampleur ; elle peut n'embrasser qu'une faible partie du passé ; elle peut ne retenir que ce qui vient d'arriver ; mais la mémoire est là, ou bien alors la conscience n'y est pas. Une conscience qui ne conserverait rien de son passé, qui s'oublierait sans cesse elle-même, périrait et renaîtrait à chaque instant : comment définir autrement l'inconscience ? Quand Leibniz disait de la matière que c'est « un esprit instantané », ne la déclarait-il pas, bon gré, mal gré, insensible ? Toute conscience est donc mémoire -conservation et accumulation du passé dans le présent.

si vous pouviez m'aider ce serait vraiment gentil car je suis perdue car nous ne l'avons pa vu en cours.
-quelles pistes ?
-idée du plan ?
-comment faire un commentaire? comme en français ?intro dev conclu) ?


j'apprécierais beaucoup votre aide !!

a bientot

Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

Naturellement, tu as fait des recherches déjà sur CONSCIENCE et MÉMOIRE....

Les choses existèrent et les êtres vécurent bel et bien avant notre conscience d'eux.
Notre conscience de la mort nous mène à l'honorer. Ceci nous distingue des animaux.
Notre conscience est parfois décrite comme l'outil qui nous distingue le mal et le bien.
La conscience morale de Socrate le mène à sa chute. Aucuns y voient du surmoi, comme diraient les psys.
Platon: l'idée de conscience comme puissance de représentation. La réalité d'une chose.
Descartes: la conscience est le fondament de la pensée. La conscience fait exister les choses pour nous.
Hegel : conscience de soi "en-soi-et-pour-soi".
La conscience malheureuse (d'un croyant se sentant séparé de Dieu, par exemple).
Marx: l'existence sociale des hommes détermine leur conscience!
Freud: mieux évité pour le moment (Conscient/inconscient/préconscient - moi/ça/surmoi) 

Dans Philosophie pour les Nuls, il y a un excellent chapitre Conscience, être, existence.
La conscience conçue comme une activité plutôt que comme une chose.
Heideger: conscience => Dasein.

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Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

j'ai repris un peu mon texte et trouver deux parties principales :
I)la mémoire
II) la conscience
puisque ce sont les deux sujets dont bergson traite dans ce texte

voici mon intro :
la question d ela conscience est très ancienne , elle a toujours été une grande préocupation des philosophes. d'ailleurs bergson ne s'embarrase pas pour la definir "je ne vais pas définir une chose aussi concrète". il ne traite dans ce texte que d'un aspect primordial : " la concience est tout d'abord mémoire"
(faut-il mettre des renseignements sur l'auteur ? et sur le terme de la conscience en général ? quoi d'autres ?)

I) la conscience
"qui dit esprit dit avant tout conscience".
bergson se pose une question lui même  au cours de la rédaction de son texte : " mais qu'est ce que la conscience" c'est une chose concrète pour lui qui est présente dans chacun de nous . chaque moi possède une consciente différente d'un autre moi. et ainsi (j'en déduit que )chacun de nous a besoin de sa conscience (pourquoi ...?pour vivre , pour se souvenir ?) la définition de la conscience lui parait vraiment évidente: et pour donner une  definition précise et éxhausive de la conscience il l'a caractérise  avec un autre mot " conscience signifit d'abord mémoire"
( après je ne sais pas  de quoi je pourrais parler, j'ai essayer de faire une breve analyse que je compte ré approfondir...)

II)la mémoire
Bergson pense que la mémoire est en "manque d'ampleur" c'est a dire qu'elle ne peut pas sauvegarder toute les informations , elle est ne relation avec le passé  qu'elle accumule dans le présent




mon analyse doit manquer de beaucoup de choses , j'ai besoins de vos conseils et critiques afin que je puisse l'améliorer!!

Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

On pourrait aussi analyser la forme de ce que dit Bergson:
au hasard
énoncé, preuve par contradiction, preuve par expérience, axiome, citation, exemple, argument.
La valeur de chaque terme (Si la conclusion qu'il tire de Leibnitz est incorrecte, son argument tombe à l'eau. Quelles autres réponses à donner à la question que Leibnitz pose?)

Pour une dissertation philosophique, il est recommandé d'examiner le texte entier et y réfléchir plutôt que de séparer tout en définitions. Pour le commentaire je suis pas certain.

Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

Un conseil, fait confiance au texte.

Sinon effectivement la question de la conscience n'est pas à proprement parler "ancienne" mais, il me semble, qu'elle remonte à la naissance de la philosophie.

Je ne sais pas si vous avez étudié des extraits de L'apologie de Socrate et qui dit, je cite :

Je sais que je ne sais rien

C'est en fait une autre formulation du " Connais toi toi-même", autrement dit connais tes limites, il faut que tu en aies conscience.

Jusqu'au début du XIXème siècle, la philosophie tourne beaucoup autour de la conscience.

Il faudra attendre Nietzsche puis d'autres pour voir cette philosophie critiquée.

Surtout, avant de partir dans de grande théories abstraites, reste dans le concret.

Idées en vrac ;

Idée de la mémoire qui problématise le passé dans le présent
Les souvenirs c'est un certain passé, la définition de la mémoire problématise les rapports du passé et du présent.
Le passé est conservé dans le présent.
Il n'y a mémoire que pour une conscience qui se souvient.
Le souvenir est présent à cette conscience, donc le souvenir est souvenir pour un présent. Dans l'instant où je me souviens, je suis présent en moi-même, conscient de me souvenir.
Le présent du passé consiste en la mémoire, la conscience qui vise un objet comme passé.
Le premier présent est celui de la conscience, le présent du présent.

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Dites moi si j'ai fait des erreurs, je n'en sortirai que plus heureux

Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

Bgn a écrit :

Je sais que je ne sais rien

C'est en fait une autre formulation du " Connais toi toi-même", autrement dit connais tes limites, il faut que tu en aies conscience.

Bonjour, Bgn.
Excuse-moi de vouloir mettre un bémol (je te vois enthousiaste pour la matière et en suis content).

1. Savoir # connaître. (Ou alors dans des cadres clairement définis). C'est annoncer le doute nécessaire à tout raisonnement. on attend Kant pour essayer de systématiser la pensée.  (Que puis-je savoir? Que dois-je faire? Que m'est-il permis d'espérer?)
2. Connais-toi toi-même est le début de tout rite initiatique. Que suis-je? Qu'est-ce que le moi? Un regard sur les autres emane de lù.
3. Il me semble que le penser est la seule liberté inconditionnelle que l'on possède (bien que.....) Les limites d'un moi sont celles qu'on s'impose hors de contact avec autrui.

Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

J'apprécie qu'on me reprenne, du moment que j'apprends quelque chose de ce que je n'ai pas bien saisi.

Alors je te remercie

Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

Pour le 2. , "Quel est ton nom" est la grande question dans les mythes anciennes (posée à Ulysse par le Cyclope par exemple).
La réponse "mon nom est personne" n'est pas uniquement pratique pour sauver sa vie plus tard, mais aussi une grande ouverture philosophique.

Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

1 - La distinction de l'espace et du temps est implicite.
C'est comme s'il se mettait des œillères pour ne plus être perturbé par l'espace que l'esprit peut se figurer la conscience comme le raconte ce texte. On pourrait tout aussi facilement abolir mentalement le temps pour voir la conscience prendre corps quand on se frotte les yeux, découvre qu'il fait noir, allume sa lampe, découvre sa chambre, ouvre les volets, découvre le temps qu'il fait, puis regarde son agenda et découvre qu'au-delà de son champ visuel, il y a un bureau qui vous attend.
C'est à cause de cette division qui sépare l'espace du temps et du cadre de pensée qui en résulte que l'esprit construit des chimères sans se préoccuper de l'espace (y compris son corps), comme le cheval à qui on a mis des œillères court vers le but sans se soucier de l'espace à franchir pour l'atteindre. ni des efforts musculaires.

2 - Il serait naïf de supposer que Bergson ignore cela, mais très vraisemblable que son auditoire ou ses lecteurs n'y pensent pas et que Bergson les fait marcher comme fait un vendeur pour attrapper un nigaud. Cette manière de produire une téléologie par l'emploi de la téléologique peut être transposée du niveau expérimental (faire marcher des benêts) à un niveau un peu plus élevé où l'on cherche à tirer des leçons d'une expérience qui marche si bien. C'est ce qui avait fait l'objet du débat entre Leibniz et Bossuet, et, mutatis mutandis, allait faire l'objet d'une rencontre célèbre en Bergson et Einstein.
C'est même un problème permanent. Quand, à la fin de Pompidou, j'avais envoyé un article à Jean Boissonnat, intitulé "Bonne année, bonne crise", il m'avait répondu: "Il ne faut pas le leur dire". L'escroquerie, qu'elle soit intellectuelle ou économique repose bien plus sur la naïveté de la victime que sur l'ingéniosité de l'escroc. Mais il est plus facile de détecter une supercherie que de la montrer et d'observer que Bergson a mis l'espace dans sa poche avec son mouchoir par dessus que de dénoncer l'entourloupette.

3 - C'est pourquoi le discours ou le livre publié sont le produit d'un dosage qui vise à donner à tout le monde matière à réflexion afin que le naïf qui ne demande qu'à marcher soit satisfait qu'on le fasse marcher, et que le spectateur y trouve aussi son compte. C'est un jeu périlleux, car, comme dit le proverbe, plus le singe monte haut, plus il montre son derrière et il arrive qu'un essai raté produise l'hilarité générale. C'est à ce moment là que les apprentis maîtres à penser sont dépassés et le montrent en décrivant le rire ou le mot d'esprit, comme ils le comprennent, c'est-à-dire de façon naïve et ridicule.
Mais c'est aussi dans le fait de s'exposer que se fait la rencontre entre ceux qui n'oseraient pas, ceux qui se lancent et font les farauds et ceux qui s'amusent.

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Henri Bergson, L'Énergie spirituelle, I - Qui dit esprit dit, avant tout, conscience...

je ne comprends rien a ta vision des choses peut etre est ce parce que je n'ai encore rien fait de spéciale en philo ... c'est trop compliqué je ne vois pas pourquoi tu va aussi loin dans le commentaire je pensais qu'il fallait seulement expliquer les phrases ...