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Baudelaire, Le Serpent qui danse

Bonjour à tous !

Alors voilà, je dois faire un commentaire sur ce poème. La problématique étant : En quoi ce portrait de femme est-il original et moderne ?

Je vous propose le début de mon travail, j'aimerais avoir des commentaires : est-ce que je risque de me répéter ? Est-ce que je répond bien à la question ?
Je pense avoir bien compris le poème, ce qui m'inquiète c'est la structure de mon commentaire.

Si je peux avoir vos impressions, ce serait sympa !

Merci d'avance !

XXVIII - Le Serpent qui danse


Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!


Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,


Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.


Tes yeux, où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L'or avec le fer.


A te voir marcher en cadence,
Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton.


Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D'un jeune éléphant,


Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l'eau.


Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,


Je crois boire un vin de Bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D'étoiles mon coeur!

I.Le portrait d'une femme ambivalente

1.Le portrait
Champ lexical du corps, introduit par le regard du poète : « j'aime voir ». Nombreuses comparaisons, chaque élément du corps est décrit.
Progression du regard du poète : corps / peau / chevelure (récurrent chez Baud. « La chevelure ») / yeux / démarche / tête / corps bouche / dent. Portrait en mouvement. Mis à part pour la démarche, par de vue d'ensemble.

2.La femme-serpent
Par son corps. Le titre : femme comparée à un serpent. La relative « qui danse » annonce cette comparaison avec une femme. Sa peau miroite, ses yeux sont d'or et de fer. Son corps se penche et s'allonge.
Par sa démarche. L'ondulation évoquée par les images de balancement et la forme du poème. Balancement présent dans tout le poème. Que ce soit par le mouvement exécuté par le serpent ou la danse. Mer associée à la chevelure par ses ondulations. Elle marche en cadence. Poème sans cesse en mouvement (peau, cheveux...). C'est dans la strophe central qu'est présentée la comparaison. Son corps « balance » et « roule ». L'eau de sa bouche (salive) est comme un flot.

3.La femme dangereuse
Le thème du serpent : animal maléfique
Ambiguïté de cette femme qui ne semble pas rendre l'amour qui lui est consacré. Spleen,aspect maléfique de la beauté

I.L'amour associé à la sensualité

1.L'expression de l'amour
Champ lexical de l'amour
Enonciation et registre lyrique

2.La sensualité et l'érotisme
Vocabulaire des sens
Rapprochement physique entre la femme et le poète

I.Une invitation au voyage

1.La métaphore du navire
2.L'exotisme
l'éléphant
le rêve

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Baudelaire, Le Serpent qui danse

Bonjour,

Tu as vu l'essentiel, mais ton plan semble se répéter.
Pour le plan, je me contenterais en 1 d'examiner un portrait en mouvement, un portrait animalier ; le reste sans changement. Je garderais pour la fin ce portrait de femme ambiguë, la mulâtresse Jeanne Duval, à la fois dangereuse et nécessaire, promesse de destruction et de mort comme de paradis...
Le serpent est aussi l'animal qui hypnotise, le tentateur de la Genèse, le séducteur.
Tu devrais plus insister sur la femme animal dans la partie sur la sensualité.
As-tu bien examiné le venin et le poison ? cette fascination du danger et de la mort pourtant nécessaires. Tout plutôt que la banalité semble dire Baudelaire !

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Baudelaire, Le Serpent qui danse

Merci pour tes conseils !

Du coup en première partie je ne parle que du portrait en mouvement et de la comparaison femme-serpent
Ensuite, dans ma deuxième partie, quand je parle de l'érotisme, je rappelle toute la symbolique du serpent maléfique et tentateur.
D'ailleurs : Je peux comparer le flot de sa bouche au poison du serpent ?
Dans ma troisième partie, je parlerai de la femme ambiguë avec l'exotisme, en rappelant que Jeanne Duval était métisse, la vénus noire, et toute la menace qui pèse dans le poème.

En conclusion : original et moderne parce que Baudelaire associe l'amour à quelque chose de maléfique et de fascinant. En opposition avec la tradition romantique (et Lamartine).
Moderne aussi par la forme du poème, mais ça j'en suis moins sure, faudrait que je creuse mes recherches... (j'ai lu quelque part que Baudelaire réalisait un "blason"... à voir)

Voilà ! Merci pour tout commentaire à venir !

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Baudelaire, Le Serpent qui danse

Bonjour,

Oui, bien sûr, le flot de la bouche est une sorte de venin comparé aussi au vin, un des paradis artificiels. La femme est source d'inspiration pour le poète.

Baudelaire, Le Serpent qui danse

Bonjour j'ai grand besoin d'aide ! pour mardi 03/01/2011 je dois rendre un commentaire composé sur le poème le serpent qui danse de Baudelaire qui rappellerais un portrait en mouvement, la sensualité ainsi qu'une invitation au voyage et au rêve ==>  ( Ces trois parties qui formerais trois paragraphes)  Je remercie déjà mille fois celui ou celle qui pourra m'aider !

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Baudelaire, Le Serpent qui danse

Bonsoir.

Tu trouveras sûrement de l'aide en relisant les autres messages de cette discussion, en particulier celui de Jean-Luc.

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Baudelaire, Le Serpent qui danse

Bonjour à tous,

Je suis en 1ere ES et je dois faire un plan détaillé de ce poème :"Le Serpent qui Danse" de Charles Baudelaire pour faire ensuite un commentaire composé.

Voici mon plan :

> En quoi l'évocation de la femme dans cette scène révèle-t-elle l'imaginaire de Baudelaire habité par le Spleen et l'idéal ?


1-Ce poème donne une évocation à l'amour
A). Une description parfaite de la femme
         -description physique ( champs lexicaux du corps )
         -images renvoyant à la mer ( champs lexicaux de la mer, métaphore filée de l'eau )


B). Un rythme lent qui accentue le désir
         -effet de lenteur ( lexique, rythme par la longueur des phrases, ordre des groupes dans une phrase )
         -effet d'attente, qui augmente le désir ( syntaxe du 1er quatrain : phrase exclamative "que" au vers 1 )
         -mouvement lent ( "indolente","paresse","mollesse". Ponctuation ainsi que la longueur des phrases, lenteur à la fin du poème par de plus longues phrases )


2-Dans ce poème la femme à pris la forme d'un serpent, et le poète image la femme
A). Le serpent donne au lecteur l'idée que Baudelaire a sur les femmes
         -déshumanisation de la femme
         -représentation satanique, mais aussi sensuelle ( "On dirait un serpent qui danse","Belle d'abandon" )
B). Évocation au voyage, à l'extase
         -une scène érotique ( 3 dernières strophes consacrés à l'érotisme )
         -Baudelaire charme la femme comme un charmeur de serpent charme son serpent description des actions que fait le serpent quand il est charmé, Baudelaire métaphorise la femme )


Voilà j'espère que vous pourrez m'aiguiller d'avantage.

Merci

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Baudelaire, Le Serpent qui danse

Bonjour Romain,

ton plan ne répond pas tout à fait à ta problématique, parce qu'il ne met pas suffisamment l'accent sur l'ambivalence, la dualité de la femme.

Il faut savoir que Jeanne Duval était une métisse avec qui Baudelaire a entretenu une liaison très longue et très orageuse, faite de ruptures et de retrouvailles. Il est indéniable qu'elle a exercé une grande influence sur l'oeuvre du poète à qui elle a inspiré de magnifiques textes. Mais au XIX e siècle, le racisme et la misogynie sont très grands, et Jeanne Duval, indépendamment de son caractère, a souvent été présentée comme le mauvais ange de Baudelaire, et parfois comme d'une grande beauté, souvent aussi comme quelconque.

Cette ambigüité est présente dans tout le texte, mais ton plan ne le met pas suffisamment en valeur. L'Idéal, c'est l'exotisme, le rêve, la création poétique; tandis que la sensualité, l'amour charnel et la fascination exercée par la femme sur le poète le ramène plutôt au Spleen, car il a conscience d'être prisonnier de ses "charmes" malgré la souffrance que son indifférence lui inflige.

En espérant que cela te sera utile... bon courage!

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Baudelaire, Le Serpent qui danse

bonsoir,
je suis en seconde et je dois rediger un commentaire composer sur "le Serpent qui danse" de Baudelaire.
voici le poème :

Le serpent qui danse

Que j'aime voir, chère indolente,
            De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
            Miroiter la peau !

Sur ta chevelure profonde
            Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
            Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s'éveille
            Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
            Pour un ciel lointain.

Tes yeux où rien ne se révèle
            De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
            L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
            Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
            Au bout d'un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
            Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
            D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s'allonge
            Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
            Ses vergues dans l'eau.

Comme un flot grossi par la fonte
            Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
            Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
            Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
            D’étoiles mon cœur !

j'ai une problématique imposée : en quoi la fusion amoureuse apparente laisse-t-elle entrevoir l'idéal sans guerrir pour autant du spleen ?
Je ne trouve pas les parties ni les sous parties appropriées...
merci...

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Baudelaire, Le Serpent qui danse

La femme apparaît encore ici avec une nature double : un être fuyant, inaccessible et une fleur du mal voluptueuse. (Tenir compte du titre)