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L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

Bonjour ,

Voilà je dois rendre pour Lundi une dissertation sur ce sujet:

L'utopie positive ou négative vous semble-t-elle être un outil littéraire éfficace pour défendre une cause?
Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes du corpus,vos lectures personelles et les oeuvres que vous avez étudiées.

Et je ne sais trop comment batir le plan c'est à dire la thèse l'anti-thèse et la synthèse :s
D'abord je ne sais pas si je dois trancher entre l'utopie ou la contre utopie ou parler des deux?
Si il faut choisir alors je choisis l'utopie...

Pour la thèse je pensais à : L'utopie positive est incontestablement éfficace pour défendre une cause.
(elle dénonce des faits de note époque, elle crituqe etc...)

Anti-thèse: Cependant elle a un effet limité.
(et là en arguments je dis par exemple que l'utopie peut avoir mal été comprise, que ça ne va pas forcément influencer le lecteur etc...)

Et là par-contre la synthèse je sais vraiment pas quoi dire

Quelqu'un pourrait-t-il m'aider?

merci y'a un autre problème ça dit pour défendre UNE cause...donc je dois traiter que d'un seul problème de notre société?
Par exemple la pauvreté et dire en argument pour la  thèsé :Il dénonce la pauvreté en faisant le contraire dans l'utopie.Mince j'ai aussi oubliée de vous mettre les textes du corpus ...

Document 1 : (T. MORE, Utopie, extrait , 1515)
Le héros arrive en utopie et décrit la ville qu'il découvre.

Les rues ont été bien dessinées, à la fois pour servir le trafic et pour faire obstacle aux vents. Les constructions ont bonne apparence. Elles forment deux rangs continus, constitués par des façades qui se font vis-à-vis, bordant une chaussée de vingt pieds de large. Derrière les maisons, sur toute la longueur de la rue, se trouve un vaste jardin, borné de tous côtés par les façades postérieures.

Chaque maison a deux portes, celle de devant donnant sur la rue, celle de derrière sur le jardin. Elles s’ouvrent d’une poussée de main, et se referment de même, laissant entrer le premier venu. Il n’est rien là qui constitue un domaine privé. Ces maisons en effet changent d’habitants, par tirage au sort, tous les dix ans. Les Utopiens entretiennent admirablement leurs jardins, où ils cultivent des plans de vignes, des fruits, des légumes et des fleurs d’un tel éclat, d’une telle beauté que nulle part ailleurs je n’ai vu pareille abondance, pareille harmonie. Leur zèle est stimulé par le plaisir qu’ils en retirent et aussi par l’émulation, les différents quartiers luttant à l’envi à qui aura le jardin le mieux soigné. Vraiment, on concevrait difficilement, dans toute une cité, une occupation mieux faite pour donner à la fois du profit et de la joie aux citoyens et, visiblement, le fondateur n’a apporté à aucune autre chose une sollicitude plus grande qu’à ces jardins.

Document 2: (J. SWIFT, Les voyages de Gulliver, chap IX,1726)

Gulliver, parti de son Angleterre natale, a été, après diverses aventures, débarqué par son équipage mutiné dans le pays des Houyhnms,peuple de chevaux extraordinaires, doués de raison.

Les Houyhnhnms vivent la plupart soixante-dix et soixante-quinze ans, et quelques-uns quatre-vingts. Quelques semaines avant que de mourir, ils pressentent ordinairement leur fin et n’en sont point effrayés. Alors ils reçoivent les visites et les compliments de tous leurs amis, qui viennent leur souhaiter un bon voyage. Dix jours avant le décès, le futur mort, qui ne se trompe presque jamais dans son calcul, va rendre toutes les visites qu’il a reçues, porté dans une litière par ses yahous ; c’est alors qu’il prend congé dans les formes de tous ses amis et qu’il leur dit un dernier adieu en cérémonie, comme s’il quittait une contrée pour aller passer le reste de sa vie dans une autre.

Je ne veux pas oublier d’observer ici que les Houyhnhnms n’ont point de terme dans leur langue pour exprimer ce qui est mauvais, et qu’ils se servent de métaphores tirées de la difformité et des mauvaises qualités des yahous ; ainsi, lorsqu’ils veulent exprimer l’étourderie d’un domestique, la faute d’un de leurs enfants, une pierre qui leur a offensé le pied, un mauvais temps et autres choses semblables, ils ne font que dire la chose dont il s’agit, en y ajoutant simplement l’épithète de yahou. Par exemple, pour exprimer ces choses, ils diront hhhm yahou, whnaholm yahou, ynlhmnd-wihlma yahou ; et pour signifier une maison mal bâtie, ils diront ynholmhnmrohlnw yahou.

Document 3 : (Saint-Just, Quelques institutions civiles et morales , chap II)

Tout homme âgé de vingt et un ans est tenu de déclarer dans le temple quels sont ses amis.

Les amis porteront le deuil l’un de l’autre.

Les amis creusent la tombe l’un de l’autre.

Les amis sont placés les uns près des autres dans les combats.

Celui qui dit qu’il ne croit pas à l’amitié ou qui n’a pas d’ami est banni.

Un homme convaincu d’ingratitude est banni. »

Document 4 :
Candide et Cacambo montent en carrosse ; les six moutons volaient, et en moins de quatre heures on arriva au palais du roi, situé à un bout de la capitale. Le portail était de deux cent vingt pieds de haut et de cent de large ; il est impossible d‘exprimer quelle en était la matière. On voit assez quelle supériorité prodigieuse elle devait avoir sur ces cailloux et sur ce sable que nous nommons or et pierreries.

Vingt belles filles de la garde reçurent Candide et Cacambo à la descente du carrosse, les conduisirent aux bains, les vêtirent de robes d’un tissu de duvet de colibri ; après quoi les grands officiers et les grandes officières de la couronne les menèrent à l’appartement de Sa Majesté, au milieu de deux files chacune de mille musiciens, selon l’usage ordinaire. Quand ils approchèrent de la salle du trône, Cacambo demanda à un grand officier comment il fallait s’y prendre pour saluer Sa Majesté ; si on se jetait à genoux ou ventre à terre ; si on mettait les mains sur la tête ou sur le derrière ; si on léchait la poussière de la salle ; en un mot, quelle était la cérémonie. " L’usage, dit le grand officier, est d’embrasser le roi et de le baiser des deux côtés. " Candide et Cacambo sautèrent au cou de Sa Majesté, qui les reçut avec toute la grâce imaginable et qui les pria poliment à souper.

En attendant, on leur fit voir la ville, les édifices publics élevés jusqu’aux nues, les marchés ornés de mille colonnes, les fontaines d’eau pure, les fontaines d’eau rose, celles de liqueurs de canne de sucre, qui coulaient continuellement dans de grandes places, pavées d’une espèce de pierreries qui répandaient une odeur semblable à celle du gérofle et de la cannelle. Candide demanda à voir la cour de justice, le parlement ; on lui dit qu’il n’y en avait point, et qu’on ne plaidait jamais. Il s’informa s’il y avait des prisons, et on lui dit que non. Ce qui le surprit davantage, et qui lui fit le plus de plaisir, ce fut le palais des sciences, dans lequel il vit une galerie de deux mille pas, toute pleine d’instruments de mathématique et de physique.

Document 5 : (Aldous Huxley,Le meilleur des mondes , 1932)
L'un des étudiants leva la main ; et, bien qu'il
comprît fort bien pourquoi l'on ne pouvait pas tolérer
que des gens de caste inférieure gaspillassent le
temps de la communauté avec des livres, et qu'il y
avait toujours le danger qu'ils lussent quelque chose
qui fît indésirablement « déconditionner » un de
leurs réflexes, cependant... en somme, il ne concevait
pas ce qui avait trait aux fleurs. Pourquoi se
donner la peine de rendre psychologiquement impossible
aux Deltas l'amour des fleurs ?
Patiemment, le D.I.C. donna des explications. Si
l'on faisait en sorte que les enfants se missent à hurler
à la vue d'une rose, c'était pour des raisons de haute
politique économique. Il n'y a pas si longtemps (voilà
un siècle environ), on avait conditionné les Gammas,
les Deltas, voire les Epsilons, à aimer les fleurs - les
fleurs en particulier et la nature sauvage en général.
Le but visé, c'était de faire naître en eux le désir
d'aller à la campagne chaque fois que l'occasion s'en
présentait, et de les obliger ainsi à consommer du
transport.
- Et ne consommaient-ils pas de transport ?
demanda l'étudiant.
- Si, et même en assez grande quantité, répondit
le D.I.C., mais rien de plus. Les primevères et les
paysages, fit-il observer, ont un défaut grave : ils sont
gratuits. L'amour de la nature ne fournit de travail à
nulle usine. On décida d'abolir l'amour de la nature,
du moins parmi les basses classes, d'abolir l'amour de
la nature, mais non point la tendance à consommer
du transport. Car il était essentiel, bien entendu,
qu'on continuât à aller à la campagne, même si l'on
avait cela en horreur. Le problème consistait à
trouver à la consommation du transport une raison
économiquement mieux fondée qu'une simple affection
pour les primevères et les paysages. Elle fut
dûment découverte. - Nous conditionnons les masses
à détester la campagne, dit le Directeur pour
conclure, mais simultanément nous les conditionnons
à raffoler de tous les sports en plein air. En même
temps, nous faisons le nécessaire pour que tous les
sports de plein air entraînent l'emploi d'appareils
compliqués. De sorte qu'on consomme des articles
manufacturés, aussi bien que du transport. D'où ces
secousses électriques.

L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

D'après toi, quelles sont les 5 causes défendues par les auteurs des 5 extraits?

Il me semble que critiquer (par exemple) n'est pas forcément défendre une cause!
Critiquer la République par exemple pourrait être l'action d'un monarchiste....ou d'un anarchiste! Pourtant leurs causes ne sont nullement semblables.

As-tu fait une liste de tes idées sur le sujet?
As-tu fait une liste de ce que les textes t'inspirent?

Je ne vois pas comment chercher une polémique ou un plan avant d'avoir fait une approche analytique.

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L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

le problème c'est que je comprends même pas le sens du sujet...je sais pas si je dois parler soit de l'utopie postitive soit de l'utopie négative ou des deux :sEt puis les 5 extraits ne défendent pas forcément une cause non?
Parce-que par exemple le texte 3 ne défends pas vraiment ces lois imaginaires très dictataires, il critique justement, il la pousse à l'exagération donc c'est pas une défense de la cause ....Y'a personne qui peut me répondre?
J'aimerai savoir si je dois parler des deux utopies(positives et négatives) soit d'une des deux...parce-que le "ou" ça laisse entendre qu'il faut trancher non?

L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

Les écrivains engagés, ça manque pas! ils écrivent pour promulguer ou démonter une cause, un fait politique ou de société...
More, s'il situe son pays de rêve de l'autre côté de l'Atlantique, ce n'est pas uniquement le rêve d'un  nouveau monde découvert par Christophe Colomb qui l'inspire, mais sa dissatisfaction croissante avec le système monarchique anglais.
Mais ceci ne se revèle pas forcément dans l'extrait! Il faut un peu situer les 5 extraits dans leur époque et dans la pensée de chaque auteur.

Y a-t-il d'autres formes de littérature aussi efficaces (ou même plus efficaces) pour défendere une cause?

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L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

Bon ce que je vais faire c'est que je vais mélanger des deux.
En thèse je méttrai: L'utopie possède certains pouvoirs argumentatifs
Antithèse:Cependant, elle a ses limitesJSC=>tu dis "More, s'il situe son pays de rêve de l'autre côté de l'Atlantique, ce n'est pas uniquement le rêve d'un  nouveau monde découvert par Christophe Colomb qui l'inspire, mais sa dissatisfaction croissante avec le système monarchique anglais."  Mais là il ne défends pas une cause il critique la monarchie anglaise :s

L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

La cause d'un urbanisme étudié? La cause de donner suffisament de temps libre (et un espace vert) au citoyen qu'il puisse cultiver son jardin?

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L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

Oui ça c'est des causes qu'il défend
Mais il utilise quoi comme type d'argumentation pour défencre ces causes?je pensais à convaincre, mais c'est la logique qui serait utilisée alors que là c'est juste une critique positiveVoilà un petit brouillon du plan

En effet, l'utopie possède certains pouvoirs argumentatifs.
Tout d'abord, elle propose et expérimente un monde meilleur.
Ainsi, l'Eldorado de Candide est une utopie positive qui propose un monde meilleur avec l'inexistance de la criminalité ou de la pauvreté par exemple. 
Elle défend donc sa cause en exposant et en expérimentant ce monde meilleur.

Estc-e que ça peut être un argument ça?(sachant que là il est résumé)

L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

As-tu lu, par exemple cette fiche? En particulier "types d'argument", "Genres et registres", "l'Utopie"?

L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

Bonsoir , as tu penser au "Mythe du bon sauvage " ou Utopie Tahitienne .
Pour te donner une idée : le Mythe du bon sauvage fais l'éloge de la vie sauvage et critique la société . Biensûr c'est une sorte d'invention , qui a servi a certains philosophes de donner leur point de vue sur la société de leur époque .
Comme exemple tu as Rousseau avec avec son Discours sur les fondements et les inégalités des hommes
Diderot : Supplément d'un voyage de Bougainville

voila je suis pas spécialiste mais ca peux t'aider

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L'utopie est-elle un outil littéraire efficace pour défendre une cause ?

Ca avance, j'ai trouver 6 arguments pour la these et j'ai pris en compte le mythe du bon sauvage(merci Oromis et les autres) Mon antithese c'est : Cependant ses effets sont limités.
J' ai trouver un argument et son exemple mais c'est tout, j'arrive pas a trouver d'arguments :s