Le Prudhomme qui sauva son compère

Bonjour, j'ai un travail de français à préparer pour demain qui porte sur ce texte: "Le prud'homme qui sauva son compère". J'ai répondu aux questions mais comme j'ai une prof de français assez stricte qui veut des réponses parfaitement rédigées et que je viens juste de rentrer en seconde, j'aimerais que vous m'aidiez un petit peu, ce serait sympas. Voici le texte :

Un jour un pêcheur s'en allait en mer pour tendre ses filets. Regardant devant lui il vit un homme près de se noyer. Il était vaillant et agile ; il bondit, saisit un grappin et le lance, mais par malchance il frappe l'autre en plein visage et lui plante un crochet dans l'œil. Il le tire dans son bateau, cesse de tendre ses filets, regagne la terre aussitôt, le fait porter dans sa maison, de son mieux le sert et le soigne jusqu'à ce qu'il soit rétabli.

Plus tard, l'autre de s'aviser que perdre un œil est un grand dommage. « Ce vilain m'a éborgné et ne m'a pas dédommagé. Je vais contre lui porter plainte : il en aura mal et ennui. » Il s'en va donc se plaindre au maire qui lui fixe un jour pour l'affaire.

Les deux parties, ce jour venu, comparaissent devant les juges. Celui qu'on avait éborgné parla le premier, c'était juste.

« Seigneurs, dit-il, je porte plainte contre cet homme qui naguère me harponnant de son grappin m'a crevé l'œil : je suis lésé(2). Je veux qu'on m'en fasse justice ; c'est là tout ce que je demande et n'ai rien à dire de plus. »

L'autre répond sans plus attendre :

«Seigneurs, je lui ai crevé l'œil et je ne puis le contester ; mais je voudrais que vous sachiez comment la chose s'est passée : voyez si vous m'en donnez tort. Il était en danger de mort, allait se noyer dans la mer ; mais ne voulant pas qu'il périsse, vite, je lui portais secours. Je l'ai frappé de mon grappin, mais cela, c'était pour son bien : ainsi je lui sauvai la vie. Je ne sais que vous dire encore ; mais, pour Dieu, faites-moi justice. »

Les juges demeuraient perplexes, hésitant à trancher l'affaire, quand un bouffon(3) qui était là leur dit : « Pourquoi hésitez-vous ? Celui qui parla le premier, qu'on le remette dans la mer, là où le grappin l'a frappé et s'il arrive à s'en tirer, l'autre devra l'indemniser. C'est une sentence équitable. »

Alors, tous à la fois s'écrient : « Bien dit ! La cause est entendue. » Et le jugement fut rendu. Quant au plaignant, ayant appris qu'il serait remis dans la mer pour grelotter dans l'eau glacée, il estima qu'il ne saurait l'accepter pour tout l'or du monde. Aussi retira-t-il sa plainte ; et même beaucoup le blâmèrent(4).

Aussi, je vous le dis tout franc : rendre service à un perfide(5), c'est là vraiment perdre son temps. Sauvez du gibet(6) un larron(7) qui vient de commettre un méfait, jamais il ne vous aimera et bien plus, il vous haïra. Jamais méchant ne saura gré à celui qui l'a obligé(8) : il s'en moque, oublie aussitôt et serait même disposé à lui nuire et à le léser s'il avait un jour le dessus.

J'ai deux questions:
1.Cherchez la définition de fabliau, Montrez que ce texte s'inscrit dans ce genre.
2.Que dénonce ce récit? Justifiez.

Pour la 1 j'ai répondu: Le fabliau signifie littéralement un "petit récit", c'est le nom qu'on donne dans la littérature française du moyen-âge à de petites histoires en vers simples et distrayantes.
Ce texte s'inscrit dans ce genre de récit car il y a des vers tels que: "Aussi je vous le dis tout franc: rendre service à un perfide, c'est là vraiment perdre son temps" , " il s'en va donc se plaindre au maire qui lui fixe un jour pour l'affaire".
Ce récit est également court (une 30aine de lignes) et l'on peut voir que ce fabliau a été publié au XIIIème siècle, donc au moyen-âge. De plus on comprend assez facilement le sens et la morale de l'histoire ce qui justifie le fait qu'elle soit simple et distrayante.

Et pour la 2, je pense avoir compris ce que dénonce le texte, mais je ne suis pas sûre et je sais pas comment le développer. 
Si vous pourriez m'aider... Merci d'avance !! Bises!

Le Prudhomme qui sauva son compère

Bonjour a tous .
J'ai un devoir a faire et je dois reformuler des morales .
Pouvez vous me dire si ce que j'ai fait et bien et si il y a des choses a refaire .

Morale d'origine de Le Prud'homme qui sauva son compère : aussi, je vous le dis tout franc : rendre service à un perfide, c'est là vraiment perdre son temps. Sauvez du gibet un larron qui vient de commettre un méfait, jamais il ne vous aimera et bien plus, il vous haîra. Jamais méchant ne saura gré à celui qu'il a obligé : il s'en moque, oublie aussitôt et serait même disposé à lui nuire et à le léser s'il avait un jour le dessus.

Ma reformulation : Rendre service à une personne dans le besoin n'est pas toujours bienvenue car celle ci ne vous rendra jamais la monnaie de sa pièce. il vous oubliera et si il en avait un jour l'occasion, vous rabaisserait.

J'en est une autre pour laquelle je n'est pas vraiment d'idéees , de Jean de La Fontaine, Fables, IX, 9, 1678 :
Mettez ce qu'il en coûte à plaider aujourd'hui;
Comptez ce qu'il en reste à beaucoup de familles,
Vous verrez que Perrin tire l'argent à lui,
Et ne laisse aux plaideurs que le sac et les quilles.


Merci , de repondre au plus vite .

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Le Prudhomme qui sauva son compère

Bonjour,

J'ai repéré en gras ce qui ne convient pas.

Rendre service à une personne dans le besoin n'est pas toujours bienvenue car celle-ci ne vous rendra jamais la monnaie de sa pièce. il vous oubliera et si il en avait un jour l'occasion, vous rabaisserait.

La Fontaine émet un doute sur l'efficacité et l'honnêteté de la justice.