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Participe futur

Scientifiqueducoin a écrit :

"Suite à la destruction de l'Eglise pour la seconde fois, la gratitude des chrétiens envers cette organisation, ayant permis et permettrant, par un nouveau financement, à ces derniers d'exercer leur foi, devient si importante, que ..."

C'est un modèle du bon style? De concision?
Et pourquoi pas une virgule après "Église" puisqu'on y est?

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Participe futur

JSC a écrit :

C'est un modèle du bon style? De concision?
Et pourquoi pas une virgule après "Église" puisqu'on y est?

Lorsque je parlais de concision, ce n'était pas obligatoirement dans la phrase, mais au regard d'une relative. Cette phrase n'était qu'un exemple, et puis j'ai toujours tendance à faire ce genre de phrase, avec des imbriquations.

Participe futur

ayant permis et *permettrant : 8 syllabes.
qui a permis et permettra : 8 syllabes.
Le français, à ce qu'il semble, n'aime pas beaucoup les participes... Il en a un de moins que le latin, et beaucoup moins que le grec, ou le russe, qui ont tous deux des participes présents passifs, passé actifs... synthétiques.

De plus, lorsqu'on utilise une forme incorrecte ou hypothétique, il est d'usage de la faire précéder d'une astérique. Ce qui permet d'éviter aussi les confusions.

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Participe futur

"permettant" 3 syllabes!


Vouloir mettre en exergue une recommendation de faire des phrases avec imbriquations me semble pour le moins discutable......

Participe futur

Bonjour, Scientifiqueducoin.

A propos de la soudure des substantifs composés :

Je n'ai pas trouvé de telle mention dans le rapport. Pourrais-tu me dire où l'as-tu vu ?

Tu regardes au §8 à cette adresse : https://fr.wikisource.org/wiki/Rapport_ … graphiques

A propos de dessinè-je :

Je ne vois pas en quoi l'accord entre la prononciation et l'écriture est
particulièrement important, donc je ne saisis pas l'intérêt d'une telle
modification.

Il est tout de même plus simple et plus logique d'aligner quand c'est possible l'écriture sur la prononciation.  Nombre d'anomalies orthographiques inutiles, au cours des siècles, ont ainsi été déjà corrigées.

A propos du tréma :

Je ne saisis pas l'ambiguïté de la prononciation (peut-être parce que, justement, je ne le prononce pas correctement ?)

C'est probablement pour cela. Par exemple, "gageure" ne rime pas avec "majeure" mais avec "jure". On a gager → gageure (suffixe -ure) comme on a courber → courbure. Montrer avec un tréma que le u se prononce (gageüre) n'est pas inutile. Le u de fatiguer ne se prononce pas, il est juste là pour durcir le son du g. Mais le u de arguer (énoncer des arguments) se prononce comme dans tuer, suer... On le signalerait opportunément en écrivant argüer. Et la séquence "gui" ne se prononce pas identiquement dans guitare et aiguille (aigüille).

J'ai également trouvé horrible la modification de l'accentuation des mots empruntés (liste G des graphies particulières fixées ou modifiées), ainsi que leur pluriel ; ainsi doit-on écrire des forums, des scénarios...

Le verbe "doit" est de trop, puisque les formes d'origine sont conjointement tolérées... S'il y en a qui préfèrent toujours écrire des fora ou des scenarii, ils sont tout à fait libres. Mais je ne ressens pas du tout comme horrible la francisation effectuée, d'ailleurs déjà largement entrée dans l'usage. Et c'est tout à fait dans le droit fil du génie de la langue de franciser ses emprunts, il y a déjà eu des tas de précédents au cours des siècles.  Et le rapport précise bien que c'est seulement en  cas de citation d'un texte étranger que le respect de la forme étrangère s'impose...  Pourrais-tu préciser davantage les raisons de ta répulsion ?

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Participe futur

Jehan a écrit :

Il est tout de même plus simple et plus logique d'aligner quand c'est possible l'écriture sur la prononciation.

WAZO par exemple. Mais espérer que l'Académie l'adopte est une espérence futile.

S'il y en a qui préfèrent toujours écrire des fora ou des scenarii, ils sont tout à fait libres.

J'ai pourtant été tancé pour "fora".
Où as-tu trouvé de l'approbation officielle?

Participe futur

Ce n'est qu'une boutade, je suppose. Il n'est évidemment pas question d'aller jusqu'à écrire "wazo".
En français, le graphème oi correspond régulièrement à [wa]
Le graphème s intervocalique correspond régulièrement à [z]
Le graphème eau correspond systématiquement à [o]
Le mot "oiseau", une fois connues ces correspondances régulières,
a donc une écriture tout à fait conforme à sa prononciation.

C'est dans le cadre de telles correspondances régulières entre phonèmes et graphèmes 
qu'il convient d'être le plus cohérent possible et d'opérer des rectifications.
Par exemple en écrivant désormais ognon au lieu de oignon,
comme le propose la réforme, pour éviter la prononciation [wa].

Le vieux Littré ne propose que "des forum", sans S. Le dictionnaire de l'Académie ne signale que "des forums".
Le grand Larousse encyclopédique signale "des forums" et "des fora".
Le Dictionnaire des difficultés du Robert indique, comme pluriel de forum, les formes forums
et "très rarement" (c'est moi qui souligne) fora.
Normalement, tu devrais donc avoir le droit d'employer "fora".
C'est une forme très originale, mais apparemment licite.
Cependant, ne devrait-on pas proposer en priorité aux usagers du site la forme la plus usuelle ?

C'est étrange, tu renvoies le latin aux vieilles lunes à propos du participe futur,
mais tu veux conserver en français comme de précieuses reliques les formes latines de pluriel. Pour aller jusqu' au bout de cette logique, tu devrais aussi essayer de décliner :
évoquer sur ce foro les usagers des autres fororum, par exemple...

Je reviens pour finir à l'un de tes arguments à l'encontre de mon "participe futur", à propos de courant et *courrant :

Le problème réside dans deux participes qui se prononcent de façon semblable.

Outre que c'est un "inconvénient" très isolé, les deux participes ne se prononcent pas tout à fait de façon semblable, pas plus que courons (présent de l'indicatif) et courrons (futur de l'indicatif). Le français, dans ces cas-là, prononce différemment la consonne simple et la consonne double. Et cela arrive aussi dans des formes non verbales. Regarde dans le Robert comment est notée phonétiquement la prononciation d'interrègne, par exemple...  Quant aux vrais cas d'homophonie déjà présents dans la conjugaison, ils ne semblent pas poser de problèmes insurmontables aux utilisateurs. Je finis, tu finis, il finit... Présent ou passé simple ?

Participe futur

Vous êtes mignons!

J'aime beaucoup le participe futur en "marcherant", même si je préfère l'ensemble des distinctions auxquelles on doit avoir recours pour traduire *iturus en français.
(Pour le petit pédant qui signale son appartenance au grand culte à mystère de l'hypokhâgne, l'*, dans un contexte philologique, signale en effet une forme reconstruite selon des hypothèses claires, mais rien ne m'interdit d'en mettre partout si je veux, et je ne dois pas en mettre devant mes néologismes si je le souhaite, n*n de d*eu!)

Je veux juste répondre à JSC sur la question de l'héritage latin: 80% de notre lexique est latin (Robert étymologique). Si on se limite à un texte, cela peut être amusant:
dans le post de Jeahan, par exemple, tous les termes sont d'origine latine (indifféremment populaire, savante ou néologique), sauf:
graphème, directement emprunté au grec attique
phonétique, phonétiquement: idem
Robert, Français: germanique

et je ne parierais pas sur oignon, dont l'étymologie ne me vient pas en tête... Cela fait tout de même une grande dose de latinité, donc!

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Participe futur

Tyagin a écrit :

J'aime beaucoup le participe futur en "marcherant**", même si je préfère l'ensemble des distinctions auxquelles on doit avoir recours pour traduire *iturus en français.

Pourquoi l'aimes-tu? Les envies, plaisirs et douleurs, vont-ils gouverner l'évolution d'un français correct?

(Pour le petit pédant qui signale son appartenance au grand culte à mystère de l'hypokhâgne, l'*, dans un contexte philologique, signale en effet une forme reconstruite selon des hypothèses claires, mais rien ne m'interdit d'en mettre partout si je veux, et je ne dois pas en mettre devant mes néologismes si je le souhaite, n*n de d*eu!)

Quel petit pédant? Il y en a tellement sur le forum, même en dehors des Cours Préparatoires..
Comment sais-tu qu'il est de petite taille?

Je veux juste répondre à JSC sur la question de l'héritage latin: 80% de notre lexique est latin (Robert étymologique).

Merci pour cette réponse claire et valide.
Ça veut dire qu'un mot sur cinq (c'est considérable) ne l'est pas.

et je ne parierais pas sur oignon, dont l'étymologie ne me vient pas en tête

Latin. Unio => unionem (accusatif) => unniun => hunion => oignun => oignon.
Ce qui m'étonne est qu'on n'a pas procédé par une simplification avec le passage de temps. Il me semble que u=>oi et n=gn sont des évolutions compliquées.
L'étymologie d'oiseau est encore plus tordue:
Avis=> avicula => aucula=> aucella => aucellus => oiseau!!!!

L'origine latine de biroute (manche à air dans l'argot militaire de 1916) m'échappe, par contre.

Le métal Bismuth (prochaine page) vient de l'allemand Wismuth <=>wesemode => bismuot => bisemut.

Biais et biseau (dérivé) vient du provençal sans lien apparant avec le latin. Bise est d'origine lorraine. Bille d'origine allemand et francique. **Marcher, évidemment, vient de l'allemand marcon. Mais cela ne met pas enquestion la statistique; je sens que je vais dévorer mon Robert Historique.
Les quelques 250 mots d'origine arabe sont estimé par certains d'être 5% de notre langage courant. Les 150 mots d'origine gauloise (3% donc) sont assez souvent à confondre avec le latin. Gaulois.

Les langues germaniques ont déposé dans la langue française environ 800 mots, en particulier dans les domaines de la guerre, des institutions et des sentiments.
Source Germanique.

**Inspiré par ton impossible futur participe.

Participe futur

Il y a une tendance moderne à transformer, récupérer et surtout détourner n'importe quoi de la fonction habituelle particulièrement dans les domaines non dominés par les sciences.  Pour moi utiliser l'imagination dans la grammaire ne convient pas.   Je ne vois pas pourquoi on devrait piocher des règles dans d'autres langues,  et faire des règles imaginaires sous prétexte qu'il manque quelque chose.    Une langue est une construction au fil du temps, une évolution mais pas un étalage de supermarché. 

Bien sûr les mots voyagent beaucoup dans le temps et dans l'espace mais un mot a une utilité précise ou amusante,   en tous les cas limitée.  On n'est pas dans le domaine des règles qui s'imposent à un ensemble de gens ou plutôt qui  restent dans les souvenirs des gens comme des règles de base.  Vouloir rajouter des règles ab nihilo me semble incongru, sans intérêt et fauteur de confusion et de troubles.