Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

Boujour tout le monde,

voilà j'ai un problème sur le texte ci-dessous. Mon oral de français est dans une semaine, j'ai déjà effectué un certain nombre de recherches mais je ne trouve rien qui puisse m'aider à faire un plan.
Si vous pourriez m'aider de n'importe quelle manière faites-le s'il vous plait (en me donnant l'adresse d'un site, en m'aidant à faire le plan).

voilà les indications que j'ai réussi à avoir :
       - Flaubert décris un évènement historique : la prise des tuileries.
       - il décris à partir de souvenirs personnels.
       - c'est la description de la violence d'un peuple et des dégâts causés.
       - c'est une fiction mais cela parait réel.
       - tecnhiques utilisées : choix du cadrage, point de vue omniscient et interne, une foule (un être collectif)
       - nous avons un aspect visuel, auditif et olfactif (odorant de la scène.

Je pense qu'il y a de quoi faire un commentaire mais je ne sais pas comment le faire.

texte:

Tout à coup la Marseillaise retentit. Hussonnet et Frédéric se penchèrent sur la rampe. C'était le peuple. Il se précipita dans l'escalier, en secouant à flots vertigineux des têtes nues, des casques, des bonnets rouges, des baïonnettes et des épaules, si impétueusement, que des gens disparaissaient dans cette masse grouillante qui montait toujours, comme un fleuve refoulé par une marée d'équinoxe, avec un long mugissement, sous une impulsion irrésistible. En haut, elle se répandit, et le chant tomba.
On n'entendait plus que les piétinements de tous les souliers, avec le clapotement des voix. La foule inoffensive se contentait de regarder. Mais, de temps à autre, un coude trop à l'étroit enfonçait une vitre ; ou bien un vase, une statuette déroulait d'une console, par terre. Les boiseries pressées craquaient. Tous les visages étaient rouges, la sueur en coulait à larges gouttes ; Hussonnet fit cette remarque :
"Les héros ne sentent pas bon ! "
"Ah ! vous êtes agaçant " , reprit Frédéric.
Et poussés malgré eux, ils entrèrent dans un appartement où s'étendait, au plafond, un dais de velours rouge. Sur le trône, en dessous, était assis un prolétaire à barbe noire, la chemise entrouverte, l'air hilare et stupide comme un magot. D'autres gravissaient l'estrade pour s'asseoir à sa place.
"Quel mythe ! " dit Hussonnet. " Voilà le peuple souverain ! "
Le fauteuil fut enlevé à bout de bras, et traversa toute la salle en se balançant.
"Saprelotte ! comme il chaloupe ! Le vaisseau de l'Etat est ballotté sur une mer orageuse ! Cancane-t-il ! cancane-t-il ! "
On l'avait approché d'une fenêtre, et, au milieu des sifflets, on le lança.
"Pauvre vieux ! " dit Hussonnet, en le voyant tomber dans le jardin, où il fut repris vivement pour être promené ensuite jusqu'à la Bastille, et brûlé.
Alors, une joie frénétique éclata, comme si, à la place du trône, un avenir de bonheur illimité avait paru ; et le peuple, moins par vengeance que pour affirmer sa possession, brisa, lacéra les glaces et les rideaux, les lustres, les flambeaux, les tables, les chaises, les tabourets, tous les meubles, jusqu'à des albums de dessins, jusqu'à des corbeilles de tapisserie. Puisqu'on était victorieux, ne fallait-il pas s'amuser ! La canaille s'affubla ironiquement de dentelles et de cachemires. Des crépines d'or s'enroulèrent aux manches des blouses, des chapeaux à plumes d'autruche ornaient la tête des forgerons, des rubans de la Légion d'honneur firent des ceintures aux prostituées. Chacun satisfaisait son caprice ; les uns dansaient, d'autres buvaient. Dans la chambre de la reine, une femme lustrait ses bandeaux avec de la pommade ; derrière un paravent, deux amateurs jouaient aux cartes ; Hussonnet montra à Frédéric un individu qui fumait son brûle-gueule accoudé sur un balcon ; et le délire redoublait au tintamarre continu des porcelaines brisées et des morceaux de cristal qui sonnaient, en rebondissant, comme des lames d'harmonica.
Puis la fureur s'assombrit. Une curiosité obscène fit fouiller tous les cabinets, tous les recoins, ouvrir tous les tiroirs. Des galériens enfoncèrent leurs bras dans la couche des princesses, et se roulaient dessus par consolation de ne pouvoir les violer. D'autres, à figures plus sinistres, erraient silencieusement, cherchant à voler quelque chose ; mais la multitude était trop nombreuse. Par les baies des portes, on n'apercevait dans l'enfilade des appartements que la sombre masse du peuple entre les dorures, sous un nuage de poussière. Toutes les poitrines haletaient ; la chaleur de plus en plus devenait suffocante ; les deux amis, craignant d'être étouffés, sortirent.
Dans l'antichambre, debout sur un tas de vêtements, se tenait une fille publique, en statue de la Liberté, -- immobile, les yeux grands ouverts, effrayante.

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Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

Beaucoup de chose à étudier dans ce texte:
- la représentation du peuple (étudier les métaphores/procédés d'animalisation).
- le rythme / les descriptions.
- l'aspect carnavalesque.
- l'évolution de la scène (notamment avec le passage d'un registre comique à un registre plus sombre).

Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

Merci beaucoup pour ta réponse..
Je vais enfin pouvoir essayer de faire un plan mais comme mon oral approche de plus en plus et que j'ai 28 textes à réviser, je ne sais pas si j'aurais le temps de bien l'approfondir.
En tout cas je te remercie encore une fois.

Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

Bonjour !

J'ai ce texte à étudier :

Tout à coup la Marseillaise retentit. Hussonnet et Frédéric se penchèrent sur la rampe. C'était le peuple. Il se précipita dans l'escalier, en secouant à flots vertigineux des têtes nues, des casques, des bonnets rouges, des baïonnettes et des épaules, si impétueusement, que des gens disparaissaient dans cette masse grouillante qui montait toujours, comme un fleuve refoulé par une marée d'équinoxe, avec un long mugissement, sous une impulsion irrésistible. En haut, elle se répandit, et le chant tomba.
On n'entendait plus que les piétinements de tous les souliers, avec le clapotement des voix. La foule inoffensive se contentait de regarder. Mais, de temps à autre, un coude trop à l'étroit enfonçait une vitre ; ou bien un vase, une statuette déroulait d'une console, par terre. Les boiseries pressées craquaient. Tous les visages étaient rouges, la sueur en coulait à larges gouttes ; Hussonnet fit cette remarque :
"Les héros ne sentent pas bon ! "
"Ah ! vous êtes agaçant " , reprit Frédéric.
Et poussés malgré eux, ils entrèrent dans un appartement où s'étendait, au plafond, un dais de velours rouge. Sur le trône, en dessous, était assis un prolétaire à barbe noire, la chemise entrouverte, l'air hilare et stupide comme un magot. D'autres gravissaient l'estrade pour s'asseoir à sa place.
"Quel mythe ! " dit Hussonnet. " Voilà le peuple souverain ! "

Est-ce que quelqu'un pourrait me dire la focalisation utilisé dans cet extrait ainsi que le rythme (rapide ou lent) adoptée ?

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

Coucou l'people  (=

Pouvez vous m'aider à trouver un plan et une problématique pour cet extrait (celui d'annais) s'il vous plaît?
Je trouve toujours des plans trop ciblés ce qui m'empêche d'insérer toutes mes idées ainsi que celles trouvées.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

Bonjour,

Je suis en 2nd et mon professeur de francais m'a demandé de faire un commentaire sur le texte de Gustave Flaubert disponible sur ce liens : https://www.etudes-litteraires.com/bac- … t-s-es.php .

Tout à coup la Marseillaise retentit. Hussonnet et Frédéric se penchèrent sur la rampe. C’était le peuple. Il se précipita dans l’escalier, en secouant à flots vertigineux des têtes nues, des casques, des bonnets rouges, des baïonnettes et des épaules, si impétueusement, que des gens disparaissaient dans cette masse grouillante qui montait toujours, comme un fleuve refoulé par une marée d’équinoxe, avec un long mugissement, sous une impulsion irrésistible. En haut, elle se répandit, et le chant tomba.
On n’entendait plus que les piétinements de tous les souliers, avec le clapotement des voix. La foule inoffensive se contentait de regarder. Mais, de temps à autre, un coude trop à l’étroit enfonçait une vitre ; ou bien un vase, une statuette déroulait d’une console, par terre. Les boiseries pressées craquaient. Tous les visages étaient rouges ; la sueur en coulait à larges gouttes ; Hussonnet fit cette remarque :

- « Les héros ne sentent pas bon ! »

- « Ah ! vous êtes agaçant », reprit Frédéric.

Et poussés malgré eux, ils entrèrent dans un appartement où s’étendait, au plafond, un dais de velours rouge. Sur le trône, en dessous, était assis un prolétaire à barbe noire, la chemise entr’ouverte, l’air hilare et stupide comme un magot1. D’autres gravissaient l’estrade pour s’asseoir à sa place.

- « Quel mythe ! » dit Hussonnet. « Voilà le peuple souverain ! »

Le fauteuil fut enlevé à bout de bras, et traversa toute la salle en se balançant.

- « Saprelotte ! comme il chaloupe ! Le vaisseau de l’État est ballotté sur une mer orageuse ! Cancane-t-il2 ! Cancane-t-il ! »

On l’avait approché d’une fenêtre, et, au milieu des sifflets, on le lança.

- « Pauvre vieux ! » dit Hussonnet en le voyant tomber dans le jardin, où il fut repris vivement pour être promené ensuite jusqu’à la Bastille, et brûlé.

Alors, une joie frénétique éclata, comme si, à la place du trône, un avenir de bonheur illimité avait paru ; et le peuple, moins par vengeance que pour affirmer sa possession, brisa, lacéra les glaces et les rideaux, les lustres, les flambeaux, les tables, les chaises, les tabourets, tous les meubles, jusqu’à des albums de dessins, jusqu’à des corbeilles de tapisserie. Puisqu’on était victorieux, ne fallait-il pas s’amuser ! La canaille s’affubla ironiquement de dentelles et de cachemires. Des crépines3 d’or s’enroulèrent aux manches des blouses, des chapeaux à plumes d’autruche ornaient la tête des forgerons, des rubans de la Légion d’honneur firent des ceintures aux prostituées. Chacun satisfaisait son caprice ; les uns dansaient, d’autres buvaient. Dans la chambre de la reine, une femme lustrait ses bandeaux avec de la pommade ; derrière un paravent, deux amateurs jouaient aux cartes ; Hussonnet montra à Frédéric un individu qui fumait son brûle-gueule4 accoudé sur un balcon ; et le délire redoublait au tintamarre continu des porcelaines brisées et des morceaux de cristal qui sonnaient, en rebondissant, comme des lames d’harmonica.

Les deux grands grands axe donné par le professeur sont:
-Vous montrerz en quoi il s'agit d'une vision épique de la révolution.
-Vous étudierez comment le teste est également une satire de la révolution.

Le probleme est que je n'arrive pas DU TOUT, j'aimerez bien que vous m'aidiez à trouver les sous partit.

Merci de vos réponses et de votre aide.

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Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

Qu'as-tu fait de ton côté avant de nous dire que tu n'y arrivais pas du tout? Dis-nous ce que tu as trouvé par toi-même, et on t'aidera à aller plus loin.

Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

Ne cherche pas de sous-parties. Etudie le texte : les hyperboles, les verbes, les images... tout ce qui peut prouver le registre épique. Les sous-parties tu verras après.

Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

j'aimerais juste avoir un titre pous les sous partit. J'ai fais une intro mais apres je ne sais pas quoi relever dans le texte, c'est mon premier Commentaire. Pour la premiere sous partit j'ai essayé de démontrer que c'est une vision typique de la révolution et pour la suite je vais parler de l'enumération et du champ lexical pour en revenir a une vision épique.
J'ai passé toute l'apres midi de mercredi dessus et sa fais 2Heures aujourd'hui que je suis dessus.

Flaubert, L'Éducation sentimentale, III, chapitre 1 - Tout à coup la Marseillaise retentit...

Bonjour, je suis exactement dans le même cas que TOBY.
Pour ma part je n'ai réussi a faire que l'introduction, cela donne :

     Le texte étudié est un extrait de "L'Éducation Sentimentale" écris pas Gustave Flaubert en 1869. C'est un écrivain faisant parti du mouvement du réalisme. Ici, nous avons la 3ème partie de l’œuvre. On constate que l'auteur nous raconte un événement important; celui du saccage du Palais des Tuileries lors de la Révolution de 1848, qui évoque un moment historique important du XIXème siècle, l'abdication du roi Louis Philippe Ier. Nous devons montrer en quoi s'agit-il d'une vision épique de la révolution ainsi que d'une satire de cette dernière. Pour ce faire, nous verrons dans une 1ère partie le soulèvement du peuple face au pouvoir et dans une 2nde, les raisons de cette révolution.
Pouvez-vous me dire si ce que j'ai fait est correct, et m'aider pour le reste.

PLAN : A.Le soulèvement du peuple.          B. Les raisons de cette révolution
          A. a) ....                                    B. a) ....
          A. b) ....                                    B. b) ....

Je n'arrive pas a trouver les sous parties sad