41

Le plus beau vers de la langue française

Inerte, tout brûle dans l'heure fauve

42

Le plus beau vers de la langue française

Et regardant mes pieds qui calmeraient la mer

43

Le plus beau vers de la langue française

Ariane ma soeur, de quel amour blessée
Vous mourûtes au bord ou vous fûtes laissée.

Le plus beau vers de la langue française

QUOI ?
Je parcours l'intégralité de cette discussion et je ne vois aucun référence au monostique d'Apollinaire? S'il est un vers à retenir, n'est-ce pas celui qui a été créé pour son unité suffisante ? L'unique vers du poème Chantre est le sourire de la Joconde de la littérature ; méditez plutôt :

"Et l'unique cordeau des trompettes marines"

45

Le plus beau vers de la langue française

Bonjour,

Il est ici : Quel est le poème le plus court dans la littérature française ? 

46

Le plus beau vers de la langue française

Elle effeuille infinie une rose neigeuse

47

Le plus beau vers de la langue française

Chacun est libre de retenir le poème et le vers qui lui plaît
Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi

48

Le plus beau vers de la langue française

De qui est-ce Boris ? j'adôôôre !

49

Le plus beau vers de la langue française

Léah a écrit :

De qui est-ce Boris ? j'adôôôre !

C'est Paulooooooo...


Féerie

La lune mince verse une lueur sacrée,
Toute une jupe d'un tissu d'argent léger,
Sur les bases de marbre où vient l'Ombre songer
Que suit d'un char de perle une gaze nacrée.

Pour les cygnes soyeux qui frôlent les roseaux
De carènes de plume à demi lumineuse,
Elle effeuille infinie une rose neigeuse
Dont les pétales font des cercles sur les eaux...

Est-ce vivre? ... O désert de volupté pâmée
Où meurt le battement faible de l'eau lamée,
Usant le seuil secret des échos de cristal...

La chair confuse des molles roses commence
À frémir, si d'un cri le diamant fatal
Fêle d'un fil de jour toute la fable immense.

(Paul Valéry)

Le plus beau vers de la langue française

J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte.
Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché,
réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent,
et les ailes se levèrent sans bruit.

(Rimbaud)