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Le plus beau vers de la langue française

De Baudelaire il y a aussi : "Ton souvenir en moi luit comme un encensoir." D'aucuns prétendent que cela fait allusion au souvenir de son père, qui était prêtre non jureur, donc défroqué.

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Que signifie "prêtre non jureur donc défroqué" Merci !
Oui "officiellement" c'est le souvenir d'Apollinie Sabatier qui luit dans ce pantoum

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Son père, qu'il aimait beaucoup, était prêtre avant et pendant la Révolution et, ne voulant pas profiter de l'amnisitie accordée aux prêtres dits jureurs, de ce fait cessa d'appartenir au clergé. Baudelaire ne voyageait pas sans emporter son portrait avec lui dans un étui de cuir, mais ne parla jamais de son père à personne. Jeune, il avait dit à plusieurs amis : "Je suis fils de prêtre." Le amis éclataient de rire et ne le croyaient pas : c'est encore une lubie de Baudelaire ! Alors il s'est tu.

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Et Apollinaire prétendait avoir un père évêque :

Un poids pèse sur les épaules de Guillaume, un poids dont il affirme s'être délivré, mais seulement en juin 1908 : "On ne peut transporter partout avec soi le cadavre de son père. On l'abandonne en compagnie des autres morts..." Quelle révélation ! Un cadavre encombre l'existence du poète (n'est-ce pas celui qui pourrit dans l'Enchanteur... ? ) : COMMENT S'EN DEBARRASSER ?
Quel est-il donc ? - "Du père on ne savait rien et elle ne voulait pas le dire". Qui parle ainsi, le conteur ou Angelica de Kostrowtzky ? Le fils naît à Rome, mais n'est pas un vrai fils : "J'ai été à Rome par d'autres chemins que tous ceux qui y mènent", par des chemisn illégitimes, parce que son père l'a abandonné, a été un coupable, voire un hérétique. Double poids sur les épaules du jeune homme : celui d'un père indigne, celui d'une religion bafouée par ce père. Un cadavre pourrissant, une religion pourrissante, -dernier trait nettement exprimé dans un brouillon des "Fiançailles" :
Les cadavres de mes jours […]
Les uns pourrissent dans les églises italiennes.

(R. Couffignal, L'Inspiration biblique dans l'oeuvre de Guillaume Apollinaire)

Et en note :

Il serait tentant d'aller plus loin, de prendre au mot Apollinaire quei, tout au long de sa vie, laissait "complaisamment d'accréditer la légende d'une paternité épiscopale", selon M. Adéma. L'hypothèse d'une paternité ecclésiastique donnerait à une partie de l'oeuvre apollinarienne (des premiers contes à "Zone" inclusivement) l'unité secrète, mais profonde, d'un ressentiment de fils de prêtre  (un peu comme ce fut le cas pour Baudelaire […] ). Cette paternité a pour elle des témoignages variés, nés surtout à Monaco, parmi les condisciples de Wilhelm à Saint-Charles, ou les vieux monégasques.

Fin de la digression sur les paternités ecclésiastiques. 

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Merci Krystina pour ces aperçus éclairants sur deux grands poètes.
On ne répètera jamais assez l'importance de l'image et de la présence du père dans la construction du jeune garçon.

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La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres.

Mallarmé, dans "Brise marine", de qui on pourrait aussi citer :

 

Vous mentez, ô fleur nue
De mes lèvres.

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Krystyna a écrit :

De Baudelaire il y a aussi : "Ton souvenir en moi luit comme un encensoir." D'aucuns prétendent que cela fait allusion au souvenir de son père, qui était prêtre non jureur, donc défroqué.

Ce vers de Baudelaire serait en effet superbe s'il était cité correctement.
Baudelaire n'a pas écrit "comme un encensoir", ce qui n'aurait guère de signification, mais "comme un ostensoir". Encore faut-il savoir ce qu'est un ostensoir! Cet objet liturgique était sans doute beaucoup plus en usage du temps de Baudelaire qu'il ne l'est aujourd'hui. Sans compter la misère culturelle à laquelle on assiste aujourd'hui en ce qui concerne le religieux...

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En effet ! il faut dire que je connais ce poème par cœur, donc je ne "lis" plus les citations.
L'encensoir, c'est au début, tout aussi beau que la fin
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'en encensoir

Un autre objet religieux dans ce poème
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir

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poet7 a écrit :
Krystyna a écrit :

De Baudelaire il y a aussi : "Ton souvenir en moi luit comme un encensoir." D'aucuns prétendent que cela fait allusion au souvenir de son père, qui était prêtre non jureur, donc défroqué.

Ce vers de Baudelaire serait en effet superbe s'il était cité correctement.
Baudelaire n'a pas écrit "comme un encensoir", ce qui n'aurait guère de signification, mais "comme un ostensoir". Encore faut-il savoir ce qu'est un ostensoir! Cet objet liturgique était sans doute beaucoup plus en usage du temps de Baudelaire qu'il ne l'est aujourd'hui. Sans compter la misère culturelle à laquelle on assiste aujourd'hui en ce qui concerne le religieux...

Ah voui, c'est vrai !   Le pire , c'est que je sais ce que c'est : l'encensoir sert à encenser l'autel et l'ostensoir c'est l'objet dans lequel on expose l'hostie à l'adoration des fidèles ! Et j'avais dans la tête l'ostensoir et j'ai écrit l'encensoir

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Mon plus beau vers est:"C'est le tube où descend la céleste praline" de Rimbaud.