Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

Bonjour,
Je dois effectuer un commentaire littéraire à partir d'un extrait de L'ENFANT de Jules Vallès. Voici mes axes d'étude et mon analyse linéaire. Pouvez-vous me corriger et me donner des pistes ? Merci d'avance.

EXTRAIT :

  Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?Je n'en sais rien.Quel que soit le sein que j'ai mordu, je ne me rappelle pas une caresse du temps où j'étais tout petit; je n'ai pas été dorloté, tapoté, baisotté; j'ais été beaucoup fouetté.
  Ma mère dit qu'il ne faut pas gâter les enfants, et elle me fouette tous les matins; quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement plus tard que quatre heures.
  Mlle Balandreau m'y met au suif.
  C'est  une bonne vieille fille de cinquante ans. Elle demeure au-dessous de nous. D'abord elle était contante: comme elle n'a pas d'horloge, ça lui donnait l'heure.
"Vlin! Vlan! Zon! Zon!-voilà le petit Chose qu'on fouette; il est temps de faire mon café au lait."
  Mais un jour que j'avais levé mon pan, parce que ça me cuisait trop,et que je prenais l'air entre deux portes, elle m'a vu; mon derrière lui a fait pitié.
  Elle voulait d'abord le monter a tout le monde, ameuter les voisins autour; mais elle a pensé que ce n'était pas le moyen de le sauver, et elle a inventé autre chose.
  Lorsqu'elle entend ma mère me dire: "Jacques, je vais te fouetter!
-Madame Vingtras, ne vous donnait pas la peine, je vais faire ça pour vous.
-Oh! chère demoiselle, vous êtes trop bonne!"
  Mlle Balandreau m'emmène; mais au lieu de me fouetter, elle frappe dans ses mains; moi, je crie. Ma mère remercie, le soir, sa remplaçante.
  "A votre service", répond la brave fille, en me glissant un bonbon en cachette.

  Mon premier souvenir date donc d'une fessée. Mon second est plein d'étonnement et de larmes.

ANALYSE:

→ le texte commence par une succesion de questions: "Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?"ce qui provoque une accumulation, une entrée brutale dans la texte; cela rythme également le récit. Le narrateur n'as pas un souvenir d'enfance complet.
la phrase suivante vient confirmer cela"Je n'en sais rien".

→ "mère...paysanne":ces deux expressions sont mise en parallèle, le narrateur montre ainsi une égalité entre sa mère et une autre femme.Il ne considère pas sa mère en tant que telle.
"Quel que soit le sein que j'ai mordu..." vient confirmer la méprise du narrateur en vers sa mère.

→ "caresse, dorloté, tapoté, baisotté": champ lexical de l'affection.ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation.Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère-fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
on remarque également le terme "fouetté" qui montre la violance de la mère en vers son fils.

→ "ai été...dorloté...tapoté... baisotté...ai été...fouetté"travail sur la sonorité en "é" qui donne un rythme au texte, cela saccade le texte.

→ "tous les matins"fréquence élevée, habitude.On peut déduire que la mère a un certain sadisme.

→ "bonne vieille fille de cinquante ans"dévalorisation de Mlle Balandreau qui n'est pas mariée et n'a pas d'enfants donc par conséquence pas d'experience avec les enfants.

→ "ça lui donnait l'heure": exagération ce qui emplifie le câtiment que sa mère lui afflige et cela attire la simpatie du lecteur ainsi que sa pitié.
"le petit Chose"cette expression attire aussi la pitiée du lecteur.

→ "mais" marque un tournant dans l'histoire.marque une opposition

→ "lui a fait pitié"on voit ici la pitié de Mlle Balandreau qui se répercute sur le lecteur.

→ "je vais faire ca pour vous"Mlle banlandreau prend alors le rôle de mère."sa remplacente"

→ "glissant un bonbon en cachette"complicité et tendresse de Mlle Balandreau qui remplace la méprise de la vaie mère de l'enfant

je n'arrive pa a commenter la dernière phrase du texte.
Y a t il un registre comique?

merci de votre aide.

AXES D'ETUDE:

d'après mon analyse du texte, plusieurs éléments sont importants:
le rythme du texte(dramatise le texte)
la relation mère-fils(méprise)
la relation Mlle Balandreau-jacques(elle remplace la mère)

pouvez vous m'aider a trouver des axes d'étude et m'indiquer comment organiser mon commentaire.

merci encore.

Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

Tes axes de lecture semblent pas mal mais dans ton analyse tu parles que ce passage est triste. Travaille peut-être sur le registre. De plus cet extrait est l'incipit du livre.
bonne chance

Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

le registre du texte n'est donc pas humoristique?

Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

c'est vrai que ça porte un peu a confusion il y a du pathétique puisque ça fait de la peine mais au-delà c'est vrai que des passages sont humorostiques je ne peux pas t'aider plus  je n'ai pas encore étudier cett oeuvre

Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

c'est pas grave...mais alors est ce que quelqu'un d'autre peut m'aider?
merci

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Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

Bonjour Justine,

Ton analyse linéaire est réussie.

Je te propose deux parcours :

Le premier fondé sur les personnages.
1 - Une mère cruelle
2 - Une brave voisine
3 - Un enfant blessé qui découvre la dureté de la vie

Le second plus tourné vers les registres.
- Une relation mère fils contre nature
- Un humour et une complicité qui tempèrent la maltraitance
- Des souvenirs fondateurs pour la personnalité de l'auteur

Né en Haute-Loire dans un milieu modeste, Jules Vallès eut une enfance sans gaieté entre une mère à l'esprit étroit, ridicule à force de préjugés, et un père autoritaire, professeur intransigeant, économe et inquiet.
Jules Vallès s’est inspiré de sa propre vie pour écrire la trilogie de Jacques Vingtras qui a d'ailleurs les mêmes initiales que lui.
Le texte est extrait de L’Enfant qui retrace les premières années du personnage. Vallès cherche à nous montrer et à expliquer l'origine de son combat d'adulte dans les événements marquants de son enfance.

Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

bonjour,
Il n'est donc par necessaire de parler du rythme du récit(avec le jeux des sonorités) ainsi que de la structure du récit(3 parties→ l1-6 =un monde sans humanité; l6-12 =un passage humoristique; l12-21 une fin de récit optimiste).Où dois-je quand même le mentionner quelque part?
merci de votre aide

Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

1 - Une mère cruelle


→ "caresse, dorloté, tapoté, biseauté": champ lexical de l'affection ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation. Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
On remarque également le terme "fouetté" qui montre la violence de la mère en vers son fils.

→ "tous les matins"fréquence élevée, habitude. On peut déduire que la mère a un certain sadisme.

2 - Une brave voisine

→ "bonne vieille fille de cinquante ans"dévalorisation de Mlle Balandreau qui n'est pas mariée et n'a pas d'enfants donc par conséquence pas d'expérience avec les enfants.

→ "lui a fait pitié"on voit ici la pitié de Mlle Balandreau qui se répercute sur le lecteur.

→ "glissant un bonbon en cachette"complicité et tendresse de Mlle Balandreau qui remplace la méprise de la vraie mère de l'enfant.

3 - Un enfant blessé qui découvre la dureté de la vie

?

- Une relation mère fils contre nature

→ le texte commence par une succession de questions: "Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?"ce qui provoque une accumulation, une entrée brutale dans la texte; cela rythme également le récit. Le narrateur n’a pas un souvenir d'enfance complet.
La phrase suivante vient confirmer cela"Je n'en sais rien".

→ "mère...paysanne":ces deux expressions sont mise en parallèle, le narrateur montre ainsi une égalité entre sa mère et une autre femme. Il ne considère pas sa mère en tant que telle.
"Quel que soit le sein que j'ai mordu..." vient confirmer la méprise du narrateur en vers sa mère.

→ "caresse, dorloté, tapoté, biseauté": champ lexical de l'affection. Ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation. Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
On remarque également le terme "fouetté" qui montre la violence de la mère en vers son fils.

-    Un humour et une complicité qui tempèrent la maltraitance

?

- Des souvenirs fondateurs pour la personnalité de l'auteur


?

j'ai essayé de remplire les axes certains point restent a éclaircir. Pouvez vous m'aider merci.

Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

après un travail acharné, voici un plan:

1)Le récit humoristique de souvenirs fondateurs de la personnalité de l'auteur.

-Un récit efficace structuré et rythmé
le récit est composé de trois parties(l1-6 =un monde sans humanité; l6-12 =un passage humoristique; l12-21 une fin de récit optimiste).
il y a une entrée brutale dans l'action dès le début du texte par une énumérations de questions "Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?".
On retrouve un jeux de sonorités=asonnances en é:"ai été...dorloté...tapoté... baisotté...ai été...fouetté" onomatopée:"Vlin! Vlan! Zon! Zon!"

-Un récit humoristique qui tempère la maltraitence.
" elle était contante: comme elle n'a pas d'horloge, ça lui donnait l'heure."
" il est temps de faire mon café au lait."
" je prenais l'air entre deux portes"
(je n'ai auccuns commentaires pour cette partie pouvez vous m'aider)

-Des souvenirs fondateurs pour la personnalité de l'auteur.
?

2)Une relation mère fils contre nature

-Une mère cruelle
"mère...paysanne":ces deux expressions sont mise en parallèle, le narrateur montre ainsi une égalité entre sa mère et une autre femme.Il ne considère pas sa mère en tant que telle.
"Quel que soit le sein que j'ai mordu..." vient confirmer la méprise du narrateur en vers sa mère.
"caresse, dorloté, tapoté, baisotté": champ lexical de l'affection.ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation.Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère-fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
on remarque également le terme "fouetté" qui montre la violance de la mère en vers son fils.
"tous les matins"fréquence élevée, habitude.On peut déduire que la mère a un certain sadisme.

-Une brave voisine
"bonne vieille fille de cinquante ans"Mlle Balandreau n'a pas d'enfants elle prend donc sous son aile Jacques.Bonne→ brave
"lui a fait pitié"on voit ici la pitié de Mlle Balandreau
"je vais faire ca pour vous"Mlle banlandreau prend alors le rôle de mère."sa remplacente"
"glissant un bonbon en cachette"complicité et tendresse de Mlle Balandreau qui remplace la méprise de la vaie mère de l'enfant(l'amour maternel est alors donné par Mlle Balandreau).

-Un enfant bléssé qui découvre la dureté de la vie.
?

merci de m'aider a compléter mon plan, a me corriger et a trouver les arguments manquants dans certaines parties.

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Vallès, L'Enfant - Ai-je été nourri par ma mère ?

Bonjour Justine,

1)Le récit humoristique de souvenirs (fondateurs de la personnalité de l'auteur : j'éliminerais cette partie reprise dans 2c).

-Un récit efficace structuré et rythmé
le récit est composé de trois parties(l1-6 =un monde sans humanité; l6-12 =un passage QUI EXPLOITE L'HUMOUR NOIR, LA DERISION; l12-21 une fin de récit optimiste).
il y a une entrée brutale dans l'action dès le début du texte par une énumérations de questions "Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?".
On retrouve un jeux de sonorités=asonnances en é (J'EXAMINERAIS PLUTÔT LA SUFFIXATION -OTE A VALEUR AFFECTIVE) :"ai été...dorloté...tapoté... baisotté...ai été...fouetté" onomatopée:"Vlin! Vlan! Zon! Zon!"

-Un récit humoristique qui tempère la maltraitence.
" elle était contante: comme elle n'a pas d'horloge, ça lui donnait l'heure."
" il est temps de faire mon café au lait."
" je prenais l'air entre deux portes"
(je n'ai auccuns commentaires pour cette partie pouvez vous m'aider)
SIGNES D'UN LANGAGE FAMILIER
IL PREND L'AIR PARCE QUE SON POSTERIEUR LUI CUIT, IL SE MONTRE DETACHE (POURQUOI ?), LE COMIQUE DU POSTERIEUR A L'AIR, COMMENT DESIGNE-T-IL LE LIEU DE SA DOULEUR ?...
LE DIALOGUE ENTRE MERE ET VOISINE : LE CA, L'IRONIE DU "VOUS ETES TROP BONNE"

-Des souvenirs (AUTO ?)BIOGRAPHIQUES.
RELEVE LES INDICES D'ENONCIATION


2)Une relation mère fils contre nature

-Une mère cruelle
"mère...paysanne":ces deux expressions sont mise en parallèle, le narrateur montre ainsi une égalité entre sa mère et une autre femme.Il ne considère pas sa mère en tant que telle.
"Quel que soit le sein que j'ai mordu..." vient confirmer la méprise du narrateur en vers sa mère.
"caresse, dorloté, tapoté, baisotté": champ lexical de l'affection.ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation.Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère-fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
on remarque également le terme "fouetté" qui montre la violance de la mère en vers son fils.
"tous les matins"fréquence élevée, habitude.On peut déduire que la mère a un certain sadisme.

-Une brave voisine
"bonne vieille fille de cinquante ans"Mlle Balandreau n'a pas d'enfants elle prend donc sous son aile Jacques.Bonne→ brave
"lui a fait pitié"on voit ici la pitié de Mlle Balandreau
"je vais faire ca pour vous"Mlle banlandreau prend alors le rôle de mère."sa remplacente"
"glissant un bonbon en cachette"complicité et tendresse de Mlle Balandreau qui remplace la méprise de la vaie mère de l'enfant(l'amour maternel est alors donné par Mlle Balandreau).

-Un enfant blEssé qui découvre la dureté de la vie.
LES QUESTIONS INITIALES
LA SOLITUDE
LA COMEDIE DESTINEE A TROMPER SA MERE : L'OBLIGATION DE MENTIR