Traduction, interprétation ISIT / ESIT

D'accord, je vais alors m'informer plus sur l'Esit alors, elle semble être interressante et puis si son prix et moins cher c'est encore mieux, parce que celui de l'isit m'a abatu 

Pour l'année dans ma langue B, il faut que je me renseigne avec ma fac à la rentrée.
Merci encore 

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il faut avoir passé 12 mois minimum dans le pays de sa langue B et 6 mois dans le(s) pays de sa langue C sont également conseillés !

Je plussoie, comme on dit. Oui, c'est vraiment important, ce passage par l'étranger.

En ce qui concerne l'Esit j'ai beaucoup moins d'informations, en qu'elle année peut on y rentrer? qu'elles sont les formations proposées si vous vous y connaissez. Je vais regarder pour ma part mais si par hazard vous avez quelques infos c'est avec plaisirs.

Anne lise, vu que vous vous y connaissez sur le métier, y a t'il beaucoup de debouché, le marché du travail n'est pas trop dur pour la traduction et l'interpretation ?

S'agissant de l'ESIT, la formation est simplement intitulée Master d'interprétation de conférence. Elle comporte des modules d'économie, de droit et de questions internationales, ce qui est assez logique vu les emplois généralement visés dans l'interprétation (grandes organisations internationales et négociations commerciales, notamment), mais j'ignore si l'on peut vraiment s'y spécialiser dans l'interprétation juridique.
En tout cas, l'ESIT reste la référence en matière de traduction et d'interprétation (non non, je n'ai pas d'actions chez eux, je ne suis même pas passée par cette école !  )
Côté débouchés, l'interprétation est un marché ultra compétitif - dur d'y faire sa place. Cela dit, il y aura toujours du boulot pour des interprètes de haut niveau, surtout spécialisés. A mon très humble avis, finir votre licence en droit (à l'étranger, ce serait faire d'une pierre deux coups) avant de bifurquer vers l'interprétation vous donnerait un diplôme complet, ce qui est toujours utile à avoir.

Edit : pour info, l'Union européenne distingue par exemple, dans ses recrutements, entre les postes "d'interprètes", "de traducteurs" et de "juristes linguistes" (pour la traduction, pas pour l'interprétation). Dans ce cas, les "juristes linguistes" doivent être titulaires d'un diplôme de fin d'études (bac +5) pour postuler.

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Bonjour,

J'ai rapidement lu les infos sur cette page.
Que ce soit l'ISIT ou l'ESIT, en Interprétation de Conférence (seul cursus possible, pas de spécialisation possible avant d'être diplômé), on entre en Master et pas avant.
En ce qui concerne la réputation, l'ESIT n'est plus du tout meilleure, c'est même le contraire qui est vrai aujourd'hui. En fait, la véritable différence réside ailleurs : l'ISIT propose de nombreuses langues (car privée), mais l'ESIT n'en propose que très peu (car publique).

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Le "car publique", "car privée" me parait tout à fait exagéré.
L'INALCO est une école publique et le choix de langue est tout à fait large...

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Enter the three Witches a écrit :

Bonjour,

Je pourrai tout simplement choisir la fac, mais j'aimerai beaucoup approfondir ma culture littéraire anglaise, faire de la civi (LLCE), filière (d'après certaines personnes qui en sortent) pour une future reconversion nécéssaire, ou dans le cas contraire: comment faire la manche en étant bilingue. Je voudrai être traductrice littéraire, mais je me suis résolue, LLCE serait passionant et collerait parfaitement à mon profil, mais apparement insuffisant pour trouver un emploi stable, en vivre. Autre problème : je ne veux pas être prof, je laisse ça aux vrais passionés, qui ont espoir en la jeunesse (et il en faut - bien sûr - pour faire des profs géniaux). Reste LEA, qui m'éloignerait de la littérature anglaise (oui je peux lire chez moi bien sûr mais le commerce international voyez-vous […]).
L'ISIT me semble être un parfait compromis, qui réunit en quelque sorte les 2 formations (ça a vraiment l'air très intéréssant !), le problème reste le monstrueux prix.

C'est un vieux message mais je ne peux m'empêcher d'y répondre. Quand on ne fait pas la différence entre futur et conditionnel, et qu'on a une orthographe approximative, c'est qu'on n'est pas fait pour la traduction !!
Pour ce qui est de l'ISIT, je peux simplement dire que j'en suis diplômée et que ça ne m'a servi qu'à trouver un emploi sous-payé (de traductrice interne), qui me permet à peine de vivre. Il y a actuellement une compétition féroce pour les traducteurs indépendants, de nombreuses agences proposant des tarifs au mot à 0.05 centimes d'euros. J'invite ceux qui sont intéressés par la traduction à se rendre sur les sites de Proz et de Translatorscafe, afin de voir notamment quels sont les secteurs et les langues les plus porteurs et de faire les bons choix dès le départ.
Et ne vous laissez pas séduire par la publicité de l'école : demandez-vous comment les étudiants ayant obtenu de bons postes à la sortie de l'école ont fait. Je pense que nombre d'entre eux, venant de milieux aisés, ont bénéficié des relations de leurs parents.
Il y a quelques exceptions bien sûr mais il y a également des personnes qui ne trouvent pas d'emploi, et vivotent en se prétendant "traducteur freelance". Ceux-là n'apparaissent pas sur le site de l'ISIT évidemment.
Renseignez-vous bien sur les conditions actuelles du marché avant de vous  lancer dans des études longues et coûteuses.

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Il y a quelques exceptions bien sûr mais il y a également des personnes qui ne trouvent pas d'emploi, et vivotent en se prétendant "traducteur freelance".

Pourquoi "se prétendent" ? Attention aux généralités. Je trouve cela très important d'informer les lycéens et étudiants intéressés par la traduction sur les conditions assez catastrophiques du marché (quelles que soient les spécialités, du reste), mais il y a aussi beaucoup de gens qui choisissent ce métier justement parce qu'on peut l'exercer en indépendant. Tout le monde n'a pas envie de travailler en entreprise, on peut aussi être un traducteur freelance heureux même si les débuts sont presque toujours difficiles. 

Et quant aux sites de Proz.com et de Translatorscafe, mieux vaut ne pas trop s'y fier pour fixer ses tarifs, par exemple...   Il n'y a pas que les agences pour trouver du travail en traduction, fort heureusement.

Renseignez-vous bien sur les conditions actuelles du marché avant de vous  lancer dans des études longues et coûteuses.

Oui, trois fois oui, on ne le dira jamais assez !!! 

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Anne-Lise,
J'ai utilisé le verbe "prétendre" puisque je considère qu'il est facile d'indiquer sur son cv qu'on exerce son activité en freelance pour cacher une période d'inactivité ou de quasi inactivité. Ce n'est heureusement pas le cas de tous les traducteurs freelance, certains gagnant bien leur vie.
Pour ce qui est des tarifs, je maintiens qu'il est bon d'aller consulter quelques sites de traduction, ne serait-ce que pour voir quels sont les tarifs proposés par certaines agences, et avoir conscience des difficultés que l'on peut rencontrer pour imposer des tarifs "décents". Les offres publiées sur ces sites ne reflètent qu'une partie du marché, mais il faut savoir que les traducteurs diplômés acceptant de travailler pour 2-3 centimes par mot existent (même en Europe) et qu'en quittant l'école, on sera confronté à cette concurrence extrêmement bon marché. Le diplôme ne permet pas de se démarquer et lorsqu'on n'a pas (encore) de spécialisation technique, il est extrêmement difficile de trouver du travail.
Il est vrai que chercher des clients "directs" est sans doute plus rentable mais il faut pour cela savoir vendre ses services efficacement et c'est une compétence qui n'est pas donnée à tous.
Aujourd'hui encore, je lisais, sur Proz, le témoignage d'un traducteur (italien) qui racontait qu'il avait commencé à travailler pour 1-2 centimes par mot puisque jeune diplômé, sans expérience, sans références et sans spécialisation, il pensait n'avoir pas d'autre choix pour améliorer son CV. Quatre ans après, il indique sur son site web des tarifs de 0.06 à 0.1€ par mot. Pas de quoi rêver ni, à mon avis, se sentir motivé pour s'engager sur cette voie.
À ceux qui souhaiteraient toutefois devenir traducteurs, je conseillerais de commencer par faire d'autres études (droit, informatique, finance etc.) afin de disposer d'une spécialisation technique leur permettant de se démarquer s'ils décident de se lancer dans la traduction par la suite. Et si la réalité du monde de la traduction ne correspondait pas à leurs attentes (en termes de revenus notamment) ; ils pourraient toujours exercer une autre profession.

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Bonjour je suis actuellement en classe d'hypôkhâgne au Lycée Dumont d'Urville à Toulon.
Voulant faire des langues étrangères mon métier et ce du côté de la traduction, j'ai entendu parler de l'ISIT qui m'a très intéressant.
Or beaucoup de questions me sont venus à l'esprit après avoir découvert cette école :

- J'ai eu un bac L mention AB avec 13 de moyenne. J'ai obtenu en langues 15 en LV1, 15 en LV2 ainsi que 16 en LV1 de complément. De plus fin juillet j'ai passé le concours Sciences-Po, auquel j'ai échoué, mais j'ai eu la bonne surprise d'avoir eu 13 en épreuves de langues. Enfin pour l'instant, toutes mes notes obtenues en LV1 et en LV2 sont au dessus de la moyenne. Donc première question : avec de telles notes, puis-je avoir une chance d'entrer dans cette école ?

- Deuxième question : je souhaite passer le concours à la fin de mon hypokhâgne, mais je voulais savoir si ce n'était pas mieux de le passer à la fin de sa khâgne ?

- Troisième question : il est question d'un cursus de Droit International dans cette école; doit-on être obligé de passer le concours pour la 1ere année pour y entrer, ou y'a-t-il possibilité d'y rentrer directement en 2eme ou 3eme année, avec des connaissances en droit quasi-nulles ? (ca parait impossible certes, mais ne sait-on jamais)

-Dernière question : Comment s'organise la 3eme année ? J'ai lu que c'était un stage mais est-ce forcément à l'étranger (j'ai lu dans un autre forum que "la 3eme année rimait avec Erasmus")

Merci de vos réponses ! Ouppps le concours de Sciences-Po était début juillet. C'était le concours commun des 6 IEP de Provinces pour être plus précis !

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Bonjour à tout le monde 

Je suis actuellement en deuxième année à l'ISIT en management communication et traduction et à vrai dire je me pose pas mal de questions par rapport à mes études.
J'adore les langues, la traduction me plaît ainsi que les matières littéraires et c'est un domaine où je me sens à l'aise; le problème est que j'ai des doutes sur ma formation actuelle et ce que j'ai pu lire ici les a confirmé. J'ai l'impression que l'ISIT fait beaucoup de blabla et qu'au niveau de la qualité de formation ce n'est pas tellement le top. Sans parler des locaux ridicules (trop petits, pas de cafèt ou restau universitaire, problèmes récurrents d'organisation quant aux salles et aux partiels, pas mal d'installations vétustes) nous avons plusieurs profs qui ne nous font littéralement pas progresser et sans éxagération je peux vous dire que la moyenne des cours n'est vraiment pas supérieure à celle des cours que j'ai pu avoir au lycée ou collège. Un léger sentiment d'arnaque, donc, quant à la soi-disant qualité d'enseignement.
Le seul argument qui me poussait jusque là à poursuivre était celui du diplôme "implacable" (ça compte beaucoup à mes yeux vu les années de galère actuelles! ) mais...
Vu le prix exorbitant de la formation je me pose donc beaucoup de questions et j'hésite à m'orienter vers l'ESIT justement!

J'ai cru comprendre que l'ESIT proposait un master (bac+3) mais qu'on pouvait entrer après certaines prépas à bac+2. Est ce que par hasard quelqu'un saurait si deux années à l'ISIT me permettraient également d'y entrer?

Si l'un(e) de vous trouvait le temps de me répondre, Kamille55 en particulier, de me parler de vos expériences ou me conseiller, je vous serais vraiment reconnaissante.

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Je réponds rapidement, même si je pense qu'il serait bon également que d'autres "Isitistes" témoignent. Personnellement, je ne vois pas l'intérêt d'intégrer l'ISIT en 1ère année, puisqu'il est possible de rentrer en master 1 directement, ce qui revient nettement moins cher. Quant à intégrer l'ESIT, oui pourquoi pas, mais le concours d'entrée est (était) particulièrement sélectif et requiert, ce qui est logique, un très bon niveau de français. On peut l'intégrer après une licence, qu'elle qu'en soit la spécialité.
Le diplôme de l'ISIT ne m'a pas servi, mais la réussite professionnelle dépend de nombreux facteurs. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il est indispensable de viser un excellent niveau d'anglais (même à l'oral), et de s'intéresser à l'informatique pour maîtriser différents outils d'aide à la traduction. Je pense aussi que l'allemand (et sans doute le chinois également) sont des langues plus porteuses que l'espagnol ou l'italien, que je déconseillerais étant donné que les agences italiennes et espagnoles sont connues pour proposer des tarifs particulièrement bas. Ceux qui souhaitent exercer en freelance devraient s'interroger sur leurs compétences en marketing, et envisager éventuellement de se former pour vendre efficacement leurs services. La compétition est rude, il ne faut pas croire qu'un diplôme de l'ISIT garantit de trouver des clients.
Espérons que quelqu'un ayant mieux réussi que moi viendra partager ici une expérience plus positive