Préparation à l'agrégation externe de lettres modernes

Tu perdrais beaucoup de temps ! Et je ne pense pas que tu serais acceptée : tu as déjà 23 ans et tu as suivi plusieurs formations post-bac. Concentre-toi sur la filière humanités, prends la spé Lettres Modernes en 3e année — si tu n'y es pas encore — et lis beaucoup. Prends le temps de potasser un peu d'ancien français et de grammaire pendant les années de licence et après (je crois que la LA et une LV sont obligatoires en filière huma). Il te faut un master complet pour pouvoir te présenter au concours. Réfléchis donc plutôt au master qui te conviendrait le mieux.
Je ne connais pas la préparation à Toulouse. Mais tous les agrégés ne viennent pas de Paris IV... 

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Le diplôme d'un IEP vaut master. Un autre master n'est donc pas nécessaire pour se présenter à l'agrégation. Mais il reste à remédier à certains manques de connaissance. Le niveau latin débutant en licence Humanités, semble très léger...

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Bonjour.
Je suis en hypokhâgne depuis 2 mois (inscrit parallèlement en lettres modernes) et plus tard, j'aimerais enseigner la littérature dans l'enseignement supérieur.
Seulement voilà, étant donné que, hors mis le français et le latin, aucune matière ne me plaît, que je n'ai pas la volonté nécessaire pour m'investir dans ces autres disciplines, je sais pertinemment que je ne passerai pas en khâgne.
Mais j'aimerais savoir s'il est réellement nécessaire de passer par la khâgne pour réussir le CAPES et a fortiori l'agrégation. Autrement dit, si cela vaut vraiment le coup de se donner les moyens de passer en khâgne pour atteindre l'objectif qui est le miens, où si la fac des lettres permet d'atteindre le même résultat ?
Si un ancien hypokhâgneux, khâgneux, étudiant en lettres passait par ici, cela m'aiderait beaucoup !

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Bonsoir, le CAPES, ça ira (si la linguistique et l'ancien français ne te rebutent pas). A l'agrégation, de même, il y a une langue vivante et des matières techniques à travailler (les mêmes). Beaucoup de postes sont pris par les normaliens bien entendu, mais il est possible de l'obtenir avec un cursus universitaire, en travaillant beaucoup (beaucoup).

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Disons qu'on a plus de facilité à les obtenir après les deux années de prépa + fac qu'avec uniquement un cursus fac. Mais ce n'est pas du tout impossible. Effectivement pour le capes ça va, pour l'agrégation vu le petit pourcentage de réussite et le nombre de normaliens qui l'obtiennent ainsi que d'étudiants qui ont fait hypokhâgne et khâgne, il reste relativement peu de places pour ceux qui ont fait toutes leurs études en fac, mais bien sûr c'est possible de l'obtenir ainsi. Il faut être capable de s'imposer un rythme de travail et une organisation très rigoureuse, et ce dès la première année de fac

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Merci beaucoup Ammy et Lyleith !
Bien au contraire la linguistique et l'ancien français ne me rebutent pas et je regrette de ne pas avoir ces matières en prépa lettres...

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Tu te rattraperas en L3 avec beaucoup de plaisir je suppose, comme je l'ai fait moi-même à l'époque 

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J'espère bien !

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plus tard, j'aimerais enseigner la littérature dans l'enseignement supérieur.

Mais j'aimerais savoir s'il est réellement nécessaire de passer par la khâgne pour réussir le CAPES et a fortiori l'agrégation. Autrement dit, si cela vaut vraiment le coup de se donner les moyens de passer en khâgne pour atteindre l'objectif qui est le mien, ou si la fac des lettres permet d'atteindre le même résultat ?

Je pense qu'il faut que tu te demandes ce qui correspond le mieux à ton tempérament et à tes envies.
Faire une khâgne est dans la plupart des cas formateur, à part si l'on a peiné pour telle ou telle raison en hypokhâgne, mais si l'on n'envisage pas vraiment l'ENS ou une école et que l'on a un objectif d'études précis par rapport à l'université, passer en licence s'envisage - il faut ne pas (trop) regretter ensuite. Faire une khâgne peut beaucoup servir par rapport aux concours de recrutement ensuite, mais je dois dire que l'habitude des exercices et du "mode concours" peut très vite s'oublier (c'est mon cas).
Concernant le lien khâgne/concours (et ensuite) ou réussite en fac : l'ex-étudiant moyen en prépa a des chances de réussir plus facilement que l'étudiant moyen à l'université lorsqu'ils se retrouvent dans le même groupe, c'est comme ça. Sinon, concrètement, un étudiant à l'université depuis le départ ou la L2, s'il est actif et travailleur, a toutes ses chances, évidemment. Tout en gardant à l'esprit que la plupart des meilleurs sont passés par la khâgne (et que les meilleurs ayant de surcroît des qualités pour les concours sont dans l'environnement privilégié des ENS, dans lesquelles ils sont entrés) et que cela peut être, forcément, un atout, mais cela compte pour l'agrégation surtout. Ce qui compte surtout, c'est de travailler pour atteindre le niveau demandé, la différence entre la prépa et la fac étant qu'en prépa, il y a une pression et un mouvement vers le haut qui conduisent à essayer de se dépasser, tandis qu'à l'université on risque de se laisser entraîner à faire le minimum syndical (du moins, en licence) ou ce qui est juste "bon". Le khâgneux est forcé de se constituer, plus tôt, plus vite, une culture générale plus large, aussi...
En matière de perception, c'est quand même mieux de pouvoir dire "j'ai été khâgneux". Entre deux étudiants qu'il ne connaît pas, un prof peut intuitivement d'abord considérer l'ex-khâgneux. Cela a une importance de cet ordre jusqu'à ce que l'on ait obtenu l'agrégation, où il n'y a plus de différence qu'entre les agrégés normaliens et les autres agrégés, disons.

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Mairon a écrit :

En matière de perception, c'est quand même mieux de pouvoir dire "j'ai été khâgneux". Entre deux étudiants qu'il ne connaît pas, un prof peut intuitivement d'abord considérer l'ex-khâgneux.

Je n'en suis pas vraiment sûre, mais surtout : "et alors ?" Même si c'était le cas, qu'est-ce que ça peut bien faire d'être "considéré" par un professeur lors de la préparation d'un concours ? Ce n'est pas lui qui évaluera les copies du concours...