La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

Bof, comment ou si, on sait déjà que la réponse est non.

La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

Merci pour vos réponses, j'ai pu construire un plan.

13 (Modifié par popodu47 21/03/2015 à 12:08)

La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

Bonjour !
J'ai le même sujet ( Dans quelle mesure la poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?).
J'hésite entre 2 plans (approximatifs):
I) La poésie peut permettre le dépassement d'une épreuve pour le poète
II) elle peut aussi permettre le dépassement d'une épreuve pour le lecteur
III) Mais la poésie permet avant tout de fuir le quotidien

ou

I) La poésie peut permettre le dépassement d'une épreuve
  1) Pour le poète
  2) Pour le lecteur
II) Mais parfois elle n'est pas suffisante pour permettre le dépassement d'une épreuve
III) La poésie permet avant tout de fuir le quotidien

Est-ce que quelqu'un saurait m'orienter et me corriger ces plans ? 
Merci

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La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

Dans quelle mesure la poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

De quels textes disposes-tu ?

La poésie, pour dépasser l'épreuve ou la traverser ? ...

La poésie à l'épreuve des émotions. Elle aborde les thèmes universels et suscite des émotions

La poésie à l'épreuve des mots. Elle dit l'indicible avec un autre langage

La poésie à l'épreuve du temps. Pour dépasser l'épreuve, pour trouver la distance, elle ne peut suffire. Elle accompagne la traversée.

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La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

Eh bien je n'ai aucun texte donné avec le sujet mais j'ai étudié cette année : "Le matin du monde" de Supervielle, " Fonction du poète" et "Ce que dit la Bouche d'Ombre" de Victor Hugo.

16 (Modifié par floreale 21/03/2015 à 12:35)

La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

C'est un corpus intéressant auquel tu peux ajouter tes propres choix pertinents.

Ma réponse n'est qu'une suggestion de structure ...

Notre vie

Notre vie tu l'as faite elle est ensevelie
Aurore d'une ville un beau matin de mai
Sur laquelle la terre a refermé son poing
Aurore en moi dix-sept années toujours plus claires
Et la mort entre en moi comme dans un moulin

Notre vie disais-tu si contente de vivre
Et de donner la vie à ce que nous aimions
Mais la mort a rompu l'équilibre du temps
La mort qui vient la mort qui va la mort vécue
La mort visible boit et mange à mes dépens


Morte visible Nusch invisible et plus dure
Que la faim et la soif à mon corps épuisé
Masque de neige sur la terre et sous la terre
Source des larmes dans la nuit masque d'aveugle
Mon passé se dissout je fais place au silence.



Paul Eluard, Le Temps déborde (1947)

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La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

D'accord merci je prendrai compte de cette suggestion

18 (Modifié par floreale 21/03/2015 à 12:52)

La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

Dans l'épreuve, nous sommes chacun sensibles à des voix, à des poètes qui semblent nous rejoindre mais nous faisons des choix différents et c'est bien normal.

Pour moi, c'est le cas d'Eluard, Char et aussi d'Aragon et de Monique Morelli (que nous avons rencontrée avec les élèves, lors d'un spectacle)

https://www.youtube.com/watch?v=3uDKfTgiSqA

http://www.poezie.ro/index.php/poetry/1 … -Guy_Cadou

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La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

Bonjour,
J'ai le même sujet "Dans quelle mesure la poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve?" et mon corpus est composé des textes suivants :
- Demain, dès l'aube... de Victor Hugo

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

- Si je mourais là-bas... de Guillaume Apollinaire

Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l'armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
Couvrirait de mon sang le monde tout entier
La mer les monts les vals et l'étoile qui passe
Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
Comme font les fruits d'or autour de Baratier

Souvenir oublié vivant dans toutes choses
Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

Le fatal giclement de mon sang sur le monde
Donnerait au soleil plus de vive clarté
Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l'onde
Un amour inouï descendrait sur le monde
L'amant serait plus fort dans ton corps écarté

Lou si je meurs là-bas souvenir qu'on oublie
- Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie
De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur -
Mon sang c'est la fontaine ardente du bonheur
Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

Ô mon unique amour et ma grande folie

30 janv. 1915, Nîmes.

- Je n'ai plus que les os... de Pierre de Ronsard

Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé ;
Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble.

Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,
Ne me sauraient guérir, leur métier m’a trompé.
Adieu, plaisant soleil, mon œil est étoupé,
Mon corps s’en va descendre où tout se désassemble.

Quel ami me voyant en ce point dépouillé
Ne remporte au logis un œil triste et mouillé,
Me consolant au lit et me baisant la face,

En essuyant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu, chers compagnons, adieu, mes chers amis,
Je m’en vais le premier vous préparer la place.

Mon problème est que notre professeur nous a dit d'utiliser une démarche analytique pour faire nos dissertations alors qu'une démarche dialectique m'aurait semblé beaucoup plus logique. J'ai par conséquent des soucis avec le plan. J'ai lu dans une méthode que je devais répondre à différentes questions par partie dans un plan analytique (mon tout premier) qui sont :
- 1ère partie : de quoi s'agit-il ? = ici je pense définir les notions de poésie lyrique, dépassement et épreuve.
- 2ème partie : pourquoi? comment?(les causes et ce qu'implique la question)= c'est cette partie qui me pose le plus de soucis car la seule chose qui m'est venu à l'esprit  est la suivante : pour qu'il y ait dépassement de l'épreuve, il faut qu'il y ait épreuve qui est ici dans ce corpus la mort.
- 3ème partie : dans quels buts ? = ici je pense évoquer l'effet sur le lecteur qui peut reconnaître sa souffrance dans celle du poète donc la fonction de la poésie

J'ai élaboré une problématique qui serait la suivante : Comment la poésie permet-elle de surmonter ses émotions ?
Les mots "Dans quelle mesure" du sujet me rendent encore plus perplexe car pour moi cela signifie "jusqu'à quel point" ce qui veut dire que je dois également parler de l'inutilité de la poésie dans certains cas de dépassement d'épreuve, ce qui me ramène malheureusement à un plan dialectique où je donne mon avis.

Comme vous le voyez, je suis un peu (beaucoup) perdue et je vous remercie d'avance pour l'aide que vous pourriez me procurer.
Cordialement

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La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

Tu as ici trois démarches très différentes :

La mort de Léopoldine est réelle. Victor Hugo exprime sa douleur mais il se fait la voix de tous les pères en deuil. Donc il transforme un événement personnel en thème universel.

Apollinaire est réellement allé au front. Il imagine sa mort à la guerre mais il transforme cette séparation imaginée en explosion poétique.

Ronsard, poète de Cour, évoque sa propre mort et surtout l'évoque avec dérision comme pour conjurer le sort et faire d'un sujet macabre  un sujet poétique d'une suprême élégance.