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Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

Un vieillard vint à monter l'escalier. A la bizarrerie de son costume, à la magnificence de son rabat de dentelle, à la prépondérante sécurité de la démarche, le jeune homme devina dans ce personnage ou le protecteur ou l'ami du peintre; il se recula sur le palier pour lui faire place, et l'examina curieusement, espérant trouver en lui la bonne nature d'un artiste ou le caractère serviable des gens qui aiment les arts; mais il aperçut quelque chose de diabolique dans cette figure, et surtout ce je ne sais quoi qui affriande les artistes. Imaginez un front chauve, bombé, proéminent, retombant en saillie sur un petit nez écrasé, retroussé du bout comme celui de Rabelais ou de Socrate; une bouche rieuse et ridée, un menton court, fièrement relevé, garni d'une barbe grise taillée en pointe, des yeux vert de mer ternis en apparence par l'âge, mais qui par le contraste du blanc nacré dans lequel flottait la prunelle devaient parfois jeter des regards magnétiques au fort de la colère ou de l'enthousiasme. Le visage était d'ailleurs singulièrement flétri par les fatigues de l'âge, et plus encore par ces pensées qui creusent également l'âme et le corps. Les yeux n'avaient plus de cils, et à peine voyait-on quelques trace de sourcils au-dessus de leurs arcades saillantes. Mettez cette tête sur un corps fluet et débile, entourez-la d'une dentelle étincelante de blancheur, et travaillée comme une truelle à poisson, jetez sur le pourpoint noir du vieillard une lourde chaîne d'or, et vous aurez une image imparfaite de ce personnage auquel le jour faible de l'escalier prêtait encore une couleur fantastique. Vous eussiez dit d'une toile de Rembrand marchant silencieusement et sans cadre dans la noire atmosphère que s'est appropriée ce grand peintre. Le vieillard jeta sur le jeune homme un regard empreint de sagacité, frappa trois coups à la porte, et dit à un homme valétudinaire, âgé de quarante ans environ, qui vint ouvrir : -- Bonjour, maître.

J'ai un commentaire composé a rédiger de l'extrait ci-dessus et je voudrais vous demandez votre aide, car je ne m'en sors pas trop !!
j'ai noté beaucoup de chose sur mon brouillon, j'en ai tiré un plan et je voudrais votre avis !! Merci !

I/- Point de vue de Poussin
a) Description physique du vieillard.
b) Première impression.
II/- Comparaison
a) Entre le vieillard, Rabelais et Socrate.
b) Entre le vielliard et un tableau de Rambrand.

Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

Je trouve que tes idées sont assez bonnes mais tes parties sont à mes yeux trop pauvres, bancales. Tu ne peux pas mener toute une partie sur des comparaisons(II). Ensuite as-tu véritablement saisi le thème de cet extrait? quels sont les différents aspects de ce portrait? quelle réflexion sous-jacente apparaît?
Ces questions sont des pistes de réflexion pour ton commentaire et en rien des parties. Elles t'aideront seulement à y voir plus clair.

Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

C'est dingue!! T'as eu exactement le même extrait à commenter au cours de l'année que pour le bac! T'as dû gérer NaNe-SoW le 20 juin...

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Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

ouais c'est dingue!!!! donne-nous de tes news!! le booooooool punaise!!!!

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Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

Bonjour. Pouvez-vous me dire si mon plan est correct s'il vous plaît?

Texte

I] L'art du portrait

    1) La description

- fortes occurrences d'adjectifs qualificatifs et participes passés
- champs lexical du portrait: yeux, bouche, menton, front... (physique)
- énumérations d'adj = description précise
- utilisation de contraste pour décrire: vert/blanc (l12-13)
- recours à des sentiments "colère, enthousiasme" (l14) antithèse? pour renforcer le contraste des yeux et mettre en parrallèle l'aspect physique et morale.

    2) Le rapprochement réalité/fantastique

- Mise en relation avec des artistes/écrivains réels et connus de tous "Socrate, Rabelais" (l10), "Rembrandt" l24
- décors réels: "escalier" l1, "truelle à poisson" l19-20, "lourde chaine d'or" l20 + sentiment connus de tous ou de la vie en générale: "les fatigues de l'age" l15, "colère" et "enthousiasme" l14
- contraste avec un aspect "fantastique/irréel": "diabolique" l7, "ce je ne sais quoi" l7, "image imparfaite" l21, "couleur fantastique" l22
- jeux des couleurs qui crée une atmosphère irréelle mais un homme bien en chair et en os: "étincelante blancheur"/"noir du vieillard" l19-20 telle "une toile de Rembrandt […] sans cadre" l 24-25
- utilisation de l'impératif qui invite le lecteur a s'"imagine[r]" le portrait "imparfait" du vieillard.
- Rembrandt l25 maître dans l'art de la réalité/fantastique

    3) Une logique de description

La description à un ordre: extérieur => intérieur
- décrit le visage: - bas en haut: - front: "chauve, bombé..." l7
                                               - nez l9
                                               - bouche l10
                                               - menton l10
                                               - barbe l11
                                               et il fini par les yeux qui est la partie la plus animée dans les peintures en générale avec un contraste l12 "blanc nacré"
- une fois le visage décrit il revient à l'extérieur avec "un corps fluet et débile" l18
- anaphore "A la" l1-2 pour renforcer l'aspect étrange du personnage

II] Les conséquences du passage du temps

         1) La vieillesse

champ lexical de la vieillesse: "vieillard" l1, "ternis[...] par l'age" l12, "flétris par les fatigues de l'age" l15, "corps fluet et débile" l18
- image "lourde chaine d'or: qui montre que le vieillard se courbe sous l'effet de l'age.
- structures restrictives "ne plus" l16, "à peine voyait-on quelques traces" l17 qui suggère la perte des critères de la jeunesse: plus de cil ni de sourcil.
( l'endroit choisi "l'escalier" à quelque chose de "solennel"?, de faire monter un vieillard fatigué sur un escalier

        2)Quand la jeunesse rencontre la vieillesse

- on voit un contraste entre la vieillesse et la jeunesse.
- tout d'abord le narrateur est un jeune personnage Nicolas Poussin, futur célèbre peintre
- il fait une rencontre bien mystérieuse d'une vieillard qu'il laisse passé comme le veut une bonne éducation (mais aussi dans le but de "l'examin[é]").
- point de vue de la jeunesse sur la vieilesse:
       - contraste aspects jeune/vieux : "rieuse"/ "ridée" (la répétition en "ri" c'est un figure de style?) qui indique à la fois de l'énergie de la jeunesse et la vieillesse
       - "retombant"/"retroussé" l9
       - "fièrement relevé" l11
       - "ternis par l'apparence" l12/ "[jète] des regards […] fort[s]" l14
       - "corps fluet et débile"/ "dentelle étincelante de blancheur" l 19
       - "vieillard"/"chaine d'or" qui représente la jeunesse
La description du jeune personnage se voit ainsi dans sa description du vieillard par l'ajout de thermes de jeunesse


J'ai souvent du mal à trouver une deuxième partie, ne soyez pas avares en commentaires/conseils Merci

Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

Bonjour,

Je suis en 1ère et j'ai un commentaire à faire pour la rentrée.

Voici l'extrait :

"Un vieillard vint à monter l'escalier. A la bizarrerie de son costume, à la magnificence de son rabat de dentelle, à la prépondérante sécurité de la démarche, le jeune homme devina dans ce personnage ou le protecteur ou l'ami du peintre ; il se recula sur le palier pour lui faire place, et l'examina curieusement, espérant trouver en lui la bonne nature d'un artiste ou le caractère serviable des gens qui aiment les arts ; mais il aperçut quelque chose de diabolique dans cette figure, et surtout ce je ne sais quoi qui affriande les artistes. Imaginez un front chauve, bombé, proéminent, retombant en saillie sur un petit nez écrasé, retroussé du bout comme celui de Rabelais ou de Socrate ; une bouche rieuse et ridée, un menton court, fièrement relevé, garni d'une barbe grise taillée en pointe, des yeux vert de mer ternis en apparence par l'âge, mais qui par le contraste du blanc nacré dans lequel flottait la prunelle devaient parfois jeter des regards magnétiques au fort de la colère ou de l'enthousiasme. Le visage était d'ailleurs singulièrement flétri par les fatigues de l'âge, et plus encore par ces pensées qui creusent également l'âme et le corps. Les yeux n'avaient plus de cils, et à peine voyait-on quelques trace de sourcils au-dessus de leurs arcades saillantes. Mettez cette tête sur un corps fluet et débile, entourez-la d'une dentelle étincelante de blancheur, et travaillée comme une truelle à poisson, jetez sur le pourpoint noir du vieillard une lourde chaîne d'or, et vous aurez une image imparfaite de ce personnage auquel le jour faible de l'escalier prêtait encore une couleur fantastique. Vous eussiez dit d'une toile de Rembrandt marchant silencieusement et sans cadre dans la noire atmosphère que s'est appropriée ce grand peintre. "

J'ai fait le plan détaillé et je voulais savoir s'il est cohérent et surtout juste.

Problématique : En quoi la description du personnage apparaît comme une toile ayant une atmosphère étrange ?

I°/ La description du personnage

       1) Un portrait péjoratif

a) Adjectifs dévalorisants ( "nez écrasé, "bouche ridée" )
b) Un homme vieux ( "viellard" )
c) Un homme faible ( "corps fluet", "faible" )

      2) L'ambiguité du personnage

a) L'apparence du personnage ( "à la bizarrerie", "à la magnificence, "à la prépondérante sécurité" : Rythme ternaire + Anaphore )
b) Un regard intrigant ( "regards magnétiques au fort de la colère ou de l'enthousiasme" )

  => Personnage étrange

II°/ L'atmosphère dégagée par le portrait

     1) Un pesonnage inquiétant

a) La réaction de Poussin ( "se recula", "faire place")
b) Un côté fantastique ( "diabolique", "ja ne sais quoi" )
c) Champ lexical d'une arme pointue ( "menton relevé", "taillé en pointe", "truelle" )

     2) Une description picturale

a) Les ordres donnés par l'auteur ( "imaginez", "mettez" )
b) Les couleurs ( " noire atmosphère", "clair osbcur" )

J'ai l'impression qu'il faut que je modifie ma problématique quand je relis mes axes d'étude. Qu'en pensez-vous ?

Merci d'avance pour votre aide

Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

Bonsoir, à tous, je suis écrasé par un fatalité atypique (le bac  ).Je suis ici effectivement pour vous demander votre avis sur ce plan à propos du texte qui à été corrigé (bac EAF 2008, texte Balzac)par ce brillant site.Mais j'essaye de concevoir mon propre plan.Il le faut effectivement!

Plan:Comment cet extrait nous invite-t'il à peindre un toile surnaturelle?
 
    I)Le portrait d'un homme
            a)Voc.devalorisant
             b)valorisant (ou vice versa)

II)L'invitation à peindre une toile de Rembaudt
        a)Des instructions méticuleuses

III)Une toile surnaturelle
      a)Le vivant de la toile, percue dans l'homme

Comme vous l'aurez remarquer , les plans ne sont pas mon  fort, je prefère me centre directeent dans l'interprétation sans m'attarder sur les fiures de styles et réseaux isotopiques....Et mes proches me reprochent cette désorganisation sorry!Gracias amigos!!

Confère texte


Un vieillard vint à monter l’escalier. À la bizarrerie de son costume, à la magnificence de son rabat1 de dentelle, à la prépondérante sécurité de la démarche, le jeune homme devina dans ce personnage2 ou le protecteur ou l’ami du peintre ; il se recula sur le palier pour lui faire place, et l’examina curieusement, espérant trouver en lui la bonne nature d’un artiste ou le caractère serviable des gens qui aiment les arts ; mais il aperçut quelque chose de diabolique dans cette figure, et surtout ce je ne sais quoi qui affriande3 les artistes. Imaginez un front chauve, bombé, proéminent, retombant en saillie sur un petit nez écrasé, retroussé du bout comme celui de Rabelais ou de Socrate ; une bouche rieuse et ridée, un menton court, fièrement relevé, garni d’une barbe grise taillée en pointe, des yeux vert de mer ternis en apparence par l’âge, mais qui par le contraste du blanc nacré dans lequel flottait la prunelle devaient parfois jeter des regards magnétiques au fort de la colère ou de l’enthousiasme. Le visage était d’ailleurs singulièrement flétri par les fatigues de l’âge, et plus encore par ces pensées qui creusent également l’âme et le corps. Les yeux n’avaient plus de cils, et à peine voyait-on quelques traces de sourcils au-dessus de leurs arcades saillantes. Mettez cette tête sur un corps fluet et débile4, entourez-la d’une dentelle étincelante de blancheur et travaillée comme une truelle à poisson5, jetez sur le pourpoint6 noir du vieillard une lourde chaîne d’or, et vous aurez une image imparfaite de ce personnage auquel le jour faible de l’escalier prêtait encore une couleur fantastique. Vous eussiez dit d’une toile de Rembrandt7 marchant silencieusement et sans cadre dans la noire atmosphère que s’est appropriée ce grand peintre.

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Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

C'est bien de se focaliser sur l'interprétation (ça manque souvent) mais il faudra fatalement commenter avec  les figures de style etc. L'un ne va pas sans l'autre!
Sur ta partie portrait d'un homme, le passage sur le côté valorisant, je reprendrai plutôt le terme magnétisme , car vu le texte valorisant c'est un peu faux.
Tu peux détailler un peu ta 3e partie?

Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

Aujourd'hui j'ai eu mon bac blanc de français avec ce sujet pour le commentaire 
Je crois qu'a cause du stress j'ai un peu loupé mon commentaire voire même beaucoup
Problématique: Dans quel mesure ce personnage facine?
I/ Un personnage d'une étrange beauté
1. Homme charmant
2. Mais pas très beau (je l'ai pas formulé comme sa )

II/ Un personnage angoissant
1. Utilisation du surnaturel
2. Contraste blanc/noir
→ la comparaison avec les peinture du peintre néerlandais

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Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vieillard vint à monter l'escalier...

Je pense que tu es parti sur une bonne voie mais que tu n'as pas assez fouillé le texte. Enfin, c'est ce que laisse à penser l'intitulé de tes parties.
De plus tu sembles plus dans de la description du texte que dans de l'analyse (contraste noir et blanc, d'accord mais à quoi ça sert, aura du personnage mais vision angoissante => ok mais et alors?) Tu sembles t'approcher de la réponse quand tu parles de surnaturel mais ce n'est pas le terme approprié (le bon est dans le texte!). Enfin je pense que les derniers mots n'ont pas reçu toute ton attention alors qu'ils devraient.
Je t'invite à lire la petite nouvelle de Gogol intitulée le Portrait. J'ai trouvé cette nouvelle très prenante et tu verras peut être des points communs qui te donneront des armes quand tu as ce genre de texte.