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Baudelaire, À Arsène Houssaye

Bonjour,

Matière / Niveau: Francais/ 1ere S

Problème ou exercice: Je passe un oral Blanc de français le jour de la rentrée je dois donc réviser tout ce qu'on a fait depuis le début de l'année. En parcourant les différentes œuvres qu'on a étudié cette année, j'ai relu la préface de "Le spleen de Parais" de Baudelaire et le problème c'est que je n'arrive pas à comprendre l'ambition de Baudelaire dans ce recueil.

Préface de Le Spleen de Paris, 1869

                                                                             A Arsène Houssaye    A Arsène Houssaye

    Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu'il n'a ni queue, ni tête, puisque tout, au contraire y est à la fois tête et queue, alternativement et réciproquement. Considérez, je vous prie, quelles admirables commodités cette combinaison nous offre à tous, à vous, à moi et au lecteur. Nous pouvons couper où nous voulons, moi ma rêverie vous le manuscrit, le lecteur sa lecture. Enlevez une vertèbre, et les deux morceaux de cette tortueuse fantaisie se rejoindront sans peine. Hachez-la en nombreux fragments, et vous verrez que chacun peut exister à part. Dans l'espérance que quelques-uns de ces tronçons seront assez vivants pour vous plaire et vous amuser, j'ose vous dédier l'ensemble du serpent tout entier.
     J'ai une petite confession à vous faire. C'est en feuilletant, pour la vingtième fois au moins, le fameux Gaspard de la nuit d'Aloysius Bertrand (un livre connu de vous, de moi, et de quelques-uns de nos amis, n'a-t-il pas tous les droits d'être appelé fameux ?), que l'idée m'est venue de tenter quelque chose d'analogue, et d'appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d'une vie moderne et plus abstraite, le procédé qu'il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque.
     Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ?
     C'est surtout de la fréquentation des villes énormes, c'est du croisement de leurs innombrables rapports que naît cet idéal obsédant. Vous-même, mon cher ami, n'avez-vous pas tenté de traduire en une chanson le cri strident du Vitrier, et d'exprimer dans une prose lyrique toutes les désolantes suggestions que ce cri envoie jusqu'aux mansardes, à travers les plus hautes brumes de la rue?
     Mais, pour dire le vrai, je crains que ma jalousie ne m'ait pas porté bonheur. Sitôt que j'eus commencé le travail, je m'aperçus que non-seulement je restais bien loin de mon mystérieux et brillant modèle, mais encore que je faisais quelque chose (si cela peut s'appeler quelque chose) de singulièrement différent, accident dont tout autre que moi s'enorgueillirait sans doute, mais qui ne peut qu'humilier profondément un esprit qui regarde comme le plus honneur du poëte d'accomplir juste ce qu'il a projeté de faire.
     Votre bien affectionné,

                                                        C. Baudelaire.

Mes questions: Si vous pouviez m'aider à comprendre ce texte ca m'aiderai beaucoup

Baudelaire, À Arsène Houssaye

L'ambition de u poète dans ce recueil, est très bien exprimée ainsi

Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ?

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Baudelaire, À Arsène Houssaye

le problème c'est que j'ai pas trop compris justement et si on me demande de développer, je serai un peu dans la m****. DOnc une petite explication me ferai le plus grand des plaisirs

Baudelaire, À Arsène Houssaye

Je ne vois vraiment pas ce que tu ne comprends pas dans ce texte.

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Baudelaire, À Arsène Houssaye

C'est bon merci j'ai relu, plusieurs fois , le texte cherché sur internet, et j'ai réussi à comprendre. Merci encore.

J'ai une autre question, selon vous, quelle est la vision de la foule de la part de Baudelaire?

Baudelaire, À Arsène Houssaye

C'est pour lui une source d'inspiration.

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Baudelaire, À Arsène Houssaye

Bonjour, j'ai une question sur la dédicasse du Spleen de Paris à Arsène Houssaye, la voici :

À Arsène Houssaye


Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu'il n'a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue, alternativement et réciproquement. Considérez, je vous prie, quelles admirables commodités cette combinaison nous offre à tous, à vous, à moi et au lecteur. Nous pouvons couper où nous voulons, moi ma rêverie, vous le manuscrit, le lecteur sa lecture ; car je ne suspends pas la volonté rétive de celui-ci au fil interminable d'une intrigue superflue. Enlevez une vertèbre, et les deux morceaux de cette tortueuse fantaisie se rejoindront sans peine. Hachez-la en nombreux fragments, et vous verrez que chacun peut exister à part. Dans l'espérance que quelques-uns de ces tronçons seront assez vivants pour vous plaire et vous amuser, j'ose vous dédier le serpent tout entier.

J'ai une petite confession à vous faire. C'est en feuilletant, pour la vingtième fois au moins, le fameux Gaspard de la Nuit, d'Aloysius Bertrand (un livre connu de vous, de moi et de quelques-uns de nos amis, n'a-t-il pas tous les droits à être appelé fameux ?) que l'idée m'est venue de tenter quelque chose d'analogue, et d'appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d'une vie moderne et plus abstraite, le procédé qu'il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque.

Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ?

C'est surtout de la fréquentation des villes énormes, c'est du croisement de leurs innombrables rapports que naît cet idéal obsédant. Vous-même, mon cher ami, n'avez-vous pas tenté de traduire en une chanson le cri strident du Vitrier, et d'exprimer dans une prose lyrique toutes les désolantes suggestions que ce cri envoie jusqu'aux mansardes, à travers les plus hautes brumes de la rue ?

Mais, pour dire le vrai, je crains que ma jalousie ne m'ait pas porté bonheur. Sitôt que j'eus commencé le travail, je m'aperçus que non seulement je restais bien loin de mon mystérieux et brillant modèle, mais encore que je faisais quelque chose (si cela peut s'appeler quelque chose) de singulièrement différent, accident dont tout autre que moi s'enorgueillirait sans doute, mais qui ne peut qu'humilier profondément un esprit qui regarde comme le plus grand honneur du poète d'accomplir juste ce qu'il a projeté de faire.

Votre bien affectionné,

C. B.

Et voilà la question : Que nous indique Baudelaire quant à la composition du recueil ?

J'ai donc cherché quelques idées, Baudelaire nous indique que c'est un ouvrage coherent dont chaque poème se complète. Il veut faire un ouvrage similaire au '' Gaspard de la nuit ''. Les poèmes de ce recueil décrivent des scènes de vie 'ordinaires' ou Baudelaire livre une conclusion ou une morale. 

Je ne parviens pas à trouver des informations supplémentaires et je suis ne suis pas sur de bien répondre à la question…  Quelqu'un pourrait me donner des pistes ?

Baudelaire, À Arsène Houssaye

je pense, comme tu l'a noté, qu'au sujet de la construction du recueil tu a la plupart des réponses dans le premier paragraphe, dans lequel Baudelaire dit que c'est un recueil cohérent ou "y est à la fois tête et queue", donc un début et une fin, ou chaque poème se complète, mais peut aussi être soustrait au recueil sans que ni le poème ni le recueil perdent leurs sens.

ensuite le passage sur Gaspard de la nuit éclaire davantage sur les intentions de l'auteur que sur le recueil en lui même, puisqu'il dit aussi à la fin, qu'il n'est pas parvenu selon lui, à "accomplir juste ce qu'il a projeté de faire".

un autre passage me semble important, abordant à la fois les intentions de l'auteur, ses objectifs, l'orientation du recueil, la construction des poèmes et finalement du recueil, puisqu'il vise une poésie en prose sans rime, sans rythme, et étant au plus près d'une expression juste de l'ame.

"Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ?"

c'est autour de ces idées la je pense qu'il construit son recueil, sa recherche poétique, ...

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Baudelaire, À Arsène Houssaye

Merci beaucoup de votre aide