Mode après "il faut croire que"

Bonjour,
    Je voulais seulement savoir quel mode il faut utiliser après "il faut croire que": subjonctif ou indicatif?

Merci!

Mode après "il faut croire que"

La théorie :
Phrase affirmative : indicatif : je crois que ma réponse est exacte.

Phrase négative : subjonctif : je ne crois pas que ma réponse soit exacte.

Phrase interrogative : subjonctif : Crois-tu que ma réponse soit exacte ?

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Mode après "il faut croire que"

Euh, Anne, ce n'est pas exactement la question de Racm ... mais ta réponse reste valable.

  En effet, le fait que l'on ait le verbe falloir avant croire n'emporte pas la construction au subjonctif comme après la locution "il faut que" ; et même si tu avais la tournure "il faut qu'il croie que", on aurait le subjonctif pour croire, mais pas pour  son complément :

Il faut croire qu'il viendra.
Il faut qu'il croie qu'il viendra.

Mais attention ! le sens n'est pas le même.

Mode après "il faut croire que"

Il faut qu'il croie et pas Il faut qu'il croive (cette forme n'existe pas)

Subj. présent
que je croie
que tu croies
qu'il croie
que nous croyions
que vous croyiez
qu'ils croient

Mode après "il faut croire que"

Merci pour toutes vos réponses!     Maintenant, plus de doute! 

Mode après "il faut croire que"

Bonsoir !

MODE APRÈS LE VERBE CROIRE

Je reviens sur la question après avoir interrogé mon corpus. Puisque c’est fait, autant que vous en profitiez, d’autant que le dimanche nous conduit naturellement à  un supplément d’humour.
SOURCES : Grevisse et Hanse (pour les idées et pour quelques exemples).
Bon dimanche !

A) L’INDICATIF EST LE MODE NORMAL, PARCE QUE LE VERBE RECTEUR (= PRINCIPAL) EXPRIME UNE OPINION.

1 CROIRE
* Je crois qu’il VIENDRA.
* Les femmes ont autant de façons d’aimer que d’amants, de sorte que chacun peut CROIRE QU’IL EST le premier. (Maurice Donnay)
* Méfiez-vous d’en arriver à CROIRE QUE LES CHOSES DOIVENT être faites pour cette seule raison qu’il vous est difficile de les faire. (ARMAND SALACROU)
* Quand je me sens aimé, je CROIS QUE J'AI ton âge ; quand je me crois trahi, je sais que j'ai le mien. (LÉON XANROF)
* Plus encore que la beauté, la jeunesse m’attire, et d’un irrésistible attrait. Je CROIS QUE LA VÉRITÉ EST en elle ; je CROIS QU’ELLE A toujours raison contre nous. (ANDRÉ GIDE)
* On ne peut pas vivre dans un monde où l’on CROIT QUE L’ÉLÉGANCE exquise du plumage de la pintade EST inutile. (JEAN GIONO)
* Tous les ans, il y a de plus en plus de cons. Mais, cette année, je CROIS QUE LES CONS de l'année prochaine SONT déjà là. (PATRICK TIMSIT)
* On CROIT QUE TU ES con parce que tu fais le con. C'est faux : tu es vraiment con. (FRANÇOIS CAVANNA)
* Adam CROIT dur comme fer QU'IL A ÉTÉ CHASSÉ du paradis terrestre. Ève n'en est pas sûre du tout, et agit, en tout cas, comme si elle y restait. (JEAN GIRAUDOUX)
* L’élite CROIT QUE LA MÉCHANCETÉ PROUVE l’intelligence et que la bonté prouve la bêtise. (JEAN COCTEAU)
* Comme j'ai fait beaucoup de cinéma, on CROIT souvent QUE JE SUIS analphabète. (MARCEL PAGNOL)
* Pour le diplomate, le dernier mot de l’astuce est de dire la vérité quand on CROIT QU’IL NE LA DIT PAS, et de ne pas la dire quand on CROIT QU’IL LA DIT. (GEORGES COURTELINE)
* Il y a des moments où l’on CROIT QUE L’IMPOSSIBLE EST la base même de l’espérance. (MAURICE BEDEL)
* Certains CROIENT QUE LE GÉNIE EST héréditaire ; les autres n'ont pas d'enfant. (MARCEL ACHARD)
* Je CROIS QUE LA PETITE A mon intelligence. - Sûrement, parce que moi, j’ai encore la mienne. (COLUCHE)
* CROIS bien QUE JE SUIS très fier d’avoir l’estime d’un homme dont j’ai toujours entendu mon père dire le plus grand bien. (ALEXANDRE DUMAS À SON PÈRE)
* Un optimiste est un monsieur qui CROIT QU’UNE DAME A TERMINÉ sa conversation parce qu’elle dit au revoir. (MARCEL ACHARD)
* Les femmes CROIENT volontiers QUE parce qu’elles ont fait le contraire de ce qu’on leur demandait, ELLES ONT PRIS une initiative. (SACHA GUITRY)
* C'est une erreur de CROIRE QUE, lorsqu'on est cocu, ON A DROIT à toutes les autres femmes. (SACHA GUITRY)
* Le mari à son copain : Je CROIS QUE MA FEMME NOUS TROMPE. (ANONYME)
* À Aix-en-Provence, un aveugle CROIT QU’IL PLEUT. (JEAN COCTEAU. Allusion aux fontaines)
* Il y a deux places qui vous conviendraient également : le gouvernement de la Bastille et celui des
Invalides. Si je vous donne la Bastille, tout le monde dira que c’est quoi qui vous y ai envoyé ; si je vous donne les Invalides, on CROIRA QUE C’EST MA FEMME. (D’ARGENSON À L’AMANT DE SA FEMME)
* Elles CROIENT QUE TOUS LES HOMMES SONT pareils parce qu’elles se conduisent de la même manière avec tous les hommes. (SACHA GUITRY)
* Je CROIS QUE NOTRE VISITE LEUR A FAIT du bien. Tu as vu combien ils avaient l'air tristes quand nous sommes arrivés, et leur sourire joyeux quand nous sommes partis ? (HENRI DUVERNOIS)
* Les Français CROIENT QU’ILS PARLENT bien le français parce qu’ils ne parlent aucune langue étrangère. (TRISTAN BERNARD)
* Je CROIS QUE L’HOMME EST incapable de choix ET QU’IL AGIT toujours cédant à la tentation la plus forte. (ANDRÉ GIDE)
* On CROIT souvent QU’UN APPARTEMENT EST bas de plafond, alors qu’il est tout simplement haut de plancher. (PIERRE DAC)
* À côté de lui, c’est magnifique : quand on mange du poulet, on CROIT QUE C’EST DU FAISAN. (AURÉLIEN SCHOLL)
* L’optimiste est celui qui CROIT QUE LE MARIAGE EST moins onéreux que les fiançailles. (PROVERBE ANGLAIS)
* L’optimiste est celui qui CROIT QUE LE MARIAGE EST un pari. (LAURENCE PETER)
* « Votre mari n'a rien. Il CROIT QU'IL EST malade. » Quelques jours plus tard, elle dit au médecin : « Mon mari CROIT QU'IL EST mort. » (JULES RENARD)
* Quand on CROIT QU'IL Y AURA beaucoup de monde à un enterrement, on y va et ça finit par faire beaucoup de monde. (JULES RENARD)
* Savez-vous qui est mort ? - Je ne sais. Je CROIS QUE C'EST CELUI QUI EST dans la première voiture. (JULES RENARD)
* De tous les bruits, je CROIS QUE LA MUSIQUE EST le moins détestable. (SAMUEL JOHNSON)
* Quand on CROIT QU’ON A la vertu d’humilité, c’est que déjà on ne l’a plus. (ANONYME)
* Beaucoup de gens CROIENT QUE L’AVEU de leurs défauts les DISPENSE de s’en corriger. (MARIE VON EBNER-ESCHENBACH)
* Si tu ne hurles pas, personne ne CROIRA QUE TU AS MAL. (HENRY DE MONTHERLANT)
* La pudeur est un sentiment que les hommes CROIENT QUE LES FEMMES ONT. (PAUL GÉRALDY)
* À force d’accepter les honneurs, on finit par CROIRE QU’ON LES MÉRITE. (GILBERT CESBRON)
* Le propre de l’imbécile est de CROIRE QU’IL NE L’EST PAS. (JORIS-KARL HUYSMANS)
* Notre savoir consiste en grande partie à croire savoir, et à CROIRE QUE D’AUTRES SAVENT. (PAUL VALÉRY)
* Si le monde n'oubliait pas, il n'aurait plus qu'à finir, car je CROIS vraiment QUE TOUT A été dit. (ALEXANDRE DUMAS FILS)
* C'est une erreur de CROIRE qu'une femme PEUT garder un secret. Elles le peuvent, mais elles s'y mettent à plusieurs. (SACHA GUITRY)
* Il CROIT QU'IL DEVIENT sourd parce qu'il n'entend plus parler de lui. (TALLEYRAND. AU SUJET DE CHATEAUBRIAND)
* Les gens sanguins ne connaissent pas l'amour. Ils CROIENT QUE C'EST de l'amour, c'est de l'appétit. (ALFRED CAPUS)
* L'amour est souvent une partie où chacun des deux joueurs, tour à tour, CROIT QU'IL VA perdre et se hâte de corriger son jeu. (PAUL LÉAUTAUD)
* Quand les femmes montrent leurs seins, elles CROIENT QU’ELLES OFFRENT leur cœur. (JULES RENARD)
* Je CROIS QU'IL EST convenable, avant que de faire un enfant à une femme, de lui demander si elle veut. (JULES RENARD)
* Elles prennent leur cul pour leur cœur et CROIENT QUE LA LUNE EST FAITE pour éclairer leur boudoir. (GUSTAVE FLAUBERT)
* Celle-là, je l’ai toujours connue là. JE CROIS même QUE C’EST ELLE QUI A inventé la vérole. - Qu’est-ce qu’elle a dû toucher comme droits d’auteur ! (MARCEL PAGNOL)
* Il est difficile de CROIRE QUE QUELQU’UN DIT la vérité lorsque vous savez que vous mentiriez si vous étiez à sa place. (HENRY MENCKEN)
* Les mensonges ont la vie dure : une fois démasqués, ils CROIENT QU'ILS SONT DEVENUS vérités. (STANISLAS LEC)
* Je CROIS QUE LA SOCIÉTÉ EST fille de la peur, et non pas de la faim. (ALAIN. PROPOS)
* L’ermite CROIT QU’IL A TROUVÉ Dieu parce qu’il a trouvé la solitude. (HENRY DE MONTHERLANT)
* Les directeurs de théâtre CROIENT QU’ILS SONT intelligents quand ils ont un succès ; et quand ils ont un four, ils CROIENT QUE LE PUBLIC EST idiot. (SACHA GUITRY)
* Il ne faut pas craindre les pièces ennuyeuses : quand le public s’ennuie, il CROIT QU’IL PENSE, et ça le flatte. (PIERRE VEBER)
* C’est une erreur de CROIRE QU’en parlant bas à l’oreille de quelqu’un qui travaille, ON LE DÉRANGE moins. (SACHA GUITRY)
* La dernière illusion est de CROIRE QU'ON LES A toutes perdues. (MAURICE CHAPELAN)
* On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de CROIRE QU'ILS N'ONT pas tort. (RAYMOND DEVOS)
* Je CROIS QUE LES GENS qui passent pour vertueux SONT ceux auxquels l’occasion a manqué d’être tentés de mal faire. (ROGER MARTIN DU GARD)
* Tout homme qui CROIT QUE SON HONNEUR DÉPEND de celui de sa femme est un fou qui se tourmente et qui la désespère. (ANTOINE HAMILTON)
* Avez-vous remarqué que, lorsqu’on dit à une femme qu’elle est jolie, elle CROIT toujours QUE C’EST VRAI ? (JULES RENARD) (L’interrogative est trop en amont pour avoir une influence.)

REMARQUES
a- LE CONDITIONNEL FAIT PARTIE DU MODE INDICATIF ; on le trouve :
- soit dans le verbe recteur,
* Même quand elle marche, on CROIRAIT QU'ELLE DANSE. (CHARLES BAUDELAIRE)
* On CROIRAIT QU'ILS ONT peur que leurs bras et leurs doigts ne leur servent à quelque chose, tant ils inventent d'instruments pour s'en passer. (JEAN-JACQUES ROUSSEAU)

- soit dans le verbe de la complétive.
* Je CROYAIS qu’il VIENDRAIT. (Futur du passé : je croyais dans le passé qu’il viendrait.)
* Je CROIS qu’il POURRAIT faire mieux.

b- Dans l’ancienne langue, on employait souvent le SUBJONCTIF :
* ON CROYAIT QUE son esprit ALLÂT revenir. (Sévigné) → ALLAIT.

Cet usage archaïsant existe encore dans la langue littéraire :
* J’AURAIS CRU volontiers QUE ce FUSSENT les filles du directeur. (Anatole France) → C’ÉTAIENT
* ON EÛT PU CROIRE QUE notre siècle IGNORÂT le prodige des parapluies. (Derème) → IGNORAIT.
* IL CROYAIT QU’il FÛT onze heures. (Thérive) → ÉTAIT.

2 FAIRE CROIRE
* Il y a des femmes qui se jettent à votre cou comme elles se lanceraient à la tête d'un cheval, pour vous
FAIRE CROIRE QUE VOUS ÊTES emballé. (SACHA GUITRY)
* La jeunesse se passe à FAIRE CROIRE QU’ON EST un homme. L’âge adulte à FAIRE CROIRE QU’ON EST heureux, quand on ne l’est pas. La vieillesse à FAIRE CROIRE QU’ON N’EST pas gâteux, quand on l’est. (HENRY DE MONTHERLANT)
* L’artiste doit s’arranger de façon à FAIRE CROIRE à la postérité QU’IL N’A PAS VÉCU. (GUSTAVE FLAUBERT)
* Le bonheur, c’est d’être heureux ; ce n’est pas de FAIRE CROIRE aux autres QU’ON L’EST. (JULES RENARD)
* On construit des maisons de fous pour FAIRE CROIRE à ceux qui ne sont pas enfermés QU’ILS ONT encore la raison. (MONTAIGNE)
* La stratégie consiste à continuer à tirer pour FAIRE CROIRE à l'ennemi QU'ON A encore des munitions. (HENRI MONNIER)
* Une monstrueuse aberration FAIT CROIRE aux hommes QUE LE LANGAGE EST NÉ pour faciliter leurs relations mutuelles. (MICHEL LEIRIS)
* Pour être heureux en ménage, il faut faire deux concessions aux femmes : leur FAIRE CROIRE QU’ELLES PORTENT la culotte et la leur laisser porter. (FRANCIS BLANCHE)
* Il y a des ratés qui ont la prétention d’être modestes, et qui font les modestes pour FAIRE CROIRE QU’ILS NE SONT pas des ratés. (SACHA GUITRY)
* La politique est l’art de se servir des hommes en leur FAISANT CROIRE QU’ON LES SERT. (ALEXANDRE DUMAS FILS)
* Le moyen le plus efficace pour devenir célèbre est de FAIRE CROIRE QU’ON L’EST déjà. (GIACOMO LEOPARDI)
* Il y a des auteurs qui mettent trois points d’exclamation pour FAIRE CROIRE QU’ILS ONT TROUVÉ un mot drôle. (ANDRÉ BIRABEAU)
* La grande tactique des femmes est de FAIRE CROIRE QU'ELLES AIMENT quand elles n'aiment pas, et, lorsqu'elles aiment, de le dissimuler. (JEAN COCTEAU)
* Si en te lisant je pense que tu mens bien, c’est que tu as du talent. Si tu parviens à me FAIRE CROIRE QUE TU ES sincère, c’est que tu as beaucoup de talent. (PIERRE REVERDY)
* Espèce de menteur ! Tu m’as dit que tu allais à Wilno pour me FAIRE CROIRE QUE TU ALLAIS à Lublin, et tu es allé vraiment à Wilno !  (MICHEL CHRESTIEN)
* Le comble de la pose : sonner sur son piano toutes les heures et toutes les demies pour FAIRE CROIRE aux voisins QU'ON A une pendule. (ALPHONSE ALLAIS)

3 LAISSER CROIRE
* Tout LAISSE CROIRE qu’il EST mécontent.
* Il y a un amour que l’on appelle vénal pour LAISSER CROIRE QUE L’AUTRE NE SE VEND pas. (ÉTIENNE REY)
* Heureux le mari dont la femme LAISSE CROIRE QU'IL COMMANDE. (JEAN DELACOUR)

B) Le subjonctif est employé FRÉQUEMMENT :
Hanse précise : « le bon usage admet aujourd’hui l’indicatif (ou le conditionnel) OU le subjonctif, sans qu’on puisse dire que ce choix exprime nécessairement une nuance quant à la réalité du fait exprimé dans la subordonnée. »
Je ferai néanmoins la distinction avec Grevisse.

1 Lorsque le verbe recteur est à la forme NEGATIVE ;
* JE NE CROIS PAS QUE nous nous SOYONS trompés. (Grevisse)
* Elle a une bouche bien meublée, mais JE NE CROIS PAS QU'ELLE SOIT dans ses meubles. (GEORGES FEYDEAU)
* Je NE CROIS PAS QUE QUOI QUE CE SOIT D’IMPORTANT PUISSE s’exprimer en mots de plus de quatre syllabes. (ROGER CAILLOIS)
OUTRE (la négation étant implicite) :
* J’ai PEINE À CROIRE qu’il l’AIT dit.
* À notre époque, on SE REFUSE À CROIRE QUE LE PLOMB PUISSE être transformé en or, jusqu'au moment où l’on reçoit la facture du plombier. (BERNARD SHAW)
* Il faudra VOUS DÉBARRASSER, mon cher poète, DE CROIRE QUE LE DÉGOÛT DE LA VIE SOIT un signe de vocation religieuse. (LÉON BLOY)

Mais l’indicatif est quant même employé si l’on veut marquer la réalité du fait.
* Je ne crois pas qu’il s’EST trompé.
* J’ai PEINE À CROIRE qu’il l’A dit.
* Ma femme est tellement belle QU'ON NE CROIRAIT PAS QU'ELLE EST à moi. (JEAN-CHARLES)
* JE NE CROIS PAS QUE JE POUVAIS faire autrement. (Vaudoyer)
* JE NE CROIS PAS QUE J’AURAIS été cathare… (Émile Henriot)
* JE NE CROIS MÊME PAS QUE l’on POURRAIT lui reprocher une distraction. (Georges Duhamel)

2 Lorsque le verbe recteur est à la forme INTERROGATIVE ;
* CROYEZ-VOUS QUE nous nous SOYONS trompés ? (Grevisse)
* CROYEZ-VOUS QU’il le FASSE ?
* CROIS-TU QU’ON PUISSE être bien tendre quand on manque de pain ? (ABBÉ PRÉVOST)
* CROIS-TU QUE JE NE SACHE PAS la vérité sur Dicky ? (Jean Giraudoux)

Mais l’indicatif est quant même employé si l’on veut marquer la réalité du fait.
* Tu crois qu’il EST parti ? Est-ce que tu crois qu’il EST parti ?
* CROIT-ON QUE NOUS SOMMES sur un lit de roses ? (Colette)
* Hier soir, je dis à ma femme : « Ruth, EST-CE QUE TU CROIS QUE le sexe et la passion ONT cessé d'exister entre nous ? »  Elle me répond : « On en discutera pendant la pub ! »  (MILTON BERLE)
* VOUS NE CROYEZ PAS QUE C’EST une imprudence ? (Arland) (Interrogation mélodique)
D’autant que l’indicatif futur exprime une nuance de temps absente du subjonctif.
* CROYEZ-VOUS QU’ON POURRA l’opérer ? (Tharaud)
* CROYEZ-VOUS QU’il le FERA ?

3 Lorsque le verbe recteur se trouve dans une proposition CONDITIONNELLE.
* SI VOUS CROYEZ QUE nous nous SOYONS trompés, … (Grevisse)

Mais l’indicatif est quant même employé si l’on veut marquer la réalité du fait.
* SI VOUS CROYEZ QUE le travail ne lui FERA pas de mal, il est temps de partir. (Anatole France)