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Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

Bonjour, je dois faire un commentaire composé de cet extrait:


Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le
groupe, était près de la porte. Il entra et s'avança vers
l'évêque en faisant le salut militaire.

-Monseigneur. dit-il.

A ce mot, Jean Valjean, qui était morne et semblait
abattu, releva la tête d'un air stupéfait.

– Monseigneur! murmura-t-il. Ce n'est donc pas le
curé...

– Silence, dit un gendarme. C'est monseigneur l'évêque.
Cependant monseigneur Bienvenu s'était approché aussi
vivement que son grand âge le lui permettait.

– Ah! vous voilà! s'écria-t-il en regardant Jean Valjean.
Je suis aise de vous voir. Eh bien, mais je vous avais donné
les chandeliers aussi, qui sont en argent comme le reste et
dont vous pourrez bien avoir deux cents francs. Pourquoi
ne les avez-vous pas emportés avec vos couverts?

Jean Valjean ouvrit les yeux et regarda le vénérable
évêque avec une expression qu'aucune langue humaine ne
pourrait rendre.

– Monseigneur, dit le brigadier de gendarmerie, ce que
cet homme disait était donc vrai? Nous l'avons rencontré.
Il allait comme quelqu'un qui s'en va. Nous l'avons arrêté
pour voir. Il avait cette argenterie.

– Et il vous a dit, interrompit l'évêque en souriant
qu'elle lui avait été donnée par un vieux bonhomme de
prêtre chez lequel il avait passé la nuit? Je vois la chose.
Et vous l'avez ramené ici? C'est une méprise.

– Comme cela, reprit le brigadier, nous pouvons le
laisser aller?

– Sans doute, reprit l'évêque.

Les gendarmes lâchèrent Jean Valjean qui recula.

– Est-ce que c'est vrai qu'on me laisse? dit-il d'une voix
presque inarticulée et comme s'il parlait dans le sommeil.

– Oui, on te laisse, tu n'entends donc pas ? dit un gendarme.

– Mon ami, reprit l'évêque, avant de vous en aller,
voici vos chandeliers. Prenez-les.
II alla à la cheminée, prit les deux flambeaux d'argent
et les apporta à Jean Valjean. Les deux femmes le regardaient
faire sans un mot, sans un geste, sans un regard qui
pût déranger l'évêque.

Jean Valjean tremblait de tous ses membres. Il prit les
deux chandeliers machinalement et d'un air égaré.

– Maintenant, dit l'évêque, allez en paix. – A propos,
quand vous reviendrez, mon ami, il est inutile de passer par
le jardin. Vous pourrez toujours entrer et sortir par la porte
de la rue. Elle n'est fermée qu'au loquet jour et nuit.

Puis se tournant vers la gendarmerie

– Messieurs, vous pouvez vous retirer.

Les gendarmes s'éloignèrent.

Jean Valjean était comme un homme qui va s'évanouir.

L'évêque s'approcha de lui, et lui dit à voix basse:
– N'oubliez pas, n'oubliez jamais que vous m'avez
promis d'employer cet argent à devenir honnête homme.

Jean Valjean, qui n'avait aucun souvenir d'avoir rien
promis, resta interdit, L'évêque avait appuyé sur ces paroles
en les prononçant. Il reprit avec solennité:

-Jean Valjean, mon frère, vous n'appartenez plus au mal, mais au bien. C'est votre âme que je vous achète; je la retire aux pensées noires et à l'esprit de perdition, et je la donne à Dieu.

J'ai déjà des pistes de lecture mais j'ai l'impression d'être complètement à côté de la plaque. J'ai déjà trouvé un axe de lecture mais pour le deuxième j'ai des idées mais je n'arrive pas à les organiser, si quelqu'un pouvait m'aider... Merci à l'avance!
Voilà, ce que j'ai trouvé:

I) Passage qui ressemble à une véritables pièce de théâtre
théâtralisation du passage

1) Dialogue
utilisation du présent rend la scène plus vivante et donne un effet de réel, actualisation de la scène
ponctuation expressive
les différents niveaux de langue détermine le statut des personnages

2)La narration
Les moments de narration font penser à des didascalies, cela est due au recours à un point de vue externe.
l'occupation de l'espace

3)Dialogue fondé sur un semblant de quiproquo ( très utilisé au
théâtre)

Pour le deuxième axe, voilà les idées que j'ai déjà trouvé:

la réaction de l'évêque
Il domine le dialogue, ment pour sauver Jean Valjean.
Personnage symbolique, la providence se manifeste en lui,il incarne la bonté, la générosité. Il croit en la perfectibilité  de l'homme et il peut être ainsi vu comme un double de Victor Hugo

la réaction de Jean Valjean
il ne parle pas, mais beaucoup de termes qui renvoient à son expression, ce qui montre la gratitude de Jean Valjean et son étonnement. On a l'impression que les paroles de l'évêque provoque en lui un changement décisif dans son comportement.
Passage déterminant dans l'évolution du personnage.

Les chandeliers sont symboliques, ils sont porteurs de lumières.

Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

Tes idées sont très bonnes, et me semble-t-il déjà organisées pour la seconde partie. Le symbolisme des chandeliers est très bien vu. Pour rester dans la suite du I (aspect théâtral) et puisque tu parles des attitudes et réactions des personnages, tu pourrais ajouter un petit passage sur l'attitude des deux femmes et celle des gendarmes : tous sont médusés, les deux femmes comprennent qu'elles vivent quelque chose d'exceptionnel.
Tu peux, pourquoi pas en intro, présenter les personnages ; le nom de monseigneur Myriel même s'il n'apparaît est lui aussi symbolique, il évoque à la fois miel, merveille et miracle

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Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

Quelle était ta problématique ?
Quelle problématique pourrait-on utiliser pour cet extrait ?

Merci

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Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

Salut,

Comme je connaissais déjà les Misérables, j'ai pris comme problématique: En quoi ce passage  est-il déterminant dans l'évolution du personnage de Jean Valjean? Mais il fallait pour cela avoir déjà des connaissances sur l'oeuvre et il peut y avoir d'autres problématiques possibles..

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Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

Merci de ta réponse mais j'ai vraiment beaucoup de mal à en trouver une en fait !
Comme parties j'ai pris:
I) Ressemblance avec une pièce théâtrale
II) Des réactions différentes.

Pourrais tu me proposer une problématique stp ?

Merci beaucoup.

Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

Une problématique se définit par le problème que l'étude du texte devra résoudre, ce qu'il est intéressant d'étudier dans le texte. A partir de cela peux-tu en formuler une?

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Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

J'ai développé mes parties mais je n'arrive pas à formuler ma problématique...

Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

Problématiques plausibles:quelle  portée morale a le récit?quelles sont les images qui se dégagent ici des principaux personnages(Jean Valjean et l'évêque)?

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Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

Merci beaucoup ! Je vais opté pour la seconde.
Merci encore !

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Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12 - Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe...

Bonjour à toutes et à tous. Voilà, on me demande quel est le genre de l'extrait ci-dessous des Misérables de Victor Hugo, et sur quoi il conduit le lecteur à réfléchir.

Extrait étudié:

Victor Hugo, Les Misérables, I, II, chapitre 12

Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe, était près de la porte. Il entra et s'avança vers l'évêque en faisant le salut militaire. -Monseigneur. dit-il. A ce mot, Jean Valjean, qui était morne et semblait abattu, releva la tête d'un air stupéfait. – Monseigneur! murmura-t-il. Ce n'est donc pas le curé... – Silence, dit un gendarme. C'est monseigneur l'évêque. Cependant monseigneur Bienvenu s'était approché aussi vivement que son grand âge le lui permettait. – Ah! vous voilà! s'écria-t-il en regardant Jean Valjean. Je suis aise de vous voir. Eh bien, mais je vous avais donné les chandeliers aussi, qui sont en argent comme le reste et dont vous pourrez bien avoir deux cents francs. Pourquoi ne les avez-vous pas emportés avec vos couverts? Jean Valjean ouvrit les yeux et regarda le vénérable évêque avec une expression qu'aucune langue humaine ne pourrait rendre. – Monseigneur, dit le brigadier de gendarmerie, ce que cet homme disait était donc vrai? Nous l'avons rencontré. Il allait comme quelqu'un qui s'en va. Nous l'avons arrêté pour voir. Il avait cette argenterie. – Et il vous a dit, interrompit l'évêque en souriant qu'elle lui avait été donnée par un vieux bonhomme de prêtre chez lequel il avait passé la nuit? Je vois la chose. Et vous l'avez ramené ici? C'est une méprise. – Comme cela, reprit le brigadier, nous pouvons le laisser aller? – Sans doute, reprit l'évêque. Les gendarmes lâchèrent Jean Valjean qui recula. – Est-ce que c'est vrai qu'on me laisse? dit-il d'une voix presque inarticulée et comme s'il parlait dans le sommeil. – Oui, on te laisse, tu n'entends donc pas ? dit un gendarme. – Mon ami, reprit l'évêque, avant de vous en aller, voici vos chandeliers. Prenez-les. II alla à la cheminée, prit les deux flambeaux d'argent et les apporta à Jean Valjean. Les deux femmes le regardaient faire sans un mot, sans un geste, sans un regard qui pût déranger l'évêque. Jean Valjean tremblait de tous ses membres. Il prit les deux chandeliers machinalement et d'un air égaré. – Maintenant, dit l'évêque, allez en paix. – A propos, quand vous reviendrez, mon ami, il est inutile de passer par le jardin. Vous pourrez toujours entrer et sortir par la porte de la rue. Elle n'est fermée qu'au loquet jour et nuit. Puis se tournant vers la gendarmerie – Messieurs, vous pouvez vous retirer. Les gendarmes s'éloignèrent. Jean Valjean était comme un homme qui va s'évanouir. L'évêque s'approcha de lui, et lui dit à voix basse: – N'oubliez pas, n'oubliez jamais que vous m'avez promis d'employer cet argent à devenir honnête homme. Jean Valjean, qui n'avait aucun souvenir d'avoir rien promis, resta interdit, L'évêque avait appuyé sur ces paroles en les prononçant. Il reprit avec solennité: -Jean Valjean, mon frère, vous n'appartenez plus au mal, mais au bien. C'est votre âme que je vous achète; je la retire aux pensées noires et à l'esprit de perdition, et je la donne à Dieu.

Je ne parviens pas à me limiter à cet extrait pour répondre à cette question. Je pense que le thème traité est la justice de classe mais je sais que ce thème ne colle pas précisément à cet extrait.
Si vous pouviez me guider .
Merci à ceux, qui prendront la peine de lire ce message.