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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Tous les jours, à la même heure, le maître d’école...

Bonjour pardon de déranger mais j'ai un commentaire composé à rendre sur ce sujet de Madame Bovary de Flaubert :

"Tous les jours, à la même heure, le maître d'école, en bonnet de soie noire, ouvrait les auvents de sa maison, et le garde-champêtre passait, portant son sabre sur sa blouse. Soir et matin, les chevaux de la poste, trois par trois, traversaient la rue pour aller boire à la mare. De temps à autre, la porte d'un cabaret faisait tinter sa sonnette, et, quand il y avait du vent, l'on entendait grincer sur leurs deux tringles les petites cuvettes en cuivre du perruquier, qui servaient d'enseigne à sa boutique. Elle avait pour décoration une vieille gravure de modes collée contre un carreau et un buste de femme en cire, dont les cheveux étaient jaunes. Lui aussi, le perruquier, il se lamentait de sa vocation arrêtée, de son avenir perdu, et, rêvant quelque boutique dans une grande ville, comme à Rouen, par exemple, sur le port, près du théâtre, il restait toute la journée à se promener en long, depuis la mairie jusqu'à l'église, sombre, et attendant la clientèle. Lorsque madame Bovary levait les yeux, elle le voyait toujours là, comme une sentinelle en faction, avec son bonnet grec sur l'oreille et sa veste de lasting."

J'ai beau réflechir je ne vois pas pourquoi mon prof (je suis en 2nde) nous a donné cet extrait selon moi trop court et sans interêt pour etre traité.En effet il ne nous a jamais donné a lire ce roman et je suis perdu car je ne comprend pas le sens de ce passage .
Si quelqu'un pouvait m'éclairer l'interêt de ce passage ce serait hyper gentil merci.

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Tous les jours, à la même heure, le maître d’école...

Bonjour,

Je suis en seconde, tout comme vous, et j'ai moi-même de grosses difficultés à l'élaboration du commentaire, et pourtant, Dieu le sait, l'envie y est ! C'est pourquoi je souhaite vous aider, car c'est de l'entraide que naît un résultat...

Pour moi, ce texte rend très sensible la fuite du temps, la répétitions d'actions banales et, à mon avis, le fourmillement de la vie humaine. De plus la description assez dense est notable ! Mais je comprends votre peine, ce texte m'a l'air assez léger, mais vu l'auteur, je me trompe sûrement

Zadek

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Tous les jours, à la même heure, le maître d’école...

Je viens de lire ce passage juste une fois, j'avoue qu'il est court. Pour moi les deux grands axes ce serait : I/ Des personnages condamnés [ tout le temps il font la même chose]  et II/ Une description paisible [ des person, leurs habits, l'espace..]

Bref, la c'est juste un plan après une première lecture,  sans approfondissement.

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Tous les jours, à la même heure, le maître d’école...

Bonsoir Kagharane et Zadek,

Ce texte "suinte" l'ennui provincial. Il est comme un miroir du propre ennui d'Emma.
"Tous les jours" ; "à la même heure" ; "Soir et matin"...

Elle avait pour décoration une vieille gravure de modes collée contre un carreau

C'est une gravure représentant la mode parisienne, c'est une évocation de ce vers quoi aspire Emma.

Lorsque madame Bovary levait les yeux, elle le voyait toujours là, comme une sentinelle en faction, avec son bonnet grec sur l'oreille et sa veste de lasting.

Ces deux mots évoquent l'exotisme, font rêver...

Muriel

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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Tous les jours, à la même heure, le maître d’école...

Je vous remercie grandement mais je vous avoue que les idées de Cyrano et de Muriel H. sont légerement différentes car d'apres moi  Cyrano construit les parties d'apres l'extrait et seulement l'extrait tandis que Muriel H. prend en compte l'extrait et son integration dans l'histoire (que je n'ai pas lu mais tout ce que j'ai trouvé se rapporte a ce qu'explique Muriel H.)
Je pense néanmoins que mon professeur nous a donné ce texte pour que nous prenions seulement en compte l'extrait sinon il nous auait fait lire le livre.Je vais donc tenter de m'inspirer des idées de Cyrano.
Merci a vous 2

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Tous les jours, à la même heure, le maître d’école...

Bonsoir Kagharane,

C'est très bien de faire preuve de discernement, d'avoir ses propres idées et de s'y tenir.

Muriel

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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Tous les jours, à la même heure, le maître d’école...

merci j'aprécie le compliment (si c'en est un , mais je crois que oui )

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Tous les jours, à la même heure, le maître d’école...

Oui, tu peux, ce n'était pas ironique pour deux sous  . (Mais tu peux prendre quelques idées quand même !  ) .

Muriel

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Tous les jours, à la même heure, le maître d’école...

Bonjour !
J'ai un commentaire à faire sur la partie 1 chapitre 9 de Mme Bovary.
L'extrait à étudier est :

Puis elle remontait, fermait la porte, étalait les charbons, et, défaillant à la chaleur du foyer, sentait l'ennui plus lourd qui retombait sur elle. Elle serait bien descendue causer avec la bonne, mais une pudeur la retenait.
      Tous les jours, à la même heure, le maître d'école, en bonnet de soie noire, ouvrait les auvents de sa maison, et le garde-champêtre passait, portant son sabre sur sa blouse. Soir et matin, les chevaux de la poste, trois par trois, traversaient la rue pour aller boire à la mare. De temps à autre, la porte d'un cabaret faisait tinter sa sonnette, et, quand il y avait du vent, l'on entendait grincer sur leurs deux tringles les petites cuvettes en cuivre du perruquier, qui servaient d'enseigne à sa boutique. Elle avait pour décoration une vieille gravure de modes collée contre un carreau et un buste de femme en cire, dont les cheveux étaient jaunes. Lui aussi, le perruquier, il se lamentait de sa vocation arrêtée, de son avenir perdu, et, rêvant quelque boutique dans une grande ville, comme à Rouen par exemple, sur le port, près du théâtre, il restait toute la journée à se promener en long, depuis la mairie jusqu'à l'église, sombre, et attendant la clientèle. Lorsque madame Bovary levait les yeux, elle le voyait toujours là, comme une sentinelle en faction, avec son bonnet grec sur l'oreille et sa veste de lasting.

Je découvre avec intérêt que ce sujet avait déjà été abordé, j'édite donc. Ayant eu le livre à lire et l'ayant lu, les idées de Muriel m'intéresse beaucoups. Je pense donc faire un plan de ce genre :
Introduction
I- Une description provinciale
II- Des personnages animés mais condamnés
III- L'ennui d'Emma
Conclusion