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Emploi du participe présent

Bonjour,

autre question: Puis-je utilisé la forme passé du participe présent dans ce contexte:

L'homme est à la fois ravi et étonné, ayant jeté un regard sur la nouvelle voiture.

ayant jeté = désignant l'antériorité de l'action

Emploi du participe présent

Bonjour Pepinlebref,

L'expression est correcte mais ce n'est pas un participe présent, c'est un gérondif passé.

Le gérondif, de son côté, paraît pouvoir être traité, comme l’infinitif, sur les
plans aspectuels de la tensivité comme forme simple d’une part, et de
l’extensivité d’autre part, quand il intervient comme composé. D’un point de
vue strictement temporel, il convoque respectivement la simultanéité par
rapport au verbe fléchi auquel il est apparié (en faisant cela, vous vous exposez
à la contestation), et l’antériorité (en ayant fait cela, vous vous exposez à la
contestation).
Source : http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs … RONDIF.pdf

D'autre part, il me semble que la phrase serait mieux construite ainsi :

-  L'homme, ayant jeté un regard sur la nouvelle voiture, est à la fois ravi et étonné.
ou
Ayant jeté un regard sur la nouvelle voiture, l'homme est à la fois ravi et étonné.

Muriel

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Emploi du participe présent

merci beaucoup

Emploi du participe présent

Réflexion faite, je pense qu'il s'agit plutôt d'un participe passé composé : le gérondif passé aurait été dans cette phrase :
En ayant jeté un regard sur la nouvelle voiture, l'homme s'est exposé à la convoitise.

Mais j'avoue que j'ai toujours eu des difficultés à saisir les nuances de ces différentes formes... Encore maintenant, d'ailleurs.

Emploi du participe présent

Bonsoir à tous,
La terminologie pour les catégories grammaticales est souvent trompeuse. Le participe présent n’a rien à faire avec « le présent »

« Il habite un appartement appartenant à son directeur. » ( présent)
« Il habitait un appartement appartenant à son directeur. » (passé)

Le participe présent exprime la SIMULTANÉITÉ entre les deux temps
« L’appartement appartient  à son directeur. »
« Il habite cet appartement. »

« L’appartement appartenait  à son directeur. »
« Il habitait cet appartement. »

Pour exprimer l’antériorité avec le participe, on emploie la forme composée du participe « ayant appartenu »

« Elle porte une broche ayant appartenu à une de ses aïeux. »
« Elle portait une broche ayant appartenu à une de ses aïeux. »
« À la soirée elle portera une broche ayant appartenu à une de ses aïeux. »

« Elle porte une broche. »
« Cette broche a appartenu à une de ses aïeux. »

« Elle portait une broche. »
« Cette broche avait appartenu à une de ses aïeux. »

C’est l’ASPECT qui est important. Pour exprimer la simultanéité, on  emploie le participe présent. Pour exprimer l’antériorité  on emploie la forme composée du participe.
"Ayant jeté un regard sur la nouvelle voiture, l'homme est à la fois ravi et étonné.> (forme composé du participe … exprime l’antériorité)   

"Jetant un regard sur la nouvelle voiture, l'homme est à la fois ravi et étonné." (participe présent – les deux actions sont presque au même temps)
"Pendant qu’il regarde la nouvelle voiture, il est à la fois ravi et étonné.

"En jetant un regard sur la nouvelle voiture, l'homme est à la fois ravi et étonné." (gérondif – exprime la simultanéité mais aussi il insiste sur la cause de ses sentiments.).

Moi, je n’ai jamais trouvé la forme composée du gérondif. Je pense qu’on emploie le gérondif toujours pour exprimer la simultanéité et pour souligner soit la cause, soit la manière ou bien  la condition.

« L’enfant a pris froid en sortant sans écharpe et sans bonnet. » (cause)
« Il est sorti en courant. » (manière)
« En arrivant de bonne heure (condition), vous trouverez encore des places pour le spectacle de ce soir. »
Wyn
 



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Emploi du participe présent

Bonsoir à tous,
Est-il plus correct de dire: la maison faisant l'angle, appartient à Mr. tel ou alors: la maison qui fait l'angle appartient à Mr. tel? merci pour vos réponses.

Emploi du participe présent

L'un ou l'autre sont parfaitement corrects

Emploi du participe présent

Bonjour,
je ne comprends pas la différence entre l'emploi du participe présent et du gérondif si je veux exprimer la simultanéité, la condition ou la cause. Quelle est la différence entre les deux phrases suivantes?

1. la simultanéité
En lisant ce livre, j'ai eu envie de voyager.
Lisant ce livre, j'ai eu envie de voyager.

2. la condition
En suivant mes conseils, tu aurais pu réussir.
Suivant mes conseils, tu aurais pu réussir.

3. la cause
En révisant bien ses cours , il a réussi son examen.
Révisant bien ses cours, il a réussi son examen.


Merci de votre réponse.

Emploi du participe présent

Le participe présent seul sonne un peu faux, je trouve. Il a de toute façon souvent tendance à sonner faux

Quant à l'intitulé des exemples, la simultanéité et la cause ne s'excluent pas: il s'agit d'une cause proche dans les deux cas. Il n'y a pas de gérondif qui porte de sens coditionnel: l'indication qu'il s'agit d'ue condition et non d'une cause qui a provoqué la procès, c'est le mode du verbe...

Sinon, pour chercher des cas ou gérondifs et participe présent pourraient apparaître en concurrence, voici le peu que j'ai trouvé. D'abord de façon certaine, le gérondif comlète le verbe (i.e. le procès verbal), et on parle plutôt de comlément circonstanciel de manière, tandis que le participe, présent comme passé, complète toujours un nom, ou peut se mettre en apposition d'un pronom, comme tu l'as fait dans tes phrases, mais le résultat est plutôt bancal.

Tanja, râlant et pestant, comme d'habitude, n'est rentrée qu'à miniuit. (+ comment peut on caractériser Tanja?)
= Tanja, couverte de ketchup, ...
Tanja est rentrée à minuit en râlant. (=Comment est elle rentrée?)
= Tanja est rentrée rapidement

Emploi du participe présent

Bonjour, Petr.

Je viens de voir que deux autres réponses se sont affichées pendant que je tentais d'envoyer celle-ci... Je ferai peut-être des commentaires ultérieurs à leur sujet, mais pour l'instant, je t'envoie mes premières réflexions telles quelles...

C'est vrai que la nuance est souvent difficilement perceptible entre gérondif et participe présent.

C'était encore plus vrai dans l'ancienne langue, où le gérondif pouvait s'employer sans la préposition en. il en reste quelques traces dans des expressions figées comme chemin faisant (= en faisant le chemin) ou tambour battant (= en battant le tambour), et dans une préposition comme suivant (= en suivant).

Dans une phrase  d'Apollinaire comme: "Schulz vint portant un baquet.", on peut hésiter sur le mode de "portant": participe présent adjectivé qualifiant le nom "Schulz", ou gérondif à valeur adverbiale (manière) modifiant le verbe "vint". On voit que la frontière est mince !

Parmi les phrases que tu proposes, il en est une que je trouve assez ambiguë, du fait que "suivant" sans "en" est devenue préposition avec la signification de "selon":

"Suivant mes conseils, tu aurais pu réussir." ne pouvant signifier que:

"Selon mes conseils, tu aurais pu réussir."

Dans tes autres phrases, comme je te l'ai dit, la nuance de sens entre gérondif et participe présent me semble plutôt mince. Faire une claire distnction à ce niveau  est assez hasardeux. Peut-être d'autres personnes plus compétentes pourront-elles donner leur avis !