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Corneille, Médée, acte I, scène 4

bonjour, je suis en premiere année de lettres modernes et je dois commenter cet extrit de médée de Corneille, c'est l'acte 1 scene 4.

je pense faire une partie sur la vengeance, une autre sru ce que médée sous entends ( le pere, le frere et ses anciens crimes en general....) mais je bloque pour une troisieme partie. pourriez vous m'eclairer sur ce texte?

merci beaucoup

Apportez-moi du fond des antres de Mégère
La mort de ma rivale, et celle de son père,
Et si vous ne voulez mal servir mon courroux,
Quelque chose de pis pour mon perfide époux :
Qu’il coure vagabond de province en province,
Qu’il fasse lâchement la cour à chaque prince ;
Banni de tous côtés, sans bien et sans appui,
Accablé de frayeur, de misère, d’ennui,
Qu’à ses plus grands malheurs aucun ne compatisse ;
Qu’il ait regret à moi pour son dernier supplice ;
Et que mon souvenir jusque dans le tombeau
Attache à son esprit un éternel bourreau.
Jason me répudie! et qui l’aurait pu croire ?
S’il a manqué d’amour, manque-t-il de mémoire ?
Me peut-il bien quitter après tant de bienfaits ?
M’ose-t-il bien quitter après tant de forfaits ?
Sachant ce que je puis, ayant vu ce que j’ose,
Croit-il que m’offenser ce soit si peu de chose ?
Quoi ! mon père trahi, les éléments forcés,
D’un frère dans la mer les membres dispersés,
Lui font-ils présumer mon audace épuisée ?
Lui font-ils présumer qu’à mon tour méprisée,
Ma rage contre lui n’ait par où s’assouvir,
Et que tout mon pouvoir se borne à le servir ?
Tu t’abuses, Jason, je suis encor moi-même.
Tout ce qu’en ta faveur fit mon amour extrême,
Je le ferai par haine ; et je veux pour le moins
Qu’un forfait nous sépare, ainsi qu’il nous a joints ;
Que mon sanglant divorce, en meurtres, en carnage,
S’égale aux premiers jours de notre mariage,
Et que notre union, que rompt ton changement,
Trouve une fin pareille à son commencement.

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Corneille, Médée, acte I, scène 4

rebonjour, j ai pensé remodifier mes parties en faisant:
I. la colere de medee
II. l'amour de medee
III. le passe et l'avenir de medee

qu'en pensez vous?

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Corneille, Médée, acte I, scène 4

N'aurais-tu pas oublié la jalousie comme ressort tragique ? Ici la tragédie n'a pas sa source dans la fatalité, mais dans l'aveuglement passionnel.

Corneille, Médée, acte I, scène 4

Bonjour,
Je sais qu'il y a déjà un sujet de créé sur ce texte mais je n'y trouve pas la réponse que je cherche '

Apportez-moi du fond des antres de Mégère
La mort de ma rivale, et celle de son père,
Et si vous ne voulez mal servir mon courroux,
Quelque chose de pis pour mon perfide époux :
Qu’il coure vagabond de province en province,
Qu’il fasse lâchement la cour à chaque prince ;
Banni de tous côtés, sans bien et sans appui,
Accablé de frayeur, de misère, d’ennui,
Qu’à ses plus grands malheurs aucun ne compatisse ;
Qu’il ait regret à moi pour son dernier supplice ;
Et que mon souvenir jusque dans le tombeau
Attache à son esprit un éternel bourreau.
Jason me répudie! et qui l’aurait pu croire ?
S’il a manqué d’amour, manque-t-il de mémoire ?
Me peut-il bien quitter après tant de bienfaits ?
M’ose-t-il bien quitter après tant de forfaits ?
Sachant ce que je puis, ayant vu ce que j’ose,
Croit-il que m’offenser ce soit si peu de chose ?
Quoi ! mon père trahi, les éléments forcés,
D’un frère dans la mer les membres dispersés,
Lui font-ils présumer mon audace épuisée ?
Lui font-ils présumer qu’à mon tour méprisée,
Ma rage contre lui n’ait par où s’assouvir,
Et que tout mon pouvoir se borne à le servir ?
Tu t’abuses, Jason, je suis encor moi-même.

Voici le texte

Donc, après examination du texte il est clair qu'il en ressort un pur désir de vengeance et que c'est une tragédie liée à la passion amoureuse.
Mais je galère un peu pour le plan, j'avais pensé à faire
I. La vengeance
II. L'amour & la jalousie
III. Méthodes d'écritures de Corneille

Petit problème, pour le III. je trouve pas grand chose à dire ... Donc si quelqu'un aurait une solution pour ce petit casse-tête ça m'aiderait bien je pense

Sur ce, bonne soirée !

Corneille, Médée, acte I, scène 4

Voilà je suis en seconde et je dois faire un travail d'analyse sur ce texte :

Jason me répudie ! et qui l’aurait pu croire ?
S’il a manqué d’amour, manque-t-il de mémoire ?
Me peut-il bien quitter après tant de bienfaits ?
M’ose-t-il bien quitter après tant de forfaits ?
Sachant ce que je puis, ayant vu ce que j’ose,
Croit-il que m’offenser ce soit si peu de chose ?
Quoi ! mon père trahi, les éléments forcés,
D’un frère dans la mer les membres dispersés,
Lui font-ils présumer mon audace épuisée ?
Lui font-ils présumer qu’à mon tour méprisée,
Ma rage contre lui n’ait par où s’assouvir,
Et que tout mon pouvoir se borne à le servir ?
Tu t’abuses, Jason, je suis encor moi-même.
Tout ce qu’en ta faveur fit mon amour extrême,
Je le ferai par haine ; et je veux pour le moins
Qu’un forfait nous sépare, ainsi qu’il nous a joints ;
Que mon sanglant divorce, en meurtres, en carnage,
S’égale aux premiers jours de notre mariage,
Et que notre union, que rompt ton changement,
Trouve une fin pareille à son commencement.

Tout allait plutôt bien mais je suis arrivé à la question 5 (sur 7) qui est : Quelle figure de style exprime le passage de l'amour à la haine chez Médée ? Relevez plusieurs exemples.
Et j'ai vraiment essayé de trouver la figure de style, celle qui aurait pu coller était l'hyperbole mais Médée n'est pas dans l'exagération car elle va vraiment faire tout ce qu'elle dit dans ce monologue !
Une idée quelqu'un ? Merci d'avance

Corneille, Médée, acte I, scène 4

Il me semble qu'il y a beaucoup d'antithèses !

Corneille, Médée, acte I, scène 4

Nous n'avons pas (encore) étudié cette figure de style ... Enfin c'est peut être pour ça que j'ai eu du mal à trouver ! Mais du coup je ne vois pas ce que c'est , qu'est ce qu'il y a par exemple comme antithèse dans ce texte , que je me fasse une idée ?

Corneille, Médée, acte I, scène 4

Une antithèse est une opposition, comme entre amour et haine ici.

Corneille, Médée, acte I, scène 4

Ce monologue est l'un de mes 20 textes pour l'oral. Notre prof ne nous a pas donné de plan analytique précis mais seulement des procédés.
Voici mes idées mais je ne suis pas sûre que cela aille :

I) La colère / vengeance de Médée
- chp lex de la colère ("haine ; Mégère ; rage ; courroux") ainsi que du crime ("sanglant ; meurtres ; carnage..)
- allitération en " p " : renforce la colère
- ? rhétorique, !, et apostrophe "Jason"
- rythmes saccadé avec des énumérations

différentes vengeances : - "mort de ses rivaux" + périphrase "perfide époux" : n'a pas respecté la loi
- Pour Jason : pire que la mort "Qu'il coure vagabond" = Errance + "Qu'il fasse" = Déshonoré ; Subj présent + tournure injonctive = exil psychologique / plus d'appuis
Mort de ses enfants : Apothéose du crime, "chef d'oeuvre" + "ouvrage" = sa vengeance se travaille.

Corneille, par la parole, contourne les règles de bienséances.

II) Un passé et un avenir qui rend ce personnage tragique

- passé / avenir : "déchirer par morceaux" = référence au crime fratricide de Médée + anticipation de la mort de ses enfants.
- perso tragique : manipulé et conduit par les dieux / exécutrice. "Soleil" grand-père + lorsqu'elle appelle toutes les divinités "Furies ; fille d'Achéron ; Mégère"
conflit intérieur qui l'a détruit elle-même : série d'antithèses "Amour" = "Haine" etc.

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Corneille, Médée, acte I, scène 4

Pouvez vous m'expliquer le vers 28, svp:

Apportez-moi du fond des antres de Mégère
La mort de ma rivale, et celle de son père,
Et si vous ne voulez mal servir mon courroux,
Quelque chose de pis pour mon perfide époux :
Qu’il coure vagabond de province en province,
Qu’il fasse lâchement la cour à chaque prince ;
Banni de tous côtés, sans bien et sans appui,
Accablé de frayeur, de misère, d’ennui,
Qu’à ses plus grands malheurs aucun ne compatisse ;
Qu’il ait regret à moi pour son dernier supplice ;
Et que mon souvenir jusque dans le tombeau
Attache à son esprit un éternel bourreau.
Jason me répudie! et qui l’aurait pu croire ?
S’il a manqué d’amour, manque-t-il de mémoire ?
Me peut-il bien quitter après tant de bienfaits ?
M’ose-t-il bien quitter après tant de forfaits ?
Sachant ce que je puis, ayant vu ce que j’ose,
Croit-il que m’offenser ce soit si peu de chose ?
Quoi ! mon père trahi, les éléments forcés,
D’un frère dans la mer les membres dispersés,
Lui font-ils présumer mon audace épuisée ?
Lui font-ils présumer qu’à mon tour méprisée,
Ma rage contre lui n’ait par où s’assouvir,
Et que tout mon pouvoir se borne à le servir ?
Tu t’abuses, Jason, je suis encor moi-même.
Tout ce qu’en ta faveur fit mon amour extrême,
Je le ferai par haine ; et je veux pour le moins
Qu’un forfait nous sépare, ainsi qu’il nous a joints ;
Que mon sanglant divorce, en meurtres, en carnage,
S’égale aux premiers jours de notre mariage,
Et que notre union, que rompt ton changement,
Trouve une fin pareille à son commencement.