"Oh ! combien !" / "Tout autre"

* Toute une nation.

Oubliez ici l'accord euphonique : il n'y a pas d'adjectif après tout.

Dans votre exemple, tout est un adjectif qui exprime la totalité quantitative. Il signifie entier, plein, complet, total. (Latin, totus.)
→ Une nation tout (adverbe invariable) entière.

Lorsque le nom a un déterminant (ici, une), tout précède celui-ci. Drôle de place pour un adjectif ! Normalement, il se place après le déterminant, avant ou après le nom (selon les cas).

Un exemple :
* Ma femme a couché avec toute la ville. - Une si petite ville ! (Willy)

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"Oh ! combien !" / "Tout autre"

Bonsoir,
voici donc comme prévu l'expression dans Dorian Gray, présente dès le premier chapitre :
"Quelque jour, vous regarderez votre ami et il vous semblera que «ça n'est plus ça»; vous n'aimerez plus son teint, ou toute autre chose...."
Apparemment, ici l'expression a le sens de "n'importe quelle autre chose" mais j'hésite avec le "une chose complètement autre", auquel cas il y aurait une faute.

"Oh ! combien !" / "Tout autre"

Bonsoir aussi !

A mon avis, c'est "toute autre chose", avec le sens que vous indiquez. En effet : → vous n'aimerez plus son teint, ni rien d'autre / ni quoi que ce soit d'autre / ni n'importe quelle autre chose.
C'est le rien qui est exprimé, non la différence de la chose.

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"Oh ! combien !" / "Tout autre"

Bonsoir,
J'ai lu dans "Bel-Ami" dernièrement l'expression "En tous cas, etc...", y compris dans "Un amour de swann". Etait-ce le trait d'une époque ou faut-il toujours écrire "en tous cas," et non "en tout cas", à moins que les deux expressions diffèrent et ne signifient une chose tout autre ?

"Oh ! combien !" / "Tout autre"

Bonsoir, Jérémy !

J'écrirais "en tout cas", comme j'écrirais "en toute hypothèse".
Tout est ici un déterminant indéfini exprimant la totalité numérique ; au singulier, il a une valeur distributive et signifie "chaque".
→ Dans chaque cas, dans chaque hypothèse.
→ Dans tous les cas.

HANSE écrit cependant :
* Singulier ou pluriel dans certaines expressions.
On a le choix, mais le singulier tend parfois à l'emporter, sans toutefois s'imposer, dans : en tout cas, tout compte fait, de toute façon, de toute manière, à tout moment, de toute part, à tout propos, de tout temps...
On écrit plus souvent : toutes sortes, en tous points, toutes proportions gardées.
On écrit de tout côté OU de tous côtés.
On préfère toute espèce de.
Etc.

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"Oh ! combien !" / "Tout autre"

Je recherchais l'uage de Ô par rapport à oh et je suis tombé sur cette discussion. J'ai plaisir à lire ce genre de discussion car elles me cultivent toujours... mais sincèrement le français aurait besoin d'un bon coup de balai car les meilleures volontés s'y perdent.
En pendant ce temps, soit l'anglais prend le pas, soit nos adolescents
en mal de révolution adoptent le langage SMS si celà en est un.

Un jour prochain seuls nos académiciens connaîtront les régles ô combien tortueuses et alambiquées du français. Alors s'en apercevant, un grand désespoir les envahiras. Ne pouvant plus communiquer car  leurs compatriotes parleront exclusivement anglais et SMS, ils n'auront alors d'autres solutions que celle de se faire Hara Kiri avec l'épée qu'il porte au côté....vous en connaissez maintenant l'usage....triste fin n'est ce pas.

Sérieusement, pourquoi faut il avoir 80 ans et une épée pour avoir la légimité d'amender un des principaux support de la communication... Que comprennent ils aux "vhosts" et combien d'aspirines vont ils consommer pour lui trouver une traduction hasardeuse que personne n'utilisera ?

Nos enfants sont ils alors à fustiger que de s'être inventer leur propre code de communication, je parle des shortcuts SMS, roflmao comme disent les américains qui, une fois de plus prendrons l'ascendant pour cause l'absence de bon sens chez nous !

(roflmao : roll on floor laughing my ass off = j'en ris à me rouler par terre, le cul serré)

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"Oh ! combien !" / "Tout autre"

Je trouve beaucoup plus d'occurrences de "la nation toute entière" que de "la nation tout entière", et j'écrirais avec cette deuxième forme.

Brunot et Bruneau concluent leur article sur la question par ceci:
"Il n'est pas d'opposition plus claire et mieux fondée que l'opposition entre l'adjectif tout et l'adverbe tout; il n'y a pas de règle plus solide que celle qui proclame que l'adverbe et un mot invariable. Néanmoins nous continuons à dire: "Cette femme est toute bonne" comme nous disons: "Une porte grande ouverte" La force de la tradition l'a emporté sur celle du raisonnement et de l'analyse."

Je me demande quelle est la puissance qui s'exerce ici car la latin distinguait "tous les enfants" (omnis) de "tout le gâteau" (totus) , et le roman n'a conservé que le deuxième mot, puis le moyen-age a inventé "trestous" avec la valeur de "tous sans exception", dont l'usage s'est ensuite perdu. On rejette omnis, puis le rétablit sous une autre forme pour le rejeter à nouveau. C'est bien bizarre !

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"Oh ! combien !" / "Tout autre"

Putakli a écrit :

Je trouve beaucoup plus d'occurrences de "la nation toute entière" que de "la nation tout entière", et j'écrirais avec cette deuxième forme.

Qu'est-ce que peut ajouter un adjectif "toute" à "la nation entière"?

Néanmoins nous continuons à dire: "Cette femme est toute bonne" comme nous disons: "Une porte grande ouverte" La force de la tradition l'a emporté sur celle du raisonnement et de l'analyse."

Pas moi!
Si cette femme n'est pas du tout bonne, elle pourrait être, par opposition, tout bonne.
"Toute bonne" = bonne en toute part, hautement improbable.

Je me demande quelle est la puissance qui s'exerce ici car la latin distinguait "tous les enfants" (omnis) de "tout le gâteau" (totus) , et le roman n'a conservé que le deuxième mot, puis le moyen-age a inventé "trestous" avec la valeur de "tous sans exception", dont l'usage s'est ensuite perdu. On rejette omnis, puis le rétablit sous une autre forme pour le rejeter à nouveau.

Mais on n'a pas rejeté, oublié ou obscurci omnis, putalki! On a un omni-président que se veut omniscient sinon omnipotent!
Omnis, on n'a pas pu compter les gens concernés, je crois. Tous, on peut les compter.

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"Oh ! combien !" / "Tout autre"

JSC a écrit

Mais on n'a pas rejeté, oublié ou obscurci omnis, putalki! On a un omni-président que se veut omniscient sinon omnipotent!

Mais l'exemple montre bien qu'e l'usage rejette le mot propre:

Dictateur: "Personne qui, après s'être emparée du pouvoir, l'exerce sans contrôle" (dictionnaire Robert)

"Oh ! combien !" / "Tout autre"

Les omnibus remplis de paisibles omnivores, c'est tout de même plus pépère...