Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

Je dois faire un plan détaillé sur l'excipit de madame bovary selon cette problématique "qu'elle morale se dégage de cette fin?". Je ne sait pas si la problématique est bonne ..
J'ai du mal à construire un plan , à organiser mes idées.

La fin du texte (en rose) met en relief la réalité de la vie. Flaubert, inscrit dans le mouvement réaliste, donne à madame bovary une fin injuste : les coupables ne sont pas punis mais ils sont récompensés (la croix d'honneur). Cela met en relief la betise humaine et l'hypocrisie. Personne n'est satisfait sauf Homais, celui qui le méritait le moins. Berthe est envoyée dans une usine de lainage. Personne ne voulait s'occuper d'elle.

Charles meurt dans un contexte gai (en bleu ciel), même paradisiaque. Tout est beau ; l'imparfait est utilisé pour accentuer le caractère répétitif de l'extrait. La mort de Charles n'apparaît pas comme un événement tragique. Au contraire, même mort, celui ci est toujours pitoyable : sa fille croyait qu'il voulait jouer. Il n'y a pas d'évolution de ce personnage, c'est le même petit garçon du collège de Rouen. Il est rejeté de tous, ruiné et seul.

Lors de sa mort, il tient une mèche de cheveux d'Emma dans sa main. Je ne vois pas ce que sa signifie.

Le passage avec Rodolphe fait aussi apparaître Charles comme pathétique et pitoyable. Il ne réagit pas devant l'homme dont sa femme l'a aimé plus que lui. "C'est la faute de la fatalité" accentue cette incapacité a s'imposer. Ce n'est pas la faute de la fatalité, c'est la faute de sa femme et de Rodolphe. Charles ne veut pas reconnaître la vérité. ce passage signifie-t-il autre chose ?

I - Un tableau figé de Charles
    a) Un personnage inchangé
    b) Sa mort reflète son incapacité
II - La morale de la fin
    a) Une fin pathétique (?)
    b) La bêtise humaine

Je ne suis vraiment pas sure de mon plan, je ne sais pas si les sous parties sont bonnes, s'il manque des éléments, et où les placer dans le plan. S'il vous plait dites moi si je suis sur la bonne voie.

Voici l'extrait :

Un jour qu'il était allé au marché d'Argueil pour y vendre son cheval, -dernière ressource, - il rencontra Rodolphe.
Ils pâlirent en s'apercevant. Rodolphe, qui avait seulement envoyé sa carte, balbutia d'abord quelques excuses, puis s'enhardit et même poussa l'aplomb (il faisait très chaud, on était au moins d'août) jusqu'à l'inviter à prendre une bouteille de bière au cabaret.
Accoudé en face de lui, il mâcha son cigare en causant, et Charles se perdait en rêveries devant cette figure qu'elle avait tant aimée. Il lui semblait revoir quelque chose d'elle. C'était un émerveillement. Il aurait voulu être cet homme.
L'autre continuait à parler culture, bestiaux, engrais, bouchant avec des phrases banales tous les interstices où pouvait se gilsser une allusion. Charles ne l'écoutait pas ; Rodolphe s'en apercevait, et il suivait la mobilité de sa figure le passage des souvenirs. Elle s'empourprait peu à peu, les narines battaient vite, les lèvres frémissaient ; et il y eu mêmeun instant où Charles, plein d'une fureur sombre fixa les yeux contre Rodolphe qui, dans une sorte d'effroi, s'interrompit. Mais bientôt la même lassitude funèbre réapparut sur son visage.
- Je ne vous en veut pas, dit-il
Rodolphe était resté muet. Et Charles, la tête dans ses deux mains, reprit d'un voix éteinte et avec l'accent resigné des douleurs infinies :
- Non, je ne vous en veux plus !
Il ajouta même d'un grand mot, le seul qui ai jamais dit :
- C'est la faute de la fatalité !
Rodolphe, qui avait conduit cette fatalité, le trouva bien débonnaire pour un homme dans sa situation, comique même, et un peu vil.
Le lendemain, Charles alla s'asseoir sur le banc, dans la tonnelle. Des jours passaient par le treillis ; les feuilles de vigne dessinaient leurs ombres sur le sable, le jasmin embaumait, le ciel était bleu, des cantharides bourdonnaient autour des lis en fleur, et Charles suffoquait comme un adolescent sous les vagues effluves amoureux qui gonflaient son coeur chagrin.
A sept heures, la petite Berthe, qui ne l'avait pas vu de toute l'après-midi, vint le chercher pour dîner.
Il avait la tête renversée contre le mur, les yeux clos, la bouche ouverte, et tenait dans ses mains une longue mèche de cheveux noirs.
– Papa, viens donc ! dit-elle.
Et, croyant qu'il voulait jouer, elle le poussa doucement. Il tomba par terre. Il était mort.
Trente-six heures après, sur la demande de l'apothicaire, M. Canivet accourut. Il l'ouvrit et ne trouva rien.
Quand tout fut vendu, il resta douze francs soixante et quinze centimes qui servirent à payer le voyage de mademoiselle Bovary chez sa grand-mère. La bonne femme mourut dans l'année même ; le père Rouault étant paralysé, ce fut une tante qui s'en chargea. Elle est pauvre et l'envoie, pour gagner sa vie, dans une filature de coton. Depuis la mort de Bovary, trois médecins se sont succédé à Yonville sans pouvoir y réussir, tant M. Homais les a tout de suite battus en brèche. Il fait une clientèle d'enfer ; l'autorité le ménage et l'opinion publique le protège.
Il vient de recevoir la croix d'honneur

Merci d'avance.

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Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

Bonjour.
Je suis entrain de faire mes fiches de préparations pour le bac orale de français et je bloque sur l'étude de l'excipit de Madame Bovary. J'ai donc fait un plan mais je n'arrive pas à le compléter. J'espère que vous pourrez m'aider:

Introduction

I - Les informations apportées.
→ La mort de Charles: toujours aussi seul et incapable. (Il tient une mèche de cheveux d'Emma dans sa main:Cela signifie que pour la première fois, il se sent proche d'Emma non ?)
→ Le sort tragique de Berthe
→ Le triomphe d'Homais

II- Un regard profondément pessimiste.
→ la société va faire perdre les gens qui sont des victimes et va faire triompher celle qui sont insignifiantes.
→ tous est traduit dans une logique: les gens récompensés sont ceux qui ont fait dans la logique des choses.

Conclusion

Voilà. mais le problème c'est que dans la deuxième partie, j'ai pas grand chose à mettre et une dernière question: est qu'il faut faire une troisième partie ?

Merci d'avance.

Voici l'extrait :

"Un jour qu'il était allé au marché d'Argueil pour y vendre son cheval, -dernière ressource, - il rencontra Rodolphe.
Ils pâlirent en s'apercevant. Rodolphe, qui avait seulement envoyé sa carte, balbutia d'abord quelques excuses, puis s'enhardit et même poussa l'aplomb (il faisait très chaud, on était au moins d'août) jusqu'à l'inviter à prendre une bouteille de bière au cabaret.
Accoudé en face de lui, il mâcha son cigare en causant, et Charles se perdait en rêveries devant cette figure qu'elle avait tant aimée. Il lui semblait revoir quelque chose d'elle. C'était un émerveillement. Il aurait voulu être cet homme.
L'autre continuait à parler culture, bestiaux, engrais, bouchant avec des phrases banales tous les interstices où pouvait se gilsser une allusion. Charles ne l'écoutait pas ; Rodolphe s'en apercevait, et il suivait la mobilité de sa figure le passage des souvenirs. Elle s'empourprait peu à peu, les narines battaient vite, les lèvres frémissaient ; et il y eu mêmeun instant où Charles, plein d'une fureur sombre fixa les yeux contre Rodolphe qui, dans une sorte d'effroi, s'interrompit. Mais bientôt la même lassitude funèbre réapparut sur son visage.
- Je ne vous en veut pas, dit-il
Rodolphe était resté muet. Et Charles, la tête dans ses deux mains, reprit d'un voix éteinte et avec l'accent resigné des douleurs infinies :
- Non, je ne vous en veux plus !
Il ajouta même d'un grand mot, le seul qui ai jamais dit :
- C'est la faute de la fatalité !
Rodolphe, qui avait conduit cette fatalité, le trouva bien débonnaire pour un homme dans sa situation, comique même, et un peu vil.
Le lendemain, Charles alla s'asseoir sur le banc, dans la tonnelle. Des jours passaient par le treillis ; les feuilles de vigne dessinaient leurs ombres sur le sable, le jasmin embaumait, le ciel était bleu, des cantharides bourdonnaient autour des lis en fleur, et Charles suffoquait comme un adolescent sous les vagues effluves amoureux qui gonflaient son coeur chagrin.
A sept heures, la petite Berthe, qui ne l'avait pas vu de toute l'après-midi, vint le chercher pour dîner.
Il avait la tête renversée contre le mur, les yeux clos, la bouche ouverte, et tenait dans ses mains une longue mèche de cheveux noirs.
– Papa, viens donc ! dit-elle.
Et, croyant qu'il voulait jouer, elle le poussa doucement. Il tomba par terre. Il était mort.
Trente-six heures après, sur la demande de l'apothicaire, M. Canivet accourut. Il l'ouvrit et ne trouva rien.
Quand tout fut vendu, il resta douze francs soixante et quinze centimes qui servirent à payer le voyage de mademoiselle Bovary chez sa grand-mère. La bonne femme mourut dans l'année même ; le père Rouault étant paralysé, ce fut une tante qui s'en chargea. Elle est pauvre et l'envoie, pour gagner sa vie, dans une filature de coton. Depuis la mort de Bovary, trois médecins se sont succédé à Yonville sans pouvoir y réussir, tant M. Homais les a tout de suite battus en brèche. Il fait une clientèle d'enfer ; l'autorité le ménage et l'opinion publique le protège.
Il vient de recevoir la croix d'honneur"

Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

Je trouve l'extrait portait sur des plans (émotionnels) successifs:
Pathos
Affront
Pardon
Mort (re-Pathos)
La découverte horrible de Berthe
Tout continue comme si Charles et Emma ne seraient jamais passés par là.
Ironie du sort.

"Charles se perdait en rêveries", mais c'est lui plutôt que Rudolphe qui voit la réalité en face.

Peindre le caractère des protagonistes par petites phrases significatives.

Narration/Poésie/Paroles.

Le temps: un jour, le lendemain, trente-six heures après, depuis la mort de B., même un instant, tout de suite, Des jours passaient par le treillis, de tout l'après midi, À sept heures...

Phrase à la mode à la Cour de Napoléon III "c'est la fatalité".

Les verbes assez inhabituels?: balbutia, empourprait,  embaumait,
Et les substantifs: interstices, filature,
ET Adjectifs: débonnaire, paralysé,

Développement lexical:
vendre son cheval, -dernière ressource

devant cette figure qu'elle avait tant aimée. Il lui semblait revoir quelque chose d'elle. C'était un émerveillement. Il aurait voulu être cet homme.

- C'est la faute de la fatalité !
Rodolphe, qui avait conduit cette fatalité,

Des jours passaient par le treillis ; les feuilles de vigne dessinaient leurs ombres sur le sable, le jasmin embaumait, le ciel était bleu, des cantharides bourdonnaient autour des lis en fleur, et Charles suffoquait

Parler sans dialoguer (on voit ça aussi dans le livre).

Je sais que cela ne répond pas à ta question, mais je voulais te donner encore des pistes de lecture.

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Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

D'accord d'accord.
Merci quand même pour ta réponse. C'est toujours intéressant.

Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

bonjour..
je ne comprends pas la phrase :" c'est la faute de la fatalité "
Pourriez-vous me l'expliquer s'il vous plait ?

La dernières phrase du roman : " Il vient de recevoir la croix d'honneur"
Quel est sa signification ?

Ces deux phrases sont des phrases clefs de l'excipit et même du roman.. merci d'avance

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Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

Bonjour!
Sur le même extrait je voudrais répondre à ces trois questions en étant le plus précis possible:

1) Pourquoi peut-on dire que cet extrait est un texte réaliste?
2) Indiquer l'endroit où l'on peut relever une élipse narrative.
3) Dans ce texte, le narrateur est-il neutre?


Je vous redonne l'extrait:

Un jour qu'il était allé au marché d'Argueil pour y vendre son cheval, -dernière ressource, - il rencontra Rodolphe.
Ils pâlirent en s'apercevant. Rodolphe, qui avait seulement envoyé sa carte, balbutia d'abord quelques excuses, puis s'enhardit et même poussa l'aplomb (il faisait très chaud, on était au moins d'août) jusqu'à l'inviter à prendre une bouteille de bière au cabaret.
Accoudé en face de lui, il mâcha son cigare en causant, et Charles se perdait en rêveries devant cette figure qu'elle avait tant aimée. Il lui semblait revoir quelque chose d'elle. C'était un émerveillement. Il aurait voulu être cet homme.
L'autre continuait à parler culture, bestiaux, engrais, bouchant avec des phrases banales tous les interstices où pouvait se gilsser une allusion. Charles ne l'écoutait pas ; Rodolphe s'en apercevait, et il suivait la mobilité de sa figure le passage des souvenirs. Elle s'empourprait peu à peu, les narines battaient vite, les lèvres frémissaient ; et il y eu mêmeun instant où Charles, plein d'une fureur sombre fixa les yeux contre Rodolphe qui, dans une sorte d'effroi, s'interrompit. Mais bientôt la même lassitude funèbre réapparut sur son visage.
- Je ne vous en veut pas, dit-il
Rodolphe était resté muet. Et Charles, la tête dans ses deux mains, reprit d'un voix éteinte et avec l'accent resigné des douleurs infinies :
- Non, je ne vous en veux plus !
Il ajouta même d'un grand mot, le seul qui ai jamais dit :
- C'est la faute de la fatalité !
Rodolphe, qui avait conduit cette fatalité, le trouva bien débonnaire pour un homme dans sa situation, comique même, et un peu vil.
Le lendemain, Charles alla s'asseoir sur le banc, dans la tonnelle. Des jours passaient par le treillis ; les feuilles de vigne dessinaient leurs ombres sur le sable, le jasmin embaumait, le ciel était bleu, des cantharides bourdonnaient autour des lis en fleur, et Charles suffoquait comme un adolescent sous les vagues effluves amoureux qui gonflaient son coeur chagrin.
A sept heures, la petite Berthe, qui ne l'avait pas vu de toute l'après-midi, vint le chercher pour dîner.
Il avait la tête renversée contre le mur, les yeux clos, la bouche ouverte, et tenait dans ses mains une longue mèche de cheveux noirs.
– Papa, viens donc ! dit-elle.
Et, croyant qu'il voulait jouer, elle le poussa doucement. Il tomba par terre. Il était mort.
Trente-six heures après, sur la demande de l'apothicaire, M. Canivet accourut. Il l'ouvrit et ne trouva rien.
Quand tout fut vendu, il resta douze francs soixante et quinze centimes qui servirent à payer le voyage de mademoiselle Bovary chez sa grand-mère. La bonne femme mourut dans l'année même ; le père Rouault étant paralysé, ce fut une tante qui s'en chargea. Elle est pauvre et l'envoie, pour gagner sa vie, dans une filature de coton. Depuis la mort de Bovary, trois médecins se sont succédé à Yonville sans pouvoir y réussir, tant M. Homais les a tout de suite battus en brèche. Il fait une clientèle d'enfer ; l'autorité le ménage et l'opinion publique le protège.
Il vient de recevoir la croix d'honneur

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

Bonjour,
Je dois faire un commentaire littéraire de français sur l'excipit de Madame Bovary, sur le texte suivant :

Un jour qu'il était allé au marché d'Argueil pour y vendre son cheval, -dernière ressource, - il rencontra Rodolphe.
Ils pâlirent en s'apercevant. Rodolphe, qui avait seulement envoyé sa carte, balbutia d'abord quelques excuses, puis s'enhardit et même poussa l'aplomb (il faisait très chaud, on était au moins d'août) jusqu'à l'inviter à prendre une bouteille de bière au cabaret.
Accoudé en face de lui, il mâcha son cigare en causant, et Charles se perdait en rêveries devant cette figure qu'elle avait tant aimée. Il lui semblait revoir quelque chose d'elle. C'était un émerveillement. Il aurait voulu être cet homme.
L'autre continuait à parler culture, bestiaux, engrais, bouchant avec des phrases banales tous les interstices où pouvait se gilsser une allusion. Charles ne l'écoutait pas ; Rodolphe s'en apercevait, et il suivait la mobilité de sa figure le passage des souvenirs. Elle s'empourprait peu à peu, les narines battaient vite, les lèvres frémissaient ; et il y eu mêmeun instant où Charles, plein d'une fureur sombre fixa les yeux contre Rodolphe qui, dans une sorte d'effroi, s'interrompit. Mais bientôt la même lassitude funèbre réapparut sur son visage.
- Je ne vous en veut pas, dit-il
Rodolphe était resté muet. Et Charles, la tête dans ses deux mains, reprit d'un voix éteinte et avec l'accent resigné des douleurs infinies :
- Non, je ne vous en veux plus !
Il ajouta même d'un grand mot, le seul qui ai jamais dit :
- C'est la faute de la fatalité !
Rodolphe, qui avait conduit cette fatalité, le trouva bien débonnaire pour un homme dans sa situation, comique même, et un peu vil.
Le lendemain, Charles alla s'asseoir sur le banc, dans la tonnelle. Des jours passaient par le treillis ; les feuilles de vigne dessinaient leurs ombres sur le sable, le jasmin embaumait, le ciel était bleu, des cantharides bourdonnaient autour des lis en fleur, et Charles suffoquait comme un adolescent sous les vagues effluves amoureux qui gonflaient son coeur chagrin.
A sept heures, la petite Berthe, qui ne l'avait pas vu de toute l'après-midi, vint le chercher pour dîner.
Il avait la tête renversée contre le mur, les yeux clos, la bouche ouverte, et tenait dans ses mains une longue mèche de cheveux noirs.
– Papa, viens donc ! dit-elle.
Et, croyant qu'il voulait jouer, elle le poussa doucement. Il tomba par terre. Il était mort.
Trente-six heures après, sur la demande de l'apothicaire, M. Canivet accourut. Il l'ouvrit et ne trouva rien.
Quand tout fut vendu, il resta douze francs soixante et quinze centimes qui servirent à payer le voyage de mademoiselle Bovary chez sa grand-mère. La bonne femme mourut dans l'année même ; le père Rouault étant paralysé, ce fut une tante qui s'en chargea. Elle est pauvre et l'envoie, pour gagner sa vie, dans une filature de coton. Depuis la mort de Bovary, trois médecins se sont succédé à Yonville sans pouvoir y réussir, tant M. Homais les a tout de suite battus en brèche. Il fait une clientèle d'enfer ; l'autorité le ménage et l'opinion publique le protège.
Il vient de recevoir la croix d'honneur

Pour ce commentaire je pense avoir trouvé une problématique : En quoi peut-on dire que l'excipit de Madame Bovary est réaliste ?
Je ne ce pas si elle est bonne...
Pour le plan j'ai trouvé :
I°) La médiocrité de Charles
II°) Le destin de Berthe
III°) Le triomphe de la bourgeoisie locale (Homais)
Pouvez-vous m'aider pour ma problematique et la construction du plan ?
Merci d'avance pour votre attention.

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Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

Bonjour,

Cette problématique est bonne.

Le parcours de lecture doit consister à montrer comment Flaubert choisit une fin grise, puis noire.
Toutes les velléités d'élan sont dégonflées par une ironie subtile.

Pour le plan, tu pourrais examiner
1 - la présence secrète d'Emma
2 - une fin faussement romantique pour Charles entre héroïsme et ridicule
3 - une vision pessimiste : le triomphe de la médiocrité

Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

Merci de votre message, mais le problème ce que je n'arrive pas à trouver des arguments pour les différentes parties.
Pourriez-vous m'aidez ?
Merci d'avance

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Flaubert, Madame Bovary, III, 11 - Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil...

Il faut lire et analyser le texte.

Pour 1 tu as le souvenir d'Emma, la transformation qu'elle a opérée sur Charles...
Pour 2 la réponse de Charles qui attribue tout à la fatalité est romantique, mais en même temps elle camoufle mal une certaine forme de lâcheté, une incapacité à assumer ses fautes. Charles meurt-il d'un excès de sentimentalisme ou d'une crise cardiaque ?...
Pour 3, tu as le portrait de Rodolphe, les manigances d'Homais...

En conclusion, tu peux remarquer qu'Emma a été la victime de la lâcheté de ses amants et de la médiocrité bourgeoise...