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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Dans l’après-midi, quelquefois, une tête d’homme apparaissait...

Tu n'y entends rien ? Pourtant, ces personnes se sont exprimées dans une langue que tu parles aussi !

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Dans l’après-midi, quelquefois, une tête d’homme apparaissait...

Je le sais, super l'ironie.

Non j'ai compris les explications de Jean-Luc et de Raphael F., j'ai un premier axe et j'en é peut-etre trouvé un second.

II   L'effondrement des rêves d'Emma

Qu'est-ce que tu en penses ?

Merci

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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Dans l’après-midi, quelquefois, une tête d’homme apparaissait...

Bonjour Bilal,

Il serait meilleur d'élargir à "ouvertures sur la psychologie d'Emma".

24 (Modifié par Jehan 17/02/2016 à 13:09)

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Dans l’après-midi, quelquefois, une tête d’homme apparaissait...

URGENT ! J'ai un fils qui fait un commentaire composé pour le lundi 22 fevrier sur Emma Bovary de Flaubert. La problématique est : De quoi est composé le quotidien d'Emma ?

Il a fait son introduction, ses axes et sous-parties, il a rédigé les deux premières sous-parties, il lui en manque 4. En gras, les sous-parties sur lesquelles je voudrais votre aide.

I/ Une vie entre rêve et réalité
   -Emma rêveuse face à sa fenêtre
   -Emma victime de sa réalité
   -Passage du rêve à la réalité

II/ Refus d'un quotidien médiocre
   -Les repas, un moment fatigant
   -Ses rêves comme échappatoire
   -Ses différences avec Charles
   
Le commentaire porte sur cet extrait du livre, premiere partie chapitre 9 :


Dans l'après-midi, quelquefois, une tête d'homme apparaissait derrière les vitres de la salle, tête hâlée, à favoris noirs, et qui souriait lentement d'un large sourire doux à dents blanches. Une valse aussitôt commençait, et, sur l'orgue, dans un petit salon, des danseurs hauts comme le doigt, femmes en turban rose, Tyroliens en jaquette, singes en habit noir, messieurs en culotte courte, tournaient, tournaient entre les fauteuils, les canapés, les consoles, se répétant dans les morceaux de miroir que raccordait à leurs angles un filet de papier doré. L'homme faisait aller sa manivelle, regardant à droite, à gauche et vers les fenêtres. De temps à autre, tout en lançant contre la borne un long jet de salive brune, il soulevait du genou son instrument, dont la bretelle dure lui fatiguait l'épaule ; et, tantôt dolente et traînarde, ou joyeuse et précipitée, la musique de la boîte s'échappait en bourdonnant à travers un rideau de taffetas rose, sous une grille de cuivre en arabesque. C'étaient des airs que l'on jouait ailleurs sur les théâtres, que l'on chantait dans les salons, que l'on dansait le soir sous des lustres éclairés, échos du monde qui arrivaient jusqu'à Emma. Des sarabandes à n'en plus finir se déroulaient dans sa tête, et, comme une bayadère sur les fleurs d'un tapis, sa pensée bondissait avec les notes, se balançait de rêve en rêve, de tristesse en tristesse. Quand l'homme avait reçu l'aumône dans sa casquette, il rabattait une vieille couverture de laine bleue, passait son orgue sur son dos et s'éloignait d'un pas lourd. Elle le regardait partir.
      Mais c'était surtout aux heures des repas qu'elle n'en pouvait plus, dans cette petite salle au rez-de-chaussée, avec le poêle qui fumait, la porte qui criait, les murs qui suintaient, les pavés humides ; toute l'amertume de l'existence, lui semblait servie sur son assiette, et, à la fumée du bouilli, il montait du fond de son âme comme d'autres bouffées d'affadissement. Charles était long à manger ; elle grignotait quelques noisettes, ou bien, appuyée du coude, s'amusait, avec la pointe de son couteau, à faire des raies sur la toile cirée.

Merci de m'aider très rapidement.

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Dans l’après-midi, quelquefois, une tête d’homme apparaissait...

Bonjour.

Est-ce votre fils qui a trouvé ces axes, ou ont-ils déjà été élaborés en cours ?

26 (Modifié par Jehan 17/02/2016 à 13:47)

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Dans l’après-midi, quelquefois, une tête d’homme apparaissait...

"Mais c'était surtout aux heures des repas qu'elle n'en pouvait plus, dans cette petite salle au rez-de-chaussée, avec le poêle qui fumait, la porte qui criait, les murs qui suintaient, les pavés humides ; toute l'amertume de l'existence, lui semblait servie sur son assiette, et, à la fumée du bouilli, il montait du fond de son âme comme d'autres bouffées d'affadissement. Charles était long à manger ; elle grignotait quelques noisettes, ou bien, appuyée du coude, s'amusait, avec la pointe de son couteau, à faire des raies sur la toile cirée."

Vous avez l'accumulation soulignée, avec toutes ces expansions du nom qui donnent ce rythme insistant et lourd "qui fumait", "qui criait", "qui suintait", une impression d'étouffement, d'enfermement (mur, porte, pavé, petite salle, rez de chaussée), presque un cachot avec cette humidité. Le contenu de l'assiette est une métaphore de son existence .
Vous avez aussi toutes les perceptions d'Emma à travers son point de vue : "elle n'en pouvait plus" "lui semblait" "il montait du fond de son âme".
Le 2 à mon avis rejoint le I.
Quant au 3, vous n'aurez pas beaucoup d'éléments... Si ce n'est l'absence de Charles dans le texte alors qu'il est physiquement présent, ce qui est très symbolique, et ce petit passage "Charles était long à manger"--> cette lenteur contribue à l'impression d'ennui, et contraste avec l'attitude d'Emma qui ne mange pas mais "grignote" des "noisettes" ou dessine avec "la pointe" du couteau

27 (Modifié par 02122000 18/02/2016 à 00:25)

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Dans l’après-midi, quelquefois, une tête d’homme apparaissait...

Jehan c mon fils qui a trouvé ces axes et merci Ammy, pour le 3 vous me proposeriez quoi ? si possible une sous partie qui concerne bien le refus d'un quotidien médiocre .