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Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 14

bonjour a tous   
Je suis en seconde et mon professeur de français nous a demandé de faire un commentaire composé d'un passage de ce texte : " le Rouge et le Noir, STENDHAL".

voici le texte: [II, 14]

Quelques mois auparavant, Mathilde désespérait de rencontrer un être un peu différent du patron commun. Elle avait trouvé quelque bonheur en se permettant d'écrire à quelques jeunes gens de la société. Cette hardiesse si inconvenante, si imprudente chez une jeune fille pouvait la déshonorer aux yeux de M. de Croisenois, du duc de Chaulnes son grand-père, et de tout l'hôtel de Chaulnes, qui, voyant se rompre le mariage projeté, aurait voulu savoir pourquoi. En ce temps-là, les jours où elle avait écrit une de ses lettres, Mathilde ne pouvait dormir. Mais ces lettres n'étaient que des réponses.

Ici elle osait dire qu'elle aimait. Elle écrivait la première (quel mot terrible !) à un homme placé dans les derniers rangs de la société.

Cette circonstance assurait, en cas de découverte, un déshonneur éternel. Laquelle des femmes venant chez sa mère, eût osé prendre son parti ? Quelle phrase eût-on pu leur donner à répéter pour amortir le coup de l'affreux mépris des salons?

Et encore parler était affreux, mais écrire ! Il est des choses qu'on n'écrit pas, s'écriait Napoléon apprenant la capitulation de Baylen. Et c'était Julien qui lui avait conté ce mot ! comme lui faisant d'avance une leçon.

Mais tout cela n'était rien encore, l'angoisse de Mathilde avait d'autres causes. Oubliant l'effet horrible sur la société, la tache ineffaçable et toute pleine de mépris, car elle outrageait sa caste, Mathilde allait écrire à un être d'une bien autre nature que les Croisenois, les de Luz, les Caylus.

La profondeur, l'inconnu du caractère de Julien, eussent effrayé, même en nouant avec lui une relation ordinaire. Et elle en allait faire son amant, peut-être son maître !

Quelles ne seront pas ses prétentions, si jamais il peut tout sur moi ? Eh bien ! je me dirai comme Médée : Au milieu de tant de périls, il me reste MOI.

Julien n'avait nulle vénération pour la noblesse du sang, croyait-elle. Bien plus, peut-être il n'avait nul amour pour elle !

Dans ces derniers moments de doutes affreux, se présentèrent les idées d'orgueil féminin. Tout doit être singulier dans le sort d'une fille comme moi, s'écria Mathilde impatientée. Alors l'orgueil qu'on lui avait inspiré dès le berceau, se battait contre la vertu.

=> j'ai trouvé 3 grands axes: - les doutes de Mathilde
                                     - ses envies d' "inconnu"
                                     - son partage envies/ devoirs

Je ne me suis pas encore "penchée" sur la problématique!
Ces grands axes vous semblent - ils "corrects" ?

merci d'avance

Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 14

Son orgueil, qui l'incite à outrepasser toutes les règles de sa caste et de son rang de jeune fille
La problèmatique est à chercher du côté des règles enfreintes, je crois

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Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 14

Vous pensez qu'il faudrait que je dirige mon plan plus vers son orgueil que ses doutes?
Il est vrai que je pourrais parler des règles enfreintes et de ses conséquences...
j'ai reformulé mon plan : - l'orgueil de Mathilde
                                   - les règles enfreintes
                                   - les conséquences

Pour la problématique, j'ai pensé : Comment est exprimé l'amour interdit dans cet extrait?
Qu'en pensez- vous ?

Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 14

C'est peut-être un peu trop large par rapport à Mathilde : amour interdit, ça concerne toutes sortes de cas de figures (adultère, homosexualité, inceste -entendons ici inceste frère/sœur et pas d'un adulte à un enfant)
Non je ne crois pas qu'il faille plus valoriser son orgueil que ses doutes, mais les doutes font partie de l'orgueil. Enfin, il me semble
Cet orgueil éclate particulièrement ici

Et elle en allait faire son amant, peut-être son maître !

(hésitation étonnée)

comme Médée : Au milieu de tant de périls, il me reste MOI.

Tout doit être singulier dans le sort d'une fille comme moi, s'écria Mathilde impatientée.