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Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

Bonjour, je suis en L1 de lettres modernes, et j'aime beaucoup. Toutefois, le cours que j'aime le plus est celui d'histoire médiévale que j'ai pris en UE8 (comme option, donc).

J'avais beaucoup hésité entre lettres et histoire au moment de choisir ma licence, et du coup j'aimerais savoir si il est possible de faire un master d'histoire médiévale après une licence de lettres.

J'ai pas particulièrement envie de me réorienter en histoire, j'ai vu à quel point il était galère de se réorienter, en voyant les nouveaux arrivants dans mon groupe de TD 

Merci d'avance

2 (Modifié par Jehan 04/10/2019 à 19:25)

Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

Salut,


Si tu veux passer en master d'Histoire médiévale (ce à quoi je t'encourage vivement !), il s'agit bien d'une réorientation... Et je doute fort que l'on t'accepte avec une licence de lettres. Cela n'a pas grand-chose à voir, et tu auras beaucoup de retard à rattraper, du point de vue des connaissances mais aussi, et surtout, de la méthode.


Dans tous les cas, parles-en à l'administration et à l'équipe pédagogique de ton Université, en LM et en histoire.

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Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

D'accord, merci 

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Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

Bonjour,
Tu sais normalement dans les facs il y a une procédure de réorientation à mi semestre non? Je pense quand même que tu devrais te renseigner sur une réorientation au niveau L1 ça me parait possible de rattraper un semestre et plus simple que de passer 3 ans dans une filière que l'on n'aime pas ! Bon courage !

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Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

Ah mais j'aime  les lettres, mais mon coeur est tiraillé entre la littérature et l'étude de mes ancètres 

J'aurais bien voulu faire curé mais je peux pas parce que j'aime trop les femmes  Du coup, je ne sais que choisir 

Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

Vous savez que l'Histoire médiévale est un vrai sac de nœuds ?

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Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

Yvain, que voulez vous dire par sac de noeud ?

Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

Je veux dire qu'elle est très peu lisible, un peu comme l'Histoire grecque ancienne. Je ne suis pas historien, mais je rencontre nécessairement l'Histoire dans mes études littéraires médiévales. Les difficultés qui se posent à l'historien sont de deux ordres :

- le manque presque total de sources dans certains domaines (peuplement, économie...) et la fragilité des témoignages fiables, en admettant qu'ils soient exploitables. Une bonne connaissance du latin est d'ailleurs requise ! Quant aux textes littéraires, ils ne doivent être utilisés qu'avec une extrême prudence : seule une longue expérience et une très vaste culture peuvent guider leur exploitation.

- l'extrême émiettement géopolitique, à certaines époques tout au moins. Ce n'est pas une Histoire, ce sont des dizaines qu'il faut étudier, régionales ou locales (pensez simplement à la multiplicité des cours : royales, ducales, comtales...) et la mise en valeur de leurs interactions au travers des conflits et d'alliances souvent fugaces suppose des méthodes originales qui nécessitent qu'on se soit bien formé à l'Histoire générale avant de se spécialiser dans le domaine du Moyen Age.

Lisez Le Moyen Age de Georges Duby, éd. Pluriel et Hommes et Femmes du Moyen Age, de Jacques Legoff éd. Champs/Histoire, vous pourrez vous faire une idée.

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Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

Merci pour votre réponse ! Après, vous savez, je suis aussi passionné par le paléochristianisme et par les apocryphes, donc en terme d'Histoire dure à reconstituer, j'ai déja un peu eu l'occasion d'appréhender ça !

Peut-on faire un master d'histoire médiévale après une licence en lettres ?

Tout dépend de ce qu'on entend par reconstituer. On pense surtout aux faits, mais ils ne constituent pas les zones les plus obscures, sauf à certaines périodes du haut Moyen Age. En fait, ce qui nous fait le plus défaut jusqu'au XIVème, c'est : 1° une connaissance claire de la démographie : dans certaines régions, les évaluations vont du simple au double pour une période donnée ; là encore, il faut appliquer des méthodes scientifiques particulièrement pointues pour tenter d'affiner les résultats, et tenir compte de multiples facteurs, corrélés avec ce qu'on peut rencontrer dans d'autres régions : migrations de populations, famines, épidémies, guerres... 2° L'organisation du territoire au niveau local, notamment la création des villages, liée certes à l'établissement des paroisses, mais dont la répartition de l'habitat, l'origine des populations ainsi que les structures politiques ne nous sont pas toujours connues (v. à ce sujet, si cela vous intéresse, G. Duby, op. cit. pp. 87 sqq.) 3° L'origine multifactorielle des crises économiques et sociales.