Émile Verhaeren, Les Promeneuses

Bonjour je me permet d'écrire ici parce que je ne sais pas vraiment où le faire. De plus ma question, porte sur les mêmes "bases" on va dire.
J'ai un commentaire littéraire à rendre donc en français. Il porte sur "Les Promeneuses" un poème de Emile Verhaeren dans le recueil "Les Villes Tentaculaires". Je dois donc faire une étude linéaire des 5 premières strophes de ce poème mais je suis un peu perdu et j'ai du mal à comprendre. Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider?

Rappel des règles
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Émile Verhaeren, Les Promeneuses

Bonjour,

Verhaeren a écrit :

Les promeneuses

Au long de promenoirs qui s'ouvrent sur la nuit
- Balcons de fleurs, rampes de flammes -
Des femmes en deuil de leur âme
Entrecroisent leurs pas sans bruit.

Le travail de la ville et s'épuise et s'endort :
Une atmosphère éclatante et chimique
Etend au loin ses effluves sur l'or
Myriadaire d'un grand décor panoramique.

Comme des clous, le gaz fixe ses diamants
Autour de coupoles illuminées ;
Des colonnes passionnées
Tordent de la douleur au firmament.
Sur les places, des buissons de flambeaux
Versent du soufre ou du mercure ;
Tel coin de monument qui se mire dans l'eau
Semble un torse qui bouge en une armure.

La ville est colossale et luit comme une mer
De phares merveilleux et d'ondes électriques,
Et ses mille chemins de bars et de boutiques
Aboutissent, soudain, aux promenoirs de fer,
Où ces femmes - opale et nacre,
Satin nocturne et cheveux roux -
Avec en main des fleurs de macre,
A longs pas clairs, foulent des tapis mous.

Ce sont de très lentes marcheuses solennelles
Qui se croisent, sous les minuits inquiétants,
Et se savent, - depuis quels temps ? -
Douloureuses et mutuelles.

L'analyse linéaire va te montrer l'évocation de promeneuses fantomatiques qui encadre une ville vivante d'une vie artificielle.
À toi de développer.

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Émile Verhaeren, Les Promeneuses

Un décor de ville nocturne, inhumaine.  Le titre du recueil "Les villes tentaculaires" insiste sur le côté "monstrueux" d'un paysage urbain dont on peut retrouver les composantes.
Des personnages fantomatiques cheminent le soir. Errance qui évoque la souffrance. Le deuil prend une connotation polysémique. Qu'ont-elles perdu ?
Le travail est souffrance et pourtant le poème n'est pas désespéré, il reste des fleurs de macre et une admiration mesurée pour la modernité.