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Dans quelle mesure le vers "Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or" s'applique-t-il au recueil poétique ?

Bonjour à tous,

Dans l’optique de rédiger ma dissertation, j’aurais besoin de votre précieuse aide;

Sujet: Baudelaire écrit dans le projet d’épilogue des Fleurs du mal : « Tu m’as donné ta boue et j’en fait de l’or ». Dans quelle mesure ce vers s’applique-t-il à ce recueil poétique ?

A l’aide d’un plan thématique, je souhaitais dégager les poèmes relevants de la boue puis de l’or.

J’ai alors créer une liste de ces poèmes, il me reste maintenant à rédiger, mais comment ?

Premièrement, que pensez-vous de mon plan ? Comment puis-je rédiger dessus ?

Merci bien !

2 (Modifié par floreale 08/10/2019 à 15:41)

Dans quelle mesure le vers "Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or" s'applique-t-il au recueil poétique ?

Un sujet voisin a été abordé il y a trois jours.
https://www.etudes-litteraires.com/foru … e-lor.html
Questions à te poser d'abord :
Où se trouve cette citation, quel est le contexte, à qui s'adresse Baudelaire ici quand il dit "Tu" ?
Quel(s) sens donner à boue ? Quels thèmes ont été choisis par le poète alors qu'ils surprennent, choquent, dérangent ou sont communs ?
En quoi le poète est-il un alchimiste ?

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Dans quelle mesure le vers "Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or" s'applique-t-il au recueil poétique ?

Bonsoir,

Séparer la boue de l'or est une bien mauvaise idée.
Lis bien ce qu'a écrit floreale.
Pour schématiser, on peut lire Les Fleurs du mal comme une tentative d'évasion pour échapper au spleen et rejoindre la surnature de l'idéal.
La totalité des voies empruntées : l'amour, les paradis artificiels, l'art, sont des échecs. Irrémédiablement, malgré quelques envols fugitifs, le poète est ramené à terre. L'alchimie artistique est une porte étroite dans le recueil. Baudelaire tente désespérément de sauver le désastre de sa vie par la recréation artistique, se plaçant du côté de Satan pour défier Dieu le créateur. En définitive son orgueil d'artiste sombre lui aussi dans la défaite finale, Baudelaire est taraudé par l'impuissance créatrice. Seule issue : la fuite dans la mort.