Débouchés prépa, réorientation...

Bonjour à tous 

J'ai depuis quelques semaines (voire quelques mois) énormément de questions qui me passent par la tête et qui n'y sortent plus, et je commence à me sentir désespérée.

Je rentre lundi en 2ème année de prépa littéraire dans un petit lycée d'outre mer. Je trouve les professeurs très bons et les cours intéressants. J'aime apprendre et je me sens bien dans la classe. J'obtiens de bons résultats, mais je pense que les notations dans une petite prépa ne sont pas du tout les mêmes que dans une prépa parisienne par exemple.

Cependant, je me pose des tas de questions concernant les débouchés d'une prépa et de la filière littéraire en général. J'aime les matières littéraires mais je ne me sens pas passionnée. Au départ, je ne souhaitais pas faire de prépa littéraire car j'avais peur de la charge de travail et surtout comme je l'ai dit, je ne me sentais pas passionnée par les matières littéraires. J'aime tout ce qui touche au domaine des lettres et des langues mais je ne sais pas si je me vois en faire mon métier. Je ne prétends donc pas du tout à l'ENS. Mes parents m'ont incité à aller en prépa et j'ai fini par accepter, me disant que cela me serait forcément bénéfique. Ma première année s'est donc bien passée, je ne pensais pas forcément à ce que j'allais faire après. Ce n'est que depuis quelques temps maintenant que je me pose énormément de questions par rapport à mon futur et je dois dire que c'est une source d'angoisse quasi permanente. Je sais qu'il est normal à 19 ans de ne pas savoir quoi faire de sa vie et qu'il est normal de se poser des questions, mais je dois aussi penser à mon orientation, étant donné que la prépa n'est pas une fin en soi.

J'ai obtenu des ECTS en anglais et en lettres donc si je choisis après ma khâgne de m'orienter vers l'université, je devrai aller soit en lettres soit en anglais. Si je veux poursuivre mes études en métropole (la fac ici à laquelle je suis rattachée est correcte mais elle n'est pas bien réputée et les profs nous encouragent à poursuivre nos études en métropole), il faudra qu'une fac m'accepte car je ne suis pas prioritaire. Je me pose aussi des questions quant aux débouchés d'une fac d'anglais ou de lettres.

Au départ, j'avais pour projet de devenir prof de français mais comme je ne suis pas assez passionnée par les lettres, je me dis que je serai un peu un imposteur... De plus, le métier de professeur semble devenir de nos jours de plus en plus difficile et je crois que c'est un métier de vocation. Je ne sais pas vraiment quels autres débouchés offre une licence de lettres... Je ne me vois pas continuer en master alors que je n'ai pas pour projet de faire un métier en rapport avec les lettres...

Quant aux études d'anglais, j'ai l'impression de ne pas avoir un niveau suffisant pour être acceptée en troisième année. Je me demandais aussi si lorsque l'on arrive en L3 d'anglais, on a la possibilité de partir faire un semestre en ERASMUS et ce même si nous n'avons pas suivi de L1 et de L2 dans la fac en question ? Je ne sais pas si ma question est claire mais je ne sais pas s'il est possible de faire un semestre à l'étranger et de n'avoir passé qu'un semestre en présentiel dans la fac en question à l'issue de la licence. Je me pose également des questions sur les débouchés des études de langues...

Je sais aussi que l'on peut intégrer de nombreuses écoles grâce au concours de la BCE à la fin de la khâgne. J'avais pensé à l'ISIT mais c'est une école privée très chère et il serait dommage d'y entrer pour regretter ensuite. Les écoles de commerce ne m'attirent pas du tout. Je suis pourtant une fille curieuse qui aime apprendre mais je ne trouve pas ma voie. Je ne sais pas ce qui pourrait m'intéresser, me convenir...

Je songe alors à me réorienter l'année prochaine vers une voie complètement différente. Je sais qu'il est dommage et impensable pour certains de faire deux années de prépa et arrêter ensuite...Ces deux années m'auront quoi qu'il arrive appris des tas de choses et éveillé ma curiosité. Mes parents m'ont parlé des concours de la fonction publique qui sont ouverts à tous, soit juste avec un bac soit avec une licence. Je pourrais alors faire une L3 de lettres et passer des concours ensuite ?

J'ai malheureusement l'impression que la filière littéraire n'offre pas beaucoup de débouchés et je trouve cela vraiment dommage...

Comme vous avez pu le constater, je suis perdue dans toutes ces réflexions. Je viens alors vers vous pour demander conseil, savoir si ce que je ressens est normal, connaître les possibilités d'orientation après ma khâgne...

Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire.

Bonne journée.

Débouchés prépa, réorientation...

Je sais qu'il est normal à 19 ans de ne pas savoir quoi faire de sa vie

Eh bien non, ce n’est pas forcément normal, même si c’est de plus en plus fréquent.
On peut avoir une petite idée de ce qui nous attend après deux ou trois ans d'études littéraires...On peut se renseigner...On est adulte à dix-huit ans, non ?
La voie normale après les classes préparatoires littéraires, si l’on n’a pas réussi les concours présentés, est de rejoindre une fac de lettres, de passer une licence, puis un Master. Au niveau bac + 3 ou bac + 4, il existe (hors les concours de l’enseignement) comme tes parents te le suggèrent, les concours de la fonction publique (je connais plusieurs jeunes gens qui ont suivi cette voie après des études d’histoire, et travaillent pour le ministère des finances. Pourquoi pas ?)
De toute façon tes deux années de prépa ne sont pas à considérer comme du temps perdu.

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Débouchés prépa, réorientation...

Je te recommande vraiment de te renseigner sur les écoles de la BEL. Les écoles de commerce ont mauvaise presse chez les littéraire, mais ça peut déboucher sur tout autre chose que de faire "marchand de tapis" ! J'ai une ancienne élève qui est chargée de mécénat dans une très grande salle de spectacle, une autre qui est assistante chef de projet pour la promotion de films d'une grande société de production cinématographique, une autre qui fait de l'audit, une autre qui fait de la promotion de documentaires environnementaux... Donc il ne faut pas du tout être victime de stéréotypes !

Renseigne-toi sur les débouchés offerts par ces écoles mais aussi par les partenariats avec les universités étrangères. En général elles offrent de bonnes opportunités de partir.

Aussi : les chances d'intégrer une école de la BEL est vraiment très grande en venant d'une prépa littéraire. les barres d'admission ne sont pas très élevées.

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Débouchés prépa, réorientation...

@Laoshi


Franchement, est-il nécessaire d'être désagréable dans votre message ? Du moins dans la première réponse ? Cette personne vient demander des renseignements et tout ce que vous trouvez à lui dire, sur un ton très sec, voire hautain qu'à 18 ans on est censé être adulte ?

Plus je lis vos réponses dans plusieurs sujets, plus vous dégageait un effet repoussoir. Détendez-vous un moment, pas la peine d'être à cran comme le laissent penser vos réponses ! Si c'est pour répondre de manière hautaine c'est pas la peine de répondre.

Tout le monde n'a pas eu votre parcours, donc dire "on est adulte à 18 ans" c'est VOTRE inteprétation ! Cela s'apprend, au fil de l'expérience, des leçons de la vie, ce n'est donc pas qu'une question d'âge.

Donc je pense qu'il est tout à fait NORMAL de se poser encore des questions à son âge. Tout le monde n'a pas eu votre orientation peut-être déjà choisie dès votre plus jeune âge.

Encore une fois détendez-vous dans votre réponses, cessez d'être aussi sec, voir sévère parfois.

Débouchés prépa, réorientation...

Encore une fois, cessez de...

Non mais qui êtes-vous vous pour me juger et me donner des ordres ?
Je suis comme je suis et je réponds comme je veux.
Qu’est-ce que votre réponse apporte de plus à l’élève sinon des propos injurieux et injustes à mon égard ?
La mienne a au moins le mérite de lui suggérer de passer des concours administratifs.
Vous que proposez-vous ?
Rien. Nada. Ηи чего  нет. Le néant de la démagogie la plus mielleuse.

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Débouchés prépa, réorientation...

Quoi qu'il en soit, bobbymilk78, tu devrais baisser d'un ton...

Débouchés prépa, réorientation...

Et si je peux paraître sévère, j’ajoute que je parle non seulement en professeur mais aussi en mère de famille qui a eu et a toujours le souci de l’avenir de ses enfants.

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Débouchés prépa, réorientation...

Bof, tu n'es pas sévère ou hautaine ou je ne sais quoi.

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Débouchés prépa, réorientation...

Je pense que Laoshi est quelqu'un de très bienveillant, et je ne crois pas qu'il faille interpréter ses propos comme une manière de rabaisser ou de contredire à tout prix. Quand on n'est pas tout à fait d'accord, on a le droit de le dire, et il me semble que Laoshi n'a pas employé de langage incorrect ou humiliant.

Cela dit, la communication écrite est parfois compliquée : lors d'une conversation, tellement de choses passent par le langage non-verbal, le ton de la voix, l'attitude du corps... pour moi la réponse de Laoshi sonne comme un encouragement : ne pas se résigner face au fait d'être perdu, avoir confiance en sa capacité d'adulte à faire des choix pour son avenir... je crois qu'il ne faut pas lire autre chose.

La phrase

Je sais qu'il est normal à 19 ans de ne pas savoir quoi faire de sa vie

m'a aussi posé question... Est-ce vraiment "normal"? Je ne sais pas... tout au plus puis-je dire que ce n'est pas anormal, abcde n'est certainement pas la seule dans ce cas, mais il ne faut pas non plus généraliser, ni banaliser ce désarroi dans lequel beaucoup de jeunes semblent plongés... et surtout, accepter de dire que c'est "normal", c'est être tenté de ne rien faire pour y remédier sous prétexte que ça fait partie de la normalité. C'est courant, certes, mais bien sûr il faut poser ces questions ! et abcde a raison de le faire maintenant !

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Je prends maintenant le temps de répondre un peu plus aux questions (ce qu'il m'était difficile de faire avec mon téléphone) :

Je me pose aussi des questions quant aux débouchés d'une fac d'anglais ou de lettres.

Tout est très ouvert : pour l'anglais (ce que je connais le mieux), une licence est souvent une première étape avant un master un peu plus spécialisé... tourisme, relations international et diplomatie, commerce, journalisme, édition, communication, médiation culturelle, marketing...

Au départ, j'avais pour projet de devenir prof de français mais comme je ne suis pas assez passionnée par les lettres, je me dis que je serai un peu un imposteur...

Le problème, c'est que tu risques de ne te sentir légitime pour rien du tout... pourquoi donc serais-tu un imposteur dans le domaine des lettres ? (ça porte un nom...) Parce que tu n'es pas assez "passionnée" ? Mais je m'interroge... comment imagines-tu la "passion" pour un domaine ? Personnellement, je me sens passionnée de littérature anglophone et par l'enseignement, mais je n'y passe pas non plus toutes mes soirées ou mes week-ends. Je suis contente de faire autre chose et que ma passion ne soit pas dévorante. D'ailleurs, quand on me demande ce qui me passionne, je réponds "faire la cuisine". Faire un travail "passion", c'est aussi courir le risque d'être avalé tout cru par son travail. La passion n'est pas un credo. Cela dit, si tu penses que cela va te lasser, où que ça ne te correspond pas, ne vas pas dans cette voie, mais il serait dommage de l'écarter à cause de l'idée fausse selon laquelle un métier serait obligatoirement une passion.

De plus, le métier de professeur semble devenir de nos jours de plus en plus difficile et je crois que c'est un métier de vocation.

Comme le mot "passion", le mot "vocation" me pose un peu problème. Dans mon entourage de gens bien lancés dans leur carrière, sur ceux qui sont heureux de leur métier, peu de gens me disent "le contrôle qualité des pièces en caoutchouc de l'industrie automobile, pour moi c'est une vocation" ! on se lance dans un cursus universitaire / une carrière / un métier un peu par curiosité, un peu par hasard... on essaye, si ça plaît on reste, si ça ne plaît pas, on change... Je ne pense honnêtement pas que le métier d'enseignant soit fort différent des autres. Il faut un peu désacraliser la chose.

Je ne sais pas vraiment quels autres débouchés offre une licence de lettres... Je ne me vois pas continuer en master alors que je n'ai pas pour projet de faire un métier en rapport avec les lettres...

Normalement les universités essayent de renseigner les futurs étudiants sur les débouchés de leurs diplômes, mais lettres, c'est très généraliste, je suis sûre qu'il y a plein de choses.

Quant aux études d'anglais, j'ai l'impression de ne pas avoir un niveau suffisant pour être acceptée en troisième année.

J'ai plusieurs générations de khâgneux qui peuvent témoigner que le passage en L3 se passe en général très bien. Il faut rattraper quelques matières (par ex. la phonologie), mais en général, cela se fait sans heurts.

Je me demandais aussi si lorsque l'on arrive en L3 d'anglais, on a la possibilité de partir faire un semestre en ERASMUS et ce même si nous n'avons pas suivi de L1 et de L2 dans la fac en question ?

Cela dépend des universités : pour certaines universités et certains échanges, il y a beaucoup de candidats, alors peut-être privilégieront-elles ceux qui sont déjà dans leur fac. Pour d'autres où il y a peu de candidats, les universités seront contente de donner leur chances à des gens qui viennent d'arriver. Ce qu'ils recherchent avant tout, c'est la fiabilité : quelqu'un de solide, à qui le voyage ne fait pas peur et qui est motivé, car ce qu'ils craignent par-dessus tout, c'est un candidat qui se désiste à la dernière minute.

Le seul problème, c'est que pour la rentrée 2020, les facs vont certainement organiser des réunions d'information dès le mois de novembre ou décembre, les dossiers seront à déposer entre janvier et mars... donc il faut déjà être étudiant chez eux au moins l'année d'avant (mais une inscription en cumulatif en tant qu'étudiant de prépa suffit administrativement.) (je ne connais pas le calendrier pour les départs au 2e semestre, il faut te renseigner)

Je sais aussi que l'on peut intégrer de nombreuses écoles grâce au concours de la BCE à la fin de la khâgne. J'avais pensé à l'ISIT mais c'est une école privée très chère et il serait dommage d'y entrer pour regretter ensuite. Les écoles de commerce ne m'attirent pas du tout.

Si tu es vraiment intéressée par la traduction ou l'interprétariat, sache qu'il y a des bourses pour financer ses études à l'ISIT. Pour les écoles de commerce, idem (et voir mon message précédent). Si tu as l'occasion d'aller à un salon et de voir quelques écoles de commerce, je pense que tu pourrais revoir ton avis.

Débouchés prépa, réorientation...

TheRedRoom, je te remercie infiniment pour le début de ton message, et ne peux qu’adhérer à la suite. ( Je ne peux développer plus, car sur téléphone et en moyen de transport peu stable  )